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Indépendante, clean/green… ou pas

Quand j’ai décidé de me rendre à Londres pour découvrir le salon Indie Beauty Expo (#IBE pour les intimes 😉 ) en octobre dernier, je m’attendais à un « truc » énorme, vraiment énorme, avec genre 200 marques indépendantes venues du monde entier. Mais non, 85 marques tout au plus (ce qui est déjà pas mal, je vous l’accorde !). Et bon, pas de quoi y passer 2 jours non plus. Mais ce fut très instructif quand même, alors j’ai décidé de vous faire un petit compte-rendu sur ce salon pro qui donne un tout petit aperçu de la cosméto actuelle.

En fait, c’était un mélange de plein de marques et de concepts très différents. Certaines ayant à peine quelques mois en côtoient d’autres qui bourlinguent depuis 10 ans. L’objectif pour toutes ces marques : trouver des distributeurs en Angleterre. Mais l’Angleterre est-elle une bonne option quand on nage en plein psychodrame pré-Brexit ? Il n’empêche que toutes ces marques étaient là pour faire du business. Une entreprise reste une entreprise, quelles que soient les bons sentiments.

Côté tendance, le CBD et la cup sont les grands gagnants. D’ailleurs, je me disais que j’allais faire un post sur le CBD, vous en pensez quoi ? Bref, ces deux sujets sont très à la mode chez les anglo-saxons en ce moment.

Indie Beauty London, chanvre, CBD

Côté formules, on est loin d’être dans le clean, green. Certaines marques flirtaient avec le green washing de façon vraiment indécente. Je pense à une marque de soin cheveux et visage en particulier. Elle affichait des fruits et des végétaux sur ses flacons (des tubes en plastique, ahaha !), le 0% qui va bien ( 0% paraben, paraffine, MIT, huile minérale, colorant), mais là où ça ne le fait pas du tout, c’est qu’elle arbore un pseudo logo Bio bien trompeur car non officiel. Et ça se gatte quand on jette un oeil plus attentif à la liste INCI, en particulier dans les tous premiers ingrédients. Entre autres, on trouve du dimethylamine, un remplaçant des silicones moins nocif pour les cheveux que ces derniers mais dont le procédé de fabrication l’est (nocif) pour la nature. D’ailleurs, cet ingrédient n’est pas autorisé en bio (en France en tous cas). Mais je vous rassure, on retrouve du dimethicone  (un silicone donc !) pas loin et même avant et des laureth sulfates aussi, bien entendu…Et on affiche qu’on est  « suitable for vegetarians » (des fois qu’on voudrait boire son conditionner, ahaha !). Bref, ceux-là ont parfaitement compris comment hameçonner le chaland. De gros logos, du 0% ceci 0% cela et voilà comment on se fait passer pour green, voire carrément bio, alors qu’on ne l’est clairement pas.

Indie Beauty Expo London, beauté, cosmétiques

Un exemple parmi d’autres. Je ne dis évidemment pas que toutes les marques présentes à ce salon étaient dans une démarche similaire, mais force est de constater que toutes les marques indépendantes n’ont pas pour objectif de faire bouger les lignes de la cosmétique. Décevant, mais pas étonnant… Il y a de l’argent à se faire à l’heure où le consommateur veut tout savoir, prendre le contrôle sur ce qu’on lui vend. Se faire passer pour ce qu’on est pas est d’autant plus facile.

Moralité :  restez vigilants, très… Vigilants ! D’une manière générale, je trouve que ceux qui en font trop sur les logos, les 0% etc. sont toujours un peu suspects. Et ça se confirme.

Autre travers répété dans ce salon : on continue de trouver des produits avec moult packaging et sur-emballages (blister pas mort 🙁 !). Et à quelques exceptions près, comme la marque de soins Maiiro, fabriquée à Guernesey, l’écologie ne semblait pas être un sujet chez les exposants de ce salon. Dommage !

En tous cas, ça m’a permis de me rendre compte à quel point certaines (mauvaises) habitudes restent tenaces. Interroger les marques, les interpeler via les réseaux sociaux reste plus que jamais une nécessité pour le consommateur, dans ce secteur où tout le monde cherche à se faire une place un peu trop rapidement.

Mais tout n’est pas si sombre : à IBE, j’ai croisé Julie Exertier de la marque éponyme et Alexis Robillard le créateur de All Tigers, deux dignes représentants de la cosmétique à la française. N’hésitez pas à les réécouter sur Beauty Toaster le podcast (#Exertier épisode 23 et #AllTigers Episode 48 of course !

IBE London, indie brand, Guernesey

Mes rencontres instagram

Clémence Von Mueffling est une française qui vit à New-York depuis des années. Issue d’une lignée de rédactrices beauté, c’est tout naturellement qu’elle a décidé de devenir journaliste et de créer un webzine autour de la beauté et du lifestyle dans la Grosse Pomme. Comment on s’est rencontrées ? Elle m’a demandé, via IG, si elle pouvait publier une traduction en anglais de l’interview de Joëlle Ciocco sur Beauty and Well Being, son site. Evidemment, j’ai dit oui, je trouvais ça plutôt sympa des sujets croisés. Et du coup, j’ai voulu en savoir plus sur elle et sur la beauté de l’autre côté de l’Atlantique. Je vous laisse découvrir Clémence, la créatrice de ce magnifique webzine en anglais, que je vous invite également à aller checker, car il est vraiment chouette, en plus d’être une mine d’infos ! Vivement qu’on se rencontre IRL 😉

Qui êtes-vous Clémence Von Mueffling ?

Je suis un peu née dans un pot de crème ! Avec une mère et une grand-mère rédactrices beauté au Vogue Paris j’ai très vite su que je voulais continuer cette tradition et travailler dans la beauté. Après des études à l’Université de Paris Dauphine puis à l’ESCP j’ai tout d’abord rejoint le groupe Clarins (à Londres), puis les parfums Carolina Herrera (au siège à Barcelone) et enfin le soin Dior (à Paris).

Ce n’est qu’une fois à New York que j’ai découvert le journalisme et réalisé que je voulais en faire une carrière. En 2014 j’ai lancé le magazine digital Beauty and Well-Being (BWB) puis en 2018 un livre, Ageless Beauty the French Way (St Martin’s Press).

Beauty and Well-Being, c’est votre webzine. De quoi ça parle et à qui ça s’adresse ?

BWB apporte un autre regard sur la beauté et le bien être. Il propose chaque semaine des articles de fond qui couvrent toutes les tendances beauté, bien être, soins naturels, nutrition, sommeil à travers des articles, des interviews mais aussi une rubrique culturelle et des recettes.

J’ai toujours considérer que la beauté et le bien-être ne faisaient qu’un alors que la presse alliait généralement beauté et mode. De plus, je suis régulièrement surprise par le peu d’articles dans la presse qui s’adressent aux femmes plus mures alors qu’elles ont autant envie que les plus jeunes de prendre soin d’elles. Beauty and Well-Being est né de cette envie d’apporter des solutions là où je trouvais qu’elles manquaient.

Vous avez écrit un livre, Ageless Beauty The French Way où vous parlez de votre mère et de votre grand-mère. Vous révélez également leurs secrets de beauté. Pourquoi teniez-vous à parler d’elles ?

Ce livre leur est dédié, elles ont une place très importante dans ma vie. Elles ont toutes les deux eu de grandes carrières à Vogue, et ont eu la chance de rencontrer non seulement les plus grands experts de la beauté de leur époque mais aussi les grands photographes tels qu’ Irving Penn ou Guy Bourdin. Aujourd’hui encore, elles sont pour moi, de parfaites ambassadrices de la féminité et de l’élégance Française.

Avec ce livre nous partageons non seulement les conseils d’experts français (pour le soin du visage, des cheveux, des mains, des pieds, des jambes…) mais aussi nos propres conseils, ceux de trois générations de rédactrices beauté. Les conseils y sont indiqués en fonction des âges : Jeunesse, Plénitude et Maturité.

