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Dans les années 50 et jusqu’aux années 60-70, les femmes de la « bonne société » française se rendaient chez l’esthéticienne et le coiffeur, toutes les semaines. Je me rappelle, quand j’ai débuté dans la presse (dans les années 90, hein 😉 ), j’ai connu des rédac’ chefs pour qui il était impensable de se faire un shampooing elles-même et je ne vous parle même pas du brushing ! En même temps, elles ne payaient pas, c’était pratique.

Pour en revenir aux instituts, leurs clientes s’y rendaient régulièrement et se transmettaient leurs bonnes adresses entre amies et de mères en filles. Mais au fil du temps, ces salons ont perdu de leur aura. La faute à qui ? A quoi ? Et comment se fait-il que l’on reparle tant sur les RS des fameuses facialists ou des esthéticiennes, en bon français. Voici ma petite analyse…

L’avènement de la cosmétique moderne

Le prix des prestations faisait qu’une heure de soin chez l’esthéticienne était loin d’être à la porté de toutes. Et puis les femmes ont été de plus en plus nombreuses à aller travailler. Plus de pouvoir d’achat certes, mais beaucoup moins de temps à passer en institut, forcément. Il faut aussi parler du développement des cosmétiques en parallèle. Eh oui, le développement des entreprises de cosmétiques avec leurs promesses de jeunesse éternelle à portée de pot, ont été un bouleversement incroyable. Imaginez, pour 50 ou 80 francs à l’époque (eh oui, j’ai connu les Francs 😉 ), on pouvait avoir une crème aux pouvoirs, paraît-il, incroyables. Et cela, tous les matins, ans sa salle de bains. En clair, les femmes devenaient les artisans de leur propre beauté. Aller dans un salon devenait « inutile », en plus d’être ruineux.

Années 2000, la médecine esthétique

Au début du nouveau millénaire, la médecine esthétique est arrivée, le chaînon manquant entre dermatologie et cosmétique. On pouvait modifier sa peau, son teint, l’apparence de son visage, repulper ses lèvres, gommer quelques ridules entre midi et deux, ni vu ni connu et en une seule séance. De la magie en seringue ! Difficile pour l’esthéticienne de rivaliser.

Bon, il aura fallu quelques décennies et quelques scandales pour faire chuter les « crèmes miracle » de leur pied-d’estale, quelques horreurs esthétiques aussi. Remember les injections de collagène bovin ou même de silicone. Si, si, certains « médecins » en ont pratiqué et quelques cobayes en gardent encore de vilaines séquelles !

Le développement des spas de luxe

Pendant ce temps, les petits salons bataillaient dans leur coin tentant de fidéliser des clientes « vieillissantes » et peinant a en recruter et à en fidéliser de plus jeunes. Perso, je n’ai jamais trouvé utile d’aller me faire faire un soin en institut. Question d’éducation, très certainement. En perso, je n’y allais que pour me faire épiler. Et les rares fois où j’y allais pour un soin visage ou corps, c’était dans le carde de mon travail et je le vivais vraiment comme une tannée !

D’autant que, j’allais oublié un autre aspect : les années 2000 ont vu éclore les fameux spas qui, pour certains, ont vraiment plombé l’image de l’esthéticienne compétente et qualifiée. Le spa, c’était et c’est encore une vitrine pour une marque. Le problème c’est que derrière le prestige d’un palace ou d’une adresse dans le Triangle d’Or, on trouve souvent des prestations moyennes, à des prix tellement prohibitifs qu’ils en deviennent indécents ! C’est simple, j’ai rarement fait un soin inoubliable dans un spa, ou alors inoubliable mais dans le mauvais sens du terme (fille incompétente, protocole long à mourir et sans intérêt…). Et un soin en spa d’hôtel de luxe, ça coûte une blinde : comptez minimum 230 € les 50 mn.

Le retour de l’expertise manuelle

Donc récemment, belle surprise quand j’ai vu éclore sur IG, des comptes de facialists. Et là, je me suis dit qu’il se passait quelque chose… Normal, à l’heure où tout le monde se méfie des cosmétiques, il y a une super opportunité à saisir pour les esthéticiennes. Un chiffre, un seul : 429% d’augmentation d’occurence sur les réseaux sociaux pour le #cleanbeauty . Les achats de cosmétiques clean ont connu une croissance de 198% en 2019. En clair, on n’attend plus de miracles de crèmes, les promesses marketing des cosmétiques sont devenues inaudibles, on a bien compris qu’on ne peut pas remonter le temps. Alors que reste-t-il ? La main, le ressenti, la technique, l’humain quoi ! Pas étonnant que des outils comme les rouleaux de jade et autres guashas refassent surface aussi… Après des années de promesses cosmétiques déçues et d’opacité, c’est le retour à l’essentiel.