En parcourant votre livre, j’ai appris que le démaquillage ne faisait pas partie des habitudes des américaines. Comment est-ce possible ? New-York est certainement aussi polluée que toutes les grandes capitales du monde, non ? 

Eh oui, les Américaines n’aiment pas du tout cela. Passer quelques minutes le soir à se démaquiller est la corvée absolue, mais heureusement petit à petit les mentalités changent. Le double démaquillage n’est pas encore accepté mais celles qui en ont fait l’essai sont, en général, convaincues. (Moi la première …merci Joëlle Ciocco!).

Quand au niveau de pollution de la ville de New York, j’ai moi-même été très surprise en m’y installant après avoir vécu dans des villes telles que Paris et Londres, que je trouvais plus propres. La réalité est que New York est sale, certes, mais moins pollué. L’OMS partage régulièrement ses données et les plus récentes sont très nettes. Paris est deux fois plus pollué que New York. (ndlr. Et pan !!!)

Selon vous, le massage est le secret Number 1 des françaises. Pourtant, elles semblaient plutôt s’en remettre à l’efficacité des crèmes jusqu’à il y a encore pas si longtemps. 

Le massage du visage est une technique moins en vogue, la clientèle s’est tournée ces dernières années vers des soins plus invasifs chez les dermatologues. Cette routine beauté a pourtant connu beaucoup de succès et un véritable « following ». Je pense aux grandes années du salon Ingrid Millet, puis celui de Françoise Morice, mais aussi les instituts plus confidentiels tels que Nicole Desnoé et bien d’autres qui ont vu défiler le tout Paris. Pour moi c’est la méthode la plus naturelle pour améliorer la qualité de la peau mais aussi prolonger sa tonicité et sa fermeté.

Vous réhabilitez le travail des esthéticiennes françaises, mais la mode actuelle des facialists nous vient en grande partie des pays anglo-saxons. Ce qui n’est pas banal dans un pays comme les Etats-Unis, où la médecine et la chirurgie esthétique sont reines.

Aux Etats-Unis, beaucoup de femmes sont allées trop loin avec les soins dermatologiques et la chirurgie esthétique. Aujourd’hui ,on commence à voir les effets de cette surconsommation et on se rend compte qu’avec des méthodes plus naturelles et plus douces, on peut obtenir des améliorations non négligeables.

Il y a un grand travail à faire aux Etats-Unis, et j’essaie de faire passer au maximum ce message en faveur d’une beauté plus naturelle. Ce qui compte ce n’est pas d’avoir une peau lisse et parfaite mais d’avoir une peau saine avec de l’éclat. A mon avis, il vaut mieux faire son âge que ne pas avoir d’âge. (ndlr. Je suis d’accord à 100% avec cette affirmation, Clémence !)

On ne parle plus que de cosmétiques green et clean en France. Y-a-t-il la même tendance de l’autre côté de l’Atlantique ?

Aux Etats-Unis c’est très à la mode aussi et d’ailleurs, même les experts s’emmêlent les pinceaux entre le green, le clean, le vegan, etc. Ce qui m’intéresse ce sont des marques respectueuses de notre corps (choix d’ingrédients) et de notre environnement (effort avec le packaging). A mon avis, tout est une question d’équilibre lorsque l’on parle de soins « clean ». Je fais personnellement très attention à choisir un déodorant avec uniquement des ingrédients naturels, j’utilise aussi un dentifrice sans fluor, et des shampooings sans sulfates.En revanche, je suis moins regardante avec le maquillage. Ce qui compte pour moi c’est vraiment l’effort de transparence des entreprises sur la composition de leurs produits et leur volonté de polluer moins.

Quelles sont les marques, produits qui cartonnent chez vous ?

Celles que l’on appelle aux US les ‘Indie Brands’ gagnent de plus en plus de parts de marché. La marque Tata Harper en était la pionnière. Aujourd’hui, les marques qui font parler d’elles sont : Kosas pour le maquillage, Sacha Juan pour les cheveux ou encore Sundays pour les ongles.

Pour le soin les marques qui cartonnent sont : Tatcha, Grown Alchemist, Indie Lee, L.A Bruket, le sérum du Dr Barbara Sturm et les crèmes Augustinus Bader.

Quelle est votre routine beauté ? Tendez-vous à la simplifier ? Etes-vous toujours fidèle aux marques françaises ?

J’ai toujours été pour l’efficacité et le naturel tout en étant sophistiqué. J’aime les marques de maquillage françaises telles que By Terry ou Chantecaille qui donnent un joli teint et beaucoup d’éclat. Je les applique après le sérum Filorga ou un soin hydratant léger tel que Valmont.

Lorsque je regarde ma trousse de toilette je peux dire que je suis archi-fidèle aux marques françaises ! Je ne quitte pas mon Eau Thermale Avène et j’ai toujours de la Cicalfate (Ndlr.La Roche-Posay) dans mon armoire de salle de bain avec un tube d’Homéoplasmine et de Jonctum. J’aime les eaux démaquillantes de Filorga, Bioderma et Odacité. Pour le mascara, j’aime toujours autant ceux de Chanel et Clarins et pour les vernis c’est Kure Bazaar, sinon rien !

J’utilise aussi les soins démaquillants de Joëlle Ciocco, que j’alterne parfois avec Caudalie, ou Valmont. J’ai rapporté dans ma valise récemment après un passage en France, des produits démaquillants Patyka que j’avais très envie d’essayer.

Ma seule grande infidélité, c’est mon parfum. J’utilise depuis quelques années un parfum Américain, c’est Tuberose d’Aerin Lauder.

Avez-vous des adresses à nous donner pour un parcours beauté sans faute à NY ?

Pour un weekend absolument idéal beauté et bien-être, je recommanderais un tour dans Central Park à pied ou à vélo pour prendre un grand bol d’air frais (ndlr. Je valide à 2000%). Puis descendre au nouveau club de wellness qui a ouvert ses portes ce mois-ci, The Wellpour pour un petit-déjeuner sain avant un cours de yoga avec Eddie Stern, le professeur star de New York (Ndlr. Gwyneth Paltrow en est hyper fan). On peut continuer avec une séance de réflexologie ou de méditation. Ensuite direction ABC V, le restaurant végétarien de Jean-George (absolument DELICIEUX !). Après, il suffit de traverser la rue pour aller se faire faire un soin du visage chez Rescue Spaavec Danuta qui travaille avec les produits Valmont et Biologique Recherche. On peut enchaîner avec un saut dans les boutiques de soins « green » et ma préférée est celle du Detox Market, fondée par 2 français. Idéal pour faire le plein des meilleures marques du moment et monter ensuite sur leur terrasse pour admirer la vue sur Soho.

Je terminerai avec un cours de poterie, très à la mode à NY, pour un peu de détente, dans Brooklyn avec ensuite un dîner léger chez The Butcher’s Daughter qui fait les meilleures tartines à l’avocat.

Merci à Clémence pour ces confidences et cette balade dans le New-York green et wellness.

Perso, là tout de suite, j’ai juste envie de prendre un billet et de partir essayer toutes ces bonnes adresses. Et vous ?

 

J’ai arrêté l’anti-transpirant ?

J’avoue, j’ai longtemps été une adepte des anti-transpirants. Je faisais beaucoup de fitness et je n’avais ni envie de sentir la transpiration ni envie de sentir cette humidité sous les aisselles. Je n’ai jamais été sensible à certaines controverses et études, dont certaines étaient semble-t-il erronées ou pire, de mauvaise foi scientifique. C’est le moins qu’on puisse dire, d’ailleurs on peut se demander comment des chercheurs, qui sont censés avoir une certaine éthique, peuvent se compromettre et trahir leurs idées (recherche désintéressée, au service de l’autre blablabla…) en commettant, consciemment ou non, des erreurs ou en omettant certains principes élémentaires de la recherche et continuer à exercer, une fois leurs « erreurs » mises au jour. Le buzz même mauvais pèse décidément plus  lourd que la vérité…

Cependant, des études plus sérieuses continuent à être menées et à incriminer certaines substances comme les sels d’aluminium dans la multiplication des cas de cancers du sein. Ca peut faire réfléchir et même douter. D’ailleurs par mesure de précaution, certaines autorités (comme l’ANSM/Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé) déconseillent d’utiliser les anti-transpirants sur des peaux lésées (rasées, épilées, écorchées…) dans lesquelles les sels d’aluminium pénètreraient en trop grande quantité. Pas de certitudes absolues sur les dangers réels, mais des doutes tellement persistants…

Bref, à mon petit niveau, depuis quelques mois, j’ai commencé à m’intéresser aux déos bio et là, je me suis rendu compte que ces formules étaient plutôt pas mal. Certes, elles ne retenaient pas l’humidité, mais elles m’évitaient tout de même les « mauvaises » odeurs. Et c’est plutôt ça qu’on attends d’un duo aujourd’hui, non ?

D’ailleurs, j’aimerais éclaircir un point : déodorant et anti-transpirant, ce n’est pas la même chose. Il ne faut pas se laisser abuser par les produits-déos classiques portant la mention « Sans sel d’aluminium » (j’en ai encore trouvé un hier, dans une marque dite « naturelle »….). Les sels d’aluminium stoppent la transpiration (en réduisant le diamètre des pores) d’où leur présence dans les anti-transpirants. Alors qu’un déo, lui, n’a pas pour mission de bloquer la transpi mais de camoufler les odeurs, donc il n’y a aucune raison qu’il contienne des sels d’alu. L’argument « sans SA » est juste un argument marketing à la noix et encore une fois trompeur. C’est comme les produits non testés sur les animaux. La commercialisation de produits testés sur les animaux est interdite en Europe depuis 2013, c’est une disposition légale donc obligatoire et  non une décision individuelle. Je ferme la parenthèse !

déodorant, bio, sels d'aluminium

Donc si vous avez envie de sentir bon sans vous demander si vous n’êtes pas en train de vous faire plus de mal que de bien, lisez bien les étiquettes, mais lisez-les vraiment. Soyez actrices/acteurs de votre bien-être, de votre santé et choisissez votre produit en connaissance de cause.

Mon préféré :  le déodorant Soin Régulateur Apivita (devenue Avaldiem). 97% d’ingrédients naturels dont du miel de lavande et de l’huile essentielle de sauge officinale. Là où il se différencie, c’est qu’il contient également des prébiotiques (sucres végétaux) qui en rééquilibrant la flore microbienne neutralisent  les mauvaises odeurs. Et je dois dire que la formule s’est montrée particulièrement efficace cet été.

Le plus buzzé : Respire. Vous en avez forcément entendu parler. Même si je ne suis pas fan du marketing de la peur qu’il y a autour, je l’ai quand même testé et il tient ses promesses. Des extraits végétaux pour parfumer et adoucir la peau dont un extrait de romarin connu pour ses vertus anti-bactériennes. Il est décliné en 2 parfums, citron-bergamote (celui que j’ai testé) et thé vert. Pas d’huiles essentielles a priori. Très bonne idée le petit format à glisser dans la valise cabine pour les prochaines vacances.

Le déodorant zen : Pouvoir Naturel d’Ho Karan. La formule est à l’huile de Cannabis Sativa. C’est le moment d’aller écouter Laure Bouguen sur Beauty Toaster pour comprendre l’utilisation de cannabis en cosmétique, pour ne plus confondre THC, CBD etc. en clair, ne plus se laisser polluer par les fantasmes « fumeux » qui entourent cette plante bien plus riche et surprenante qu’on ne le pense. Ce déo bille est à base d’huiles de chanvre (garantie sans THC) est composé à 99% d’extraits naturels. Pas encore essayé (j’ai que deux bras !), mais dès que j’ai terminé les deux autres, je teste celui-ci, évidemment.

Je pourrais également citer Le Déo Stick Les Savons de Joya, avec sa forme solide à base d’huiles essentielles, de cire et de bicarbonate… En fait, ce ne sont pas les alternatives qui manquent aux déos et anti-transpirants conventionnels. Alors choisissez, mais choisissez bien !

Vous aussi vous avez testé les déos bio, naturels ? Bonne ou mauvaise expérience, racontez-nous !

 

 

 

 

L’Amérique à l’heure de la beauté éco-responsable

J’ai réalisé cette interview à Paris à l’occasion du Salon In-Cosmetics qui réunissait, il y a quelques mois, tous les grands acteurs du secteur : fournisseurs d’ingrédients, fabricants, marques etc.

Beauty Toaster : bonjour Gay, Je dois vous dire que je suis très fière de vous interviewer pour Beauty Toaster, car vous êtes une scientifique réputée dans le monde de la cosmétique et également parce que vous êtes ma 1ère invitée anglophone. Donc je suis d’autant plus fière.

Gay Timmons : Bonjour Chantal, je suis très impressionnée et très fière d’être votre première invitée anglophone .

1 Quelle est votre formation et en quoi consiste votre activité aujourd’hui ? 

J’ai d’abord été anthropologue et par la suite je suis retourné à l’université afin d’obtenir un diplôme en physiologie. Dans l’intervalle, j’ai commencé à travailler pour l’agriculture en Californie, parce que c’est l’autre chose que l’on fait là-bas, en dehors de la tech. Je travaillais avec des agriculteurs spécialisés dans le bio notamment. Aujourd’hui, cela fait 30 ans que je travaille avec des agriculteurs californiens mais également dans le monde entier. Et je me suis spécialisée dans les huiles végétales, huile de coco, de palme, de tournesol… tout ce qui vient d’une plante.

2 Vous êtes spécialisée dans les cosmétiques uniquement ? 

Pendant 10 ans, j’ai vendu à l’agro-alimentaire. Mais, un jour j’ai réalisé que je ne voulais plus rien avoir à faire avec une industrie qui pouvait par certains aspects détruire l’environnement. Donc en 1998, j’ai préféré me tourner vers l’industrie cosmétique.

3 Vous vivez en Californie et vous dites que beauté et écologie sont liés, qu’entendez-vous par là ? 

Quoi que vous appliquiez sur votre corps, cela finit dans les égouts. Et cette eau, va dans la nature, dans les sols. Quand je marche dans de grandes villes comme NY avec tous ces bâtiments, je ne peux m’empêcher de penser à tous ces gens qui mettent des crèmes, prennent des douches et à toute cette eau qui termine dans la nature. Et ce n’est qu’un aspect du problème… L’autre aspect c’est que lorsque l’on utilise excessivement les ressources naturelles, elles finissent par se tarir. Or l’agriculture bio est basée sur le renouvellement, la durabilité des ressources naturelles.

4 Comment se porte le secteur cosmétique aux US ? Ici, les consommateurs s’orientent de plus en plus vers le bio, le clean. Il y a beaucoup de défiance à l’égard des ingrédients… 

Pareil aux US. Je dirais qu’il y a deux groupes. Si vous êtes un marketeur, vous distinguez un premier groupe, celui des millenials et des GEN Z, qui sont très concernés par les questions de sécurité, de durabilité, d’impact environnemental, de sourcing. Et puis il y a un second groupe, comme les femmes enceintes ou celles/ceux dont un membre de la famille est atteint d’un cancer. Mais c’est une prise de conscience mondiale en fait. On le voit aussi au Japon, en Corée, ça commence aussi un peu en Inde, en Amérique du Sud aussi.