Logique, on sait que la stimulation de la peau par des manoeuvres, des lissages, des pincements etc. est indispensable pour stimuler la synthèse des fibres de collagène et d’élastine et maintenir l’éclat et l’élasticité de la peau. Evidemment, une peau est vouée à vieillir, c’est fatal, mais ont peut ralentir le process à défaut de l’arrêter ou même de l’inverser comme pouvaient encore le faire croire certains il n’y a pas si longtemps. On peut améliorer la qualité de la peau.

Les nouvelles stars du soin esthétique

Vous avez entendu parler de Sophie Carbonari, facialist française installée à Londres, qui est rentrée s’installer à Paris (merci le Brexit !) après 6 années passées là-bas. Vous pouvez l’entendre ici Episode #74 . Mais il y a bien évidemment plein d’autres pros qui méritent une visite, comme Cécile Cotten Episode #21 , Chantal Lehmann Episode #81 . Je pense également à la célébrissime Joelle Ciocco Episode #53 ou encore à Odile Vilain et ses mains incroyables.

Je vous invite à aller checker ce que j’en disais il y a un peu plus de 4 ans dans le post Odile aux Mains d’Argent. Et je n’oublie pas Les Petits Soins, des instituts créés par Claire Martichoux, de chouettes adresses et abordables, à Paris principalement, mais aussi à Aix. Je vous encourage à pousser la porte d’un « petit » institut de quartier, vous pourriez avoir de belles surprises. Et puis évidemment, misez sur la régularité pour pouvoir espérer un résultat à long terme. Une fois par mois si l’on peut, c’est top !

Toutes ces praticiennes nous apprennent à considérer notre peau comme un organe vivant et nous réapprennent l’importance du toucher et du soin. On bacle moins son démaquillage, on applique sa crème hydratante avec plus d’attention. D’ailleurs, je vous prépare une rencontre sympa avec une facialist IRL très bientôt je l’espère… A suivre.

Et vous ? Les soins en institut, vous êtes une habituée ? N’hésitez pas à partager bonnes adresses et expériences bonnes ou mauvaises…

Se démaquiller… à l’ancienne ou presque !

Tout d’abord, un merveilleuse année à toutes. Je vous souhaite sincèrement le meilleur pour 2019. Et pour accueillir 2019 comme il se doit, je me suis dit qu’un coup de gueule serait un bon début. Enfin, c’est un coup de gueule plutôt amical et qui se veut constructif surtout.

A force de rencontrer des pros de la formule cosmétique, des gens qui connaissent la peau (enfin, je l’espère…) et nos travers par coeur, j’ai compris que certains produits n’avaient vraiment plus intérêt à faire partie de ma et de votre routine. Je veux parler de l’eau micellaire. Pourtant, elle ne m’a jamais irrité ma peau, pas plus qu’une eau calcaire en tous cas. Mais justement, ce n’est pas parce qu’en  apparence elle est inoffensive qu’elle l’est vraiment. Je vous explique…

Il y a quelques mois, j’entendais encore un médecin esthétique dire que c’était le pire produit à utiliser sur une peau. J’ai appris au passage qu’à l’origine les micelles avaient été formulées pour nettoyer… les fesses des bébés ! Et comme elles étaient super efficaces (évidemment les fesses rouges, ça n’a choqué personne, mais passons…), quelqu’un s’est dit qu’elles feraient aussi bien le job pour démaquiller un visage maculé de fond de teint. Pas faux, mais vous imaginez un actif qui irrite les fesses d’un bébé, c’est pas forcément un bon plan pour la peau. C’est même une cata pour la flore microbienne de l’épiderme.

Tous les gens censés disent que c’est un des pires produits pour la peau (je vous invite à réécouter l’épisode avec Lucile Bataill de Laboté pour qui ce produit est juste une hérésie !), et pourtant je continue à voir ces formules en bonne place dans toutes sortes de lignes, y compris dans des gammes à destination de peaux sensibles ou encore acnéiques.

Vous êtes accro ? Plus pour longtemps. Vous voyez l’eau micellaire, vous voyez le White Spirit ? J’exagère à peine ! Les micelles enlèvent tout sur leur passage (résidus de maquillage, bonnes et mauvaises bactéries de la peau) et en plus, elles sont particulièrement polluantes pour l’environnement.  Je vous explique : on trouve dans ces formules tout ce qu’on ne veut plus voir dans nos soins aujourd’hui. Evidemment des tensioactifs (soit dit en passant, ceux-là même qu’on ne veut plus voire dans les shampoings car trop irritants pour le cuir chevelu !), des PEG