5 Les appli beauté :  bonne ou mauvaise idée ? Ici, les gens n’ont plus confiance dans les cosmétiques depuis quelques temps, et particulièrement depuis que les Appli se sont développées. Est-ce la même chose chez vous ? Est-ce que les gens vérifient chaque produits de beauté acheté ? 

Oui les américains les utilisent. Mais ces appli sont un peu frustrantes car elles n’ont pas beaucoup évolué. Vous savez, il y a tellement d’informations à prendre en compte, il existe plus de 65 000 ingrédients cosmétiques, c’est beaucoup de datas. Chaque ingrédient est fabriqué différemment par les sociétés qui le commercialisent. Par exemple, un tensioactif pour les shampooings pourra être fabriqué par 5 laboratoires de 5 façons différentes. Même les matières 1èreutilisées ne seront peut-être pas les mêmes. Donc les App sont très limitées.

Une des grandes différences que je vois entre l’Europe et les US, c’est qu’aux US, on a plein d’enseignes de cosmétiques spécialisées dans le naturel et le bio. Credo, Follain, The Detox Market, Aillea, pour ne citer que ces 4-là, mais il y en a d’autres. Ils vendent plein de marques et ont leur propre grille d’évaluation, ce qui donne au consommateur un sentiment de sécurité, car il sait que les produits sélectionnés sont sûrs pour leur santé. Certaines boutiques sont plus regardantes sur l’impact environnemental comme Aillea et Follain qui est particulièrement exigeant. Credo un peu moins, mais si vous allez sur le site et que vous dites que vous ne voulez pas de tel ou tel ingrédient, vous obtenez facilement la liste des produits répondant à votre demande.

Pour moi, ces enseignes et leurs sites sont également un bon moyen de s’informer.

6 On n’a pas ce genre de magasin ici, ça commence mais c’est encore tout petit.

Mais je pense que ça viendra. Ca a explosé aux US en 3 ans, donc ça n’a pas été si long. Dès que le consommateur commence à se manifester…

Moi : Oui bien sûr, les enseignes suivent…

Gay Timmons : oui

7 Pensez-vous que certains ingrédients devraient être bannis des formules cosmétiques et si oui pourquoi ? 

Oui, je suis un peu plus strict que les autres. J’ai une définition très simple de ce qu’est un cosmétique bio. Il y a eu un article très intéressant écrit par des chimistes renommés en 1996 ou 1998, je ne sais plus, John Warner et Paul Anastas : les 12 commandements de la chimie verte. Ce papier décrit comment fabriquer de nouveaux ingrédients chimiques, parce qu’on en a besoin. On ne peut pas fabriquer juste avec de l’huile, des huiles essentielles et du sucre, ce n’est pas suffisant. On a besoin de tensioactifs, d’émulsifiants, on a besoin de beaucoup de choses pour qu’une formule fonctionne. Donc si l’on respecte ces 12 principes plus celui de l’énergie renouvelable, alors on peut fabriquer à peu près tout ce dont on a besoin. C’est sur cet article que les principes de Cosmos et Ecocert sont basés. Donc selon moi, si un ingrédient ne respecte pas ces critères, il ne devait pas être utilisé. On ne devrait rien utiliser de dangereux pour la peau ou pour l’environnement.

8 Après les parabens, le phénoxyéthanol est dans le collimateur des consommateurs français. Ils ne croient pas au niveau d’utilisation de sécurité. Ont-ils raison ?

Honnêtement, je n’ai pas assez lu sur le sujet. Une chose que je sais, c’est que nous parlons beaucoup en ce moment du microbiome et que le phénoxyéthanol, endommage le microbiome.

De ce point de vue, nous avons encore beaucoup à faire concernant les conservateurs. Nous devons avoir des conservateurs, car personne n’a envie de voir se développer des colonies de bactéries dans ses produits.

Beauty Toaster : Tout particulièrement lorsqu’il a de l’eau dedans…

Oui car là où il a de l’eau, il y a de la vie. Je rappelle toujours cela : bactéries, levures et moisissures. On doit avoir un moyen de contrôler leur développement. Donc oui, je pense qu’il y a certainement de bonnes raisons de s’inquiéter des phénoxyéthanols et de la plupart des parabens. On a encore beaucoup à apprendre, c’est un domaine en constante évolution.

 9 Au fait, en tant que consommatrice française, si je me rends aux Etats-Unis et que j’achète des produits américains, comme par exemple des crèmes bio, est-ce que je risque d’y retrouver des ingrédients ou actifs  interdits par les normes européennes ? 

C’est assez rare. J’ai beaucoup travaillé avec les marques US qui voulaient être commercialisées en Europe. On n’a jamais eu de problèmes majeurs sur les formules. Souvent c’était des histoires d’étiquetage. Mais il y a beaucoup de produits importés aux US et là, on ne sait pas grand chose de ces produits, en particulier ceux qui viennent d’Asie. Donc je m’inquièterais plus de ces marques. Les bonnes marques font en sorte de mettre sur le marché des produits safe enfin safe selon leurs critères (qui ne sont pas les miens…), mais ils remplissent les mêmes exigences que ceux du marché Européen. Pour les produits bio, ils doivent être certifiés. S’ils sont certifiés, pas de problème, les formules seront clean. S’ils ne le sont pas, il faut lire la liste des ingrédients et aux US, on estime que le consommateur doit être informé.

10 Vous n’avez pas les mêmes normes qu’en Europe, comme Cosmos ou Natrue ? Est-ce que cela va changer ? 

Je ne vois pas beaucoup de marques certifiées d’après ces standards à part les entreprises qui veulent vraiment se différencier des autres. Mais certaines le sont cependant. Comme Jane Iredale (marque de maquillage) qui est Cosmos. C’est une marque distribuée un peu partout dans le monde. Il n’y a pas d’exigence de certification, même en Europe. Apparemment, la loi de sécurité sanitaire (safety assessement law) a dit que dès qu’une norme Iso serait en vigueur, pour les produits naturels et bio, une certification serait nécessaire, mais ce standard Iso s’avère assez défaillant. Les normes Cosmos et Natrue sont bien meilleures. Mais ici, non plus je ne vois pas beaucoup de produits de beauté  certifiés cosmos ou Natrue.

Moi : ça coûte de l’argent…

Encore une fois, on en revient au consommateur. C’est lui qui doit exiger cela.

11 Quels sont les ingrédients les plus populaires en ce moment aux US ? 

L’huile d’argan toujours, l’huile de bouton de rose… Pour moi qui travaille uniquement avec des ingrédients bio, il y a l’huile de noix de coco. Les huiles « exotiques » en général, tout le monde veut quelque chose de nouveau, des huiles africaines ou sud-américaines, comme l’huile de copaïba, de murumuru, tous ces ingrédients sont très intéressants. C’est pour ce type d’ingrédient que la demande est la plus forte.

12 J’ai entendu dire que la tendance « Farm to Face » (ndlr. Intraduisible en français) est très en vogue en ce moment chez vous. Pourriez-vous nous expliquer le principe ? Est-ce comme le bio ici ? Est-ce juste du marketing ?

Je pense que lorsque vous avancez ce genre d’allégation, vous avez la possibilité de retrouver la source, la ferme d’où sont originaires les ingrédients et la seule façon de faire cela, c’est d’utiliser des produits bio, puisque cette certification exige la traçabilité. Mon entreprise représente des fermes ou plutôt des entreprises de transformation qui travaillent avec différentes fermes, dont elles transforment les productions. Et ensuite je vends ces ingrédients à l’industrie cosmétique. Peut-être qu’ils les vendent aussi à l’industrie alimentaire. Ce sont donc ces ingrédients comestibles qui sont maintenant utilisés sur le visage et c’est pour cela qu’on les appelle « Farm to Face ». C’est marketing, mais je pense que n’importe qui qui achète des ingrédients chez moi peut se prévaloir de cette allégation.

13 On m’a dit que la cosmétique en DIY était très populaire en Californie. Ici  aussi ça prend de l’ampleur. Est-ce que ce pourrait être une future grosse tendance ? 

C’est de là que viennent toutes les indie brands que l’on voit actuellement. Si vous êtes bon dans ce que vous faites, et si vous croyez en ce que vous faites… La fondatrice d’une grande marque avec laquelle je travaille a commencé comme ça. Elle a commencé à offrir à ses amies des produits qu’elle fabriquait. Quelqu’un lui avait dit qu’elle avait une peau sensible et tout un tas de problèmes. Elle a conçu cette magnifique ligne de rouge-à-lèvres, et de skincare. Elle achetait les ingrédients sur un site web et faisait tout à la maison, et elle l’a transformé en business. Il y a plein de programmes, plein de MOOCs sur les cosmétiques green comme celui du NY Institute of Aromatherapy, un autre qui vient d’Angleterre aussi. Tous sur le DIY de cosmétiques greens.

Mais oui, c’est très populaire en ce moment, c’est drôle et ça vous en apprend un peu sur la chimie, donc c’est pas mal, on apprend de nouvelles choses, mais je ne pense pas que ça remplacera la cosmétique traditionnelle.

14  Sera-t-il possible un jour d’avoir des produits de beauté absolument bio, propres et sûrs pour nous et pour la planète ? 

Oui, bien sûr. Je pense qu’il y a plein d’entreprises qui le font aujourd’hui. Je pense que cela dépend des connaissances et de l’engagement des décideurs de ces entreprises. Dans les magasins que j’ai cités précédemment, la plupart des produits vendus sont dans cette veine, ce sont des critères que je partage et la plupart des mes clients vont vers cela.

15 Quelle est la prochaine étape pour l’industrie de la beauté ? 

Je pense que ce sera très difficile pour les fabricants de cosmétiques tradi d’adopter ces valeurs, car ils sont habitués à utiliser des ingrédients chimiques, dont certains sont issus du pétrole. Et ils disent que c’est safe, mais ce n’est pas safe pour l’environnement, et du coup, je ne suis pas persuadée que ce soit safe pour nous, d’ailleurs,  c’est ce que pensent beaucoup de consommateurs, les jeunes en particulier.

16 Pensez-vous qu’on s’achemine vers des règlementations internationales ? Et quid des tests sur animaux, à quand une interdiction totale et mondiale ? 

On a interdit les tests sur animaux en Californie. Vous l’avez fait en Europe. Et les Chinois, qui exigeaient des tests sur animaux, ont déclaré qu’ils n’allaient plus les exiger, donc on va dans la bonne direction concernant ce point.

En ce qui concerne les normes en général, dans une telle industrie, qui inclut le consommateur, tout le monde (chimistes, labos) doit avoir un discours clair. On doit tous se pencher sur les débats d’aujourd’hui, c’est pour cela que je suis venue au Salon In-Cosmetics à Paris, un gros salon sur les ingrédients. Venir ici était pour moi, une mission personnelle. Et on a eu des conversations intéressantes sur la thématique du prochain salon qui sera sur la durabilité et ce que cela implique, d’un point de vue sécurité sanitaire et environnementale. Parce qu’aujourd’hui tout le monde utilise ce mot à tort et à travers et selon moi, si vous faites du mal aux gens, vous n’êtes pas dans la durabilité, c’est simple. Comme toujours, on doit évoluer, on doit avoir une position claire.

 

 

Le retour en grâce de l’huile

Les PEGS, les silicones, les conservateurs (bon, ça dépend lesquels, quand même…) et tout le reste, on a décrété qu’on n’en voulait plus. Bon alors on fait quoi ? On arrête tout ? On sort dans la rue sans crème, sans protection aucune et on s’en remet à la chance ? Dans un environnement sain, sans pollution, sous un climat tempéré ou sous une cloche de verre tiens, en mode aquaponie, ce serait peut-être jouable. Mais on le trouve où l’environnement sain quand on vit en ville ? Partir se mettre au vert ? Même en rase campagne les abeilles sont plus vulnérables que sur les toits de Paris. Quelque chose ne tourne pas rond, effectivement… Au quotidien, 365 jours par an, on doit sortir, travailler, emmener les enfants à l’école, se nourrir, voyager dans les transports en commun, faire du sport, avoir une vie sociale quoi !

Et si la solution était la simplification cosmétique ? Aller vers des formulations minimalistes, comme le conseillait Pascale Brousse (épisode #50 Le monde change, la beauté aussi ). Accepter de ne plus avoir de soins « confortables », préférer des produits sans parfums synthétiques, sans promesses de « floutage » de rides (ahahah !) ou de teint éclatant. En cosméto, comme en écologie (les deux sont liés d’ailleurs), il faut raisonner avec logique : on ne peut pas vouloir un air plus sain et continuer à rouler en 4X4 pour aller chercher sa baguette. pareil en cosmétiques. On ne peut pas réclamer des formules « sans » et chercher à « réduire » la profondeur de ses rides à grandes rasades de crèmes « miracles ». Si on veut des formules plus saines, il va falloir faire des CON-CE-SSIONS. Et cela passe d’abord par ne plus vouloir le mouton à le mouton à cinq pattes : la crème qui vous fait gagner 10 ans (enfin dans la pub en tous cas…), mais qui contient zéro chimie ! Ca n’existe pas.

Et si la solution était de s’en remettre à des soins hyper basiques. Je pense à ma mère qui a 80 ans. Elle n’a jamais été une grande fan de maquillage. A part de la poudre et un rouge à lèvres rouge, je ne l’ai jamais vue mettre de mascara et encore moins de fond de teint. Sa routine quotidienne, c’était une crème hydratante, un lait démaquillant et une lotion qui venaient tous les trois du supermarché.  Certes, sa peau a perdu en graisse et en fermeté avec le temps, mais elle est finalement très, très peu marquée. Vous me direz, c’est génétique. Bah non, parce que la génétique n’intervient qu’à hauteur de 10% dans le processus de vieillissement, tous les scientifiques le disent. A 90% le vieillissement est dû à l’alimentation, l’environnement, le stress et les (mauvaises) habitudes (trop de soleil, trop de cigarettes, pas assez de sommeil, trop d’actifs etc.).

J’ai pris du patrimoine génétique de ma mère et de mon père aussi (qui lui non plus ne fait pas son âge), mais j’ai quand même un mode de vie citadin que je compense tant bien que mal en faisant du sport, en mangeant le mieux possible (des légumes  tous les jours et pas forcément bio…). Je mange de la viande (mais de moins en moins…), du gluten, du sucre, bref, les graines germées et moi… Je suis d’un naturel assez stressé même si j’essaie de me soigner, ahahah ! En cosmétiques, j’ai toujours été très accro à l’innovation, sans jamais trop regarder les listes INCI, mais ça c’était avant… L’expérience et l’information ont fait leur chemin (à 50 ans passés, il était temps !) et j’ai petit à petit glissé vers des produits que je n’aurais même pas imaginer faire entrer dans ma salle de bain il y a à peine 5 ans en arrière.

Et pourtant, vu mon âge, vous me direz que c’est peut-être pas le moment de lâcher la pression #ménopause, #hormones. Bah, je pense justement que c’est le bon moment pour le faire. Une crème ne vous empêchera jamais d’avoir des rides, au mieux elle vous les floutera (et encore le résultat reste très subjectif) mais à grandes rasades de silicones. Rien de plus à espérer car comme me l’avait dit Odile Vilain il y a quelques années : quand la fibre est cassée, on ne peut pas réparer. Et puis qu’est-ce qui est le plus important pour vous ? Planquer quelques rides ou avoir une peau bien nourrie, bien hydratée, confortable, qui respire la santé. Perso, je vote pour la seconde option !

Basique. Pour une peau radieuse au saut du lit, en fait on n’a jamais rien fait de mieux qu’une bonne nuit de sommeil. Pourvu qu’on facilite le travail de l’organisme. Manger trop et boire de l’alcool dans la soirée, c’est à coup sûr un drainage au ralenti et des yeux bouffis le lendemain. Donc même la crème la plus chère du monde aura beaucoup de mal à vous faire perdre 10 ans ! Boire aussi suffisamment d’eau comme le conseillent Cécile Cotten ou encore Marielle Alix. Elles en parlent très bien dans les épisodes que je leur ai consacrés (#21 et #37).

Simple. Depuis plusieurs mois, à la place de la crème de nuit, je suis devenue une grande fan de l’huile, qui reste encore le meilleur moyen de garder une peau hyper confortable, surtout l’hiver. J’avais commencé il y a 2 ans à utiliser la sublime huile de Vintner’s Daughter dont je vous parlais dans un post de 2017. Mais une huile peut tout à fait remplacer une crème de jour. L’avantage de l’huile c’est c’est la formule idéale pour masser le visage, ce qu’on ne fait jamais quasiment. A tort, puisque le massage stimule les fonctions vitales de la peau (oxygénation des cellules, synthèse de collagène et d’élastine en autres).

Vintner's Daughter, huile végétale visage

Alors laquelle choisir ? C’est sûr l’huile d’olive pure, c’est pas franchement ragoutant. Dernièrement pour Beauty Toaster le podcast, j’ai eu l’occasion de rencontrer plusieurs créatrices d’Indie brands (marques indépendantes) pour qui l’huile est le nouveau sérum, voire le seul soin digne d’intérêt. Parce que finalement de quoi a-t-on vraiment besoin ? De protéger sa peau et son film hydro lipidique, tout simplement. Joëlle Ciocco que j’ai rencontrée pour Beauty Toaster (attention spoiler alert !) m’a confirmé, sans le savoir, que j’étais sur la bonne voie. J’étais trop contente ! Pas de peau bien hydratée et protégée sans un film hydro lipidique de qualité. Donc avant de vouloir apporter acide hyaluronique et tout un tas de trucs hydratants, la priorité pour garder une jolie peau, c’est de lui permettre de maintenir son équilibre, qui passe notamment par l’apport de matières grasses. Je rassure celles qui ont la peau grasse, il existe des huiles compatibles.  Un avantage de taille pour l’huile tout de même : elle ne nécessite pas de conservateurs puisqu’il n’y a pas d’eau. Elle est généralement pure ou mélangée à d’autres huiles végétales et sans apport chimie (#listeINCI). et en plus, elle permet de bien masser la peau ce qui par la même occasion la fait pénétrer et évite l sensation de gras.

En attendant l’interview de Joëlle Ciocco, petit débrief sur les huiles qui buzzent en ce moment.

Les Huilettes. Pour celles qui ne craignent pas les huiles essentielles, Les Huilettes sont formulées pour les peaux des plus de 40 ans. Je vous en avais parlé dans le post Ma Liste de rentrée 2018. La bonne nouvelle, c’est que la marque se développe encore avec des formules solides comme dernièrement Mon Huilette Rescue que j’adore.

 

Océopin, huile, crème

L’Huile de Pin Maritime Océopin. La texture de cette huile est juste incroyable. Son toucher sec est dingue, on croirait une huile siliconée alors qu’elle est en fait naturellement sèche. Si vous n’aimez pas la sensation de gras, c’est typiquement celle qu’il vous faut. Plus de 70% d’acides gras essentiels, dont de l’acide linoléique et des acides gras insaturés (les très rares Delta 5) et des polyphénols, elle est la meilleure amie des peaux matures et/ou sensibles. Je l’utilise en soin de nuit et en synergie avec ma crème de jour. A retrouver en pharma, para, concept-stores bio et sur www.oceopin.com

Les huiles d’Amalthea. Pour les peaux grasses à mixtes, Maryll Beaux qui a crée la marque conseille, l’huile de Rosier Muscat qui est non comédogène et l’huile d’Hibiscus pour les peaux normales. Bon à savoir : elle a mis en place un système de remplissage, qui permet de ne pas jeter son contenant et d’économiser en le faisant simplement recharger en boutique. A retrouver sur le site Amalthea.bio

Les huiles d’Oden. Une production 100% française et bien sourcée puisque toutes les huiles sont issues de fruits, de légumes, de noix, et même de pépins cultivés en France. Pour les peaux mixtes à grasse, l’huile de noisette et l’huile de mirabelle sont idéales . A retrouver sur Oden.fr

J’avoue je n’ai pas encore tout testé, car l’avantage indéniable de l’huile, c’est qu’on en met très peu, du coup avec un flacon, on peut faire au moins minimum 4 mois…

Prochaine étape pour moi, passer intégralement à l’huile en soin de jour. Et vous ? L’huile, vous aimez ou pas ? Et si oui, laquelle avez-vous ou testez-vous en ce moment ? A vos claviers !

 

 

 

Quoi de neuf ?

Brrr ! Ca y est, c’est l’hiver ! Ok peut-être pas sur le calendrier mais dans la rue, je vous assure que l’hiver est bien là. Se réchauffer, passer au travers des microbes et arriver jusqu’au printemps sans perdre trop d’énergie, c’est ma mission de cette fin d’année. Car oui, la fin de l’année 2018 n’est plus si lointaine. Mais ne comptez pas sur moi pour vous parler cadeaux à faire à votre belle-mère ou calendriers de l’Avent. D’autres feront ça beaucoup mieux que moi. Allez c’est parti pour mes cinq coups de coeur du moment. Et entre nous, c’est bientôt Noël…

  1. Fabriquer son vernis en DIY. Vous connaissez Nailmatic, la marque de vernis vendus dans des distributeurs. Vous allez adorer son nouveau concept et en plus vous pourrez vous amuser avec vos filles ! Car qui n’a jamais rêvé de créer sa propre couleur de vernis ? La marque a donc mis au point des kits pour fabriquer soi-même sa propre couleur. Vous vous souvenez de ce jeu, Le Petit Chimiste (ok si vous avez moins de 40 ans, ça vous a certainement échappé, ahaha), eh bien, c’est un peu le même principe en fait. Là où c’est fort, c’est qu’on n’a pas besoin de faire des tas de dosages de poudres ou autre. Les flacons de pigments sont prêts à l’emploi, de même que les bases et tout le matos (pipettes, flacon, étiquettes et nacres) sont dans la boîte. Bon  à savoir : si on est à court d’ingrédient, on peut faire un réassort sur le site. Avec le #nailmaticlab, c’est toute une communauté créative et inspirante que Nailmatic compte former. Pour votre info, les formules utilisent principalement des ingrédients d’origine naturelle (coton, maïs, manioc, pomme de terre…). Rendez-vous sur nailmatic.com
  2. Une salle de sport atypique. Cet endroit est juste incroyable. La Montgolfière est une salle de sport complètement atypique à deux pas du métro république. En fait, c’était une usine où l’on fabriquaient des montgolfières à la fin du 19 et début du 20ème siècle. Certains éléments architecturaux font furieusement penser à Eiffel.  Oui, en plein coeur de Paris, on a conçu d’énormes ballons, certains même ont décollé depuis cet endroit aujourd’hui recouvert d’une verrière. Incroyable ! Aujourd’hui c’est devenu un lieu de vie. Avec un espace de vie café (avec Season) et co-working où l’on peut travailler, boire un verre entre amis ou mater des oeuvres d’art et des salles où l’on peut pratiquer cycling, boxe, muscu, mais également Pilates ou encore yoga. J’y ai pratiqué un cours de hip hop yoga pas mal du tout d’ailleurs. Evidemment, pouvoir fréquenter un lieu comme celui-ci, ça se mérite. 1800 € l’année ou 1450€ pour les moins de 28 ans. C’est bientôt Noël… L’adresse : 25 rue Yves Toudic, 10ème. Infos sur www.lamontgolfiere.com
  3. Une boutique digitale. C’est à la fin de ses études de mode et de marketing que Camille Dechartre décide de créer sa boutique en ligne Atelier Maoli. Un concept store où l’on trouve aussi bien de la mode que de la déco et même de la beauté. Un seul impératif : que tout soit produit dans un rayon de 500Km. Quoi de plus cohérent  quand on prêche pour l’éco-responsabilité ? L’idée c’est donc de consommer des créations françaises et artisanales (plutôt que fabriquées en masse), parfois des exclusivités et toujours respectueuses de notre santé et de la nature. En beauté, on y trouve notamment même Green Barbès dont vous avez pu entendre une interview cette année (Clémentine Buren, en mode green et chic). Plein de marques sympas donc, à retrouver sur Atelier Maoli.
  4. Un pop up store cosméto. Etat Pur a ouvert une boutique éphémère dans la galerie marchande de la gare Saint Lazare à Paris (niveau -1). On pourra y faire réaliser des diagnostiques de peau, y trouver tous les soins de la marques et se procurer ses fameux actifs uniques. Je pense notamment à l’acide hyaluronique que je n’hésite pas à ajouter à ma crème de jour pour qu’elle soit encore plus hydratante, surtout l’hiver ! La boutique sera ouverte tous les jours dimanche et jours fériés compris, jusqu’au 30 janvier.
  5. Un thé pur se réchauffer. J’étais très café il y a quelques années et puis à force de partir en vacances en embarquant du thé, l’habitude estivale s’est transformée en habitude annuelle. Même si, lorsque je suis à l’extérieur, je suis toujours la 1ère à demander un expresso. Seul bémol et pas des moindres : le thé est un gros dézingue le fer, et mon organisme a déjà connu une anémie sévère (due à d’autres problèmes), du coup, j’essaie d’alterner entre thé vert et infusions comme celles à base de rooibos (j’adore le Marco Polo de Mariages Frères) ou celles à base d’hibiscus, le fameux karkadé au goût acidulé si particulier que j’avais découvert en Egypte, dans une autre vie. Depuis quelques semaines, je carbure au Tonichaï Boost des Thés de la Pagode. A base de sencha bio, de gingembre, cannelle, cardamome et menthe douce bio, il a une saveur légèrement épicée, très réconfortante avec ces températures faiblardes. Quand à savoir s’il donne autant d’énergie que la vitamine c d’une orange…

Green, vegan, humanitaire, cette marque coche toutes les cases !

Lorsqu’Helena Mendes se lance dans les cosmétiques, elle a déjà derrière elle, malgré son jeune âge (même pas 35 ans), une carrière bien remplie de diplomate internationale, spécialisée en écologie et conflits armés. Une tête bien faite et bien pleine (que n’aurait pas renié Montaigne), qui ne parle pas moins de 7 langues ! Qui dit mieux ? le parcours de cette jeune femme m’a scotchée. Si ce n’est pas encore fait, je vous invite à écouter son interview, Helena Mendes Beauty Trotteuse passionnée disponible depuis mercredi dernier, où elle raconte son parcours et sa plongée involontaire dans le monde de la cosmétique.

Car oui, la création de Mawena, sa marque de soins s’est comme imposée à elle. Elle adore son métier négociatrice internationale et n’avait aucune envie, ni besoin d’en changer. Pas le genre de métier dont on fait le tour en quelques années, ni celui dans lequel on s’ennuie. Chaque jour, les nouvelles nous le rappellent…

Créer une marque de cosmétiques de toute pièce, lorsqu’il y a nécessité de faire analyser et valider des actifs, d’assurer leur extraction en respectant la nature etc. , trouver des partenaires d’un bout à l’autre de la chaîne, c’est beaucoup, beaucoup d’investissements. A la fois personnels et financiers. Oui, comme dans tout, l’argent est le nerf de la guerre. Et même si l’on voit plein de start up fleurir, l’envers du décor, c’est la voiture qu’on vend pour se lancer parce que les banques n’ont pas confiance, zéro salaire, quelques fois même le retour chez les parents, des nuits sans sommeil, des galères de fournisseurs… Tous le monde n’est pas Glossier et même pour Emily Weiss, j’imagine que ça n’a pas dû être facile tous les jours. Bref, lancer sa propre marque, certaines d’entre nous en rêvent peut-être, mais peu se lancent. Mais lorsque l’on a dû ferrailler avec le sommet d’Etats, pour certains peu scrupuleux voire crapuleux, on n’a plus peur de rien, rien n’est impossible.

Helena s’est donc lancée, tête baissée, ou presque. Même pas peur ! Le vegan est à la mode ? Elle n’est pas du genre à surfer sur la vague. Alors tant qu’à éliminer les ingrédients issus du monde animal et à apposer le petit lapin sur tous ses produits, elle refuse aussi de vendre dans les pays qui continuent à pratiquer des tests sur les animaux et/ou utilisent des ingrédients animaux dans leurs produits. En clair, elle n’hésite pas à se couper du marché chinois, pour lequel tester sur les animaux et utiliser des matières animales ne constitue en aucun cas un problème. Et ouais, vouloir gagner des sous ne justifie pas tout. Alors bravo à toi Helena, car je sais que c’est un vrai « sacrifice » en ces temps de concurrence acharnée. Ne serait-ce que pour ça, je trouve qu’il est important de soutenir Mawena !

beauté, green, clean, écoresponsable

Autre bonne raison, ce sont les produits vraiment super ! Les textures, les parfums… Arriver à faire des produits majoritairement bio, jolis, sexy et efficaces en éliminant tout ce qui fâche, c’est un sacré pari. Relevé haut la main par Helena qui a su bien s’entourer 😉

J’adore les formules polymorphes, celles qui se transforment en quelques secondes. Vous aimez également ? Vous ne résisterez pas au Baume-en-Gel Nettoyant Illuminateur Rose Papaya. Sa couleur irréelle (due à la fleur d’hibiscus et non à la cochenille, ni à un colorant de synthèse !) constellée de petites bulles d’air, son parfum… Vous l’appliquez sur le visage, vous massez et au contact de la chaleur de la peau, le gel devient une huile à la fois démaquillante et bienfaisante. Je rince avec une serviette chaude, comme dans les spas.

La peau est nickel et pour qu’elle reste bien hydratée, je fais suivre d’un splash d’Essence Florale Rose Bamboo. Elle est blindée en eaux végétales (litchi, citron, rose et bambou), aloe vera et acide hyaluronique végétal. La peau reste hydratée jusqu’au matin. Une tuerie que j’utilise également un peu comme un sérum le matin, avant ma crème de jour.

A mon avis l’Huile Démaquillante Rose Moringa et le Sérum-Huile Rose Marula ne doivent pas être mal du tout, puisque formulés sur le même principe. De quoi simplifier sérieusement ma routine beauté.

beauté, green, clean, bio, écoresponsable

Si vous aussi vous avez craqué, dites-moi ce que vous en avez pensé et sinon, vous n’avez plus aucune hésitation à avoir ! Ne serait-ce que parce que c’est très rare de voir une marque cocher toutes les cases comme on dit : elle est écoresponsable (je vous ai dit que les flacons étaient en verre ?), clean, bio, équitable, avec comme objectif un vrai projet de développement pour une communauté. C’est un projet porté par une femme pour les femmes. Moi, ça me parle et ça suffit pour me motiver à la soutenir, pas vous ?

A découvrir sur le site mawenaparis.com, mais également chez Birchbox et sur le site Ohmycream

 

 

Stressée moi ? Plus jamais !

Cette année, j’ai décidé que je n’avais plus aucune raison de me stresser. La rentrée ? Quelle rentrée ? Ma fille entre aujourd’hui en Première. Vu son allergie au travail, je devrais sacrément me stresser, mais non, j’ai décidé que l’école était dorénavant son problème. Ce n’est plus moi qui ait les cartes en mains, c’est elle ! J’évoque régulièrement les options orientation, boulot etc. avec elle, mais les réactions sont proches de zéro. Cette génération a une foi en elle absolument désarmante. Elle n’a peur de rien. L’avenir c’est encore tellement loin… et pourtant si proche. Pourquoi aurais-je peur pour elle ? Je ne peux pas bosser ses contrôles à sa place. Je préfère me dire qu’elle trouvera sa voie. Sachant qu’il n’y en aucune de royale, contrairement aux idées reçues ! Au train où vont les choses, de toutes les façons, qui peut prédire l’avenir ? Et puis pourquoi elle s’en sortirait forcément mal ? Peut-être fera-t-elle bien mieux que moi à son âge. En tous cas, je le lui souhaite. Donc ce dossier-là, je le jette, poubelle ! Et un poids en moins !

Pendant ces vacances, et surtout ce mois d’août où je n’ai pensé qu’à moi. « Autocentrage » intégral et croyez-moi, ça fait un bien fou ! J’avais envie de me reprendre en main, alors j’ai couru un matin sur deux chaque semaine, j’ai ajouté deux salutations au soleil et du renforcement musculaire avec des exercices de Pilates et des planches pour renforcer ma sangle abdominale car depuis quelques mois, j’ai remarqué une sorte de relâchement. Et comme je crains les méfaits physiques de la ménopause comme la peste… (souvenez-vous ce post spécial 50’s). Bon, en quelques semaines j’ai réussi à retrouver des abdos dignes de ce nom ! Donc, bah, j’ai plus qu’à continuer hein, no pain, no gain !

J’ai essayé de clore chaque session par 10 minutes de méditation. Bon là, je suis sérieusement à la peine quand même. C’est vraiment pas facile (avec le chat dans les pattes en plus, je vous raconte pas !). Je suis une absolute beginner. Ce n’est pas de la relaxation, ce que j’ai toujours cru. Donc je dois me déconditionner, « désapprendre » toutes ces idées fausses pour pouvoir comprendre ce que c’est et ensuite pouvoir la pratiquer. Je vais m’acharner car je sais que c’est ce qu’il me faut, en cette période cruciale de ma vie où j’opère une mutation professionnelle, sans doute la dernière.

Alors pour celles qui craignent de se faire aspirer par la spirale de la rentrée, et son lot de stress, d’épuisement, de nostalgie des vacances, voici la prescription du Dr Chantal #BeautyToaster, directement inspirée par mes rencontres de ces derniers mois.

Pour se faire une silhouette de rêve, sortir la tête des épaules et avoir cette posture fière et ancrée, direction Reformation où Cassandre et son équipe auront à coeur de vous transformer en quelques séances.

Pour cleaner sa routine beauté, direction le 9ème chez Awesome ou sur le site mygreenbrands.com pour dénicher les marques bio et naturelles les plus trendies et discuter avec Cécile qui est une vraie passionnée. On peut également aller shopper sur le site de Jolimoi.com

Pour débronzer sans avoir la peau terne, voire tachetée, je suis une grande fan du gommage Pépite de la Palmeraie de L’Odaïtès. Dommage qu’il n’existe pas pour le corps… A faire suivre de fluide Le Miracle de Miel d’Exertier . Le soir, quelques gouttes des Huilettes ne seront pas de trop !

Pour nourrir le corps dont la peau s’est bien desséchée sous la canicule, misez sur l’Huile Précieuse Nutritive de Kadalys. Elle assouplit la peau et la rend plus lumineuse. Pour les pieds qui ont un peu morflé aussi, le Baume Riche à Beijing de Latitude Paris est une bénédiction.

Et pour ne pas repartir sur de mauvaises habitudes, on s’oblige à pimper son breakfast au moins une fois par semaine, en piochant dans le livre Pimp My Breakfast de Lili Barbery. Perso, j’ai réalisé sa brioche 3 fois cette été ! C’était trop bon ! Je remets ça ce WE !

Vous sentez des petites tensions, des petites douleurs se manifester ça et là ? Ne les laissez pas s’installer. Elle sont sournoises et risque de vous pourrir la vie à plus long terme. Agissez ! Pour celles qui sont sur Paris ou même de passage, bookez une escale chez Cécile Cotten. Accordez-vous cette parenthèse. Je vais moi-même essayer de m’accorder un massage par mois, car je pense que c’est juste indispensable. La peau est un prolongement du cerveau, il n’y qu’à voir comment on se sent après un massage ! N’hésitez pas à réécouter Cécile épisode 21, vous comprendrez de quoi je parle.

Voilà, c’était ma petite pastille spéciale pour vous souhaiter une bonne rentrée. Et vous, vous faites quoi pour accueillir la rentrée avec sérénité cette année ? Savez-vous méditer et si oui comment avez-vous appris ? Les applis, bon ou mauvais plan ?

 

 

Parler sans langue de bois

Julie et moi, on ne se connaissait pas il y a encore 4 ans, lorsqu’elle a lancé Exertier. Comme elle est très active sur les réseaux sociaux, elle m’a interpelée sur un point cosméto que j’évoquais dans un post (les lotions sont-elles si utiles ?) et voilà comment je les ai rencontrées, elle et la marque éponyme qu’elle a créée.

Avoir une marque à son nom, c’est pas la classe ça ? N’allez pas vous méprendre, Julie est d’une simplicité confondante. Originaire des Alpes, elle revendique un attachement (très fort) à ses origines savoyardes et tient à mettre en valeur les ressources naturelles de la région qui l’a vue grandir.

Elle a beau avoir une formation marketing poussée, elle garde un discours vrai, censé et juste, lorsqu’il s’agit de parler cosmétiques, que ce soit de sa marque ou des autres. Car, j’ai oublié de vous dire : Julie est tombée très jeune dans le chaudron de la beauté. Elle se tient au courant de tout ce qui est lancé et a une culture beauté à faire pâlir de jalousie certaines pros… Moi, je dis qu’elle a certainement été journaliste beauté dans une autre vie.

Allez, à vos écouteurs, c’est l’heure de Beauty Toaster.

Vous pouvez suivre la marque Exertier sur IG @exertierofficiel et sur FB @ExertierTrésordesAlpes . Retrouvez toutes les infos sur les marques sur le site Exertier

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Le fruit préféré des français, mais pas que…

Je connais Shirley depuis plusieurs années. Je l’ai rencontrée à l’époque où elle lançait sa marque. Dynamique, enthousiaste, j’ai tout de suite voulu lui donner un coup de main, de la visibilité comme on dit. Selon moi, un magazine spécialisé dans la beauté se devait de faire découvrir les « petites » marques innovantes. C’est ce que je pense avoir fait avec Kadalys, et c’est ce que je continue de faire encore aujourd’hui avec Beauty Toaster.

Une marque qui exploitait pour la première fois une ressource végétale, emblématique de l’île où sont nés mes parents, je ne pouvais pas passer à côté. Qui l’eut cru ? Le bananier regorge d’actifs cosmétiques (notamment anti-âge) bien connus dans la pharmacopée créole.

Sept ans après notre première rencontre, j’ai voulu donner la parole à Shirley, remettre un coup de projecteur sur sa jolie marque. Aujourd’hui Kadalys a intégré Station F et un incubateur censé accélérer son développement. Eh oui, ce n’est pas si facile de s’imposer dans les circuits traditionnels (#lapharmacie) quand on est seule à bord.

Avec Shirley on parle actifs, agriculture, écologie, engagement éco-responsable…

Vous pouvez la suivre sur IG @Kadalys et sur FB @Kadalys retrouver toutes les infos et actualités sur la marque sur le site Kadalys

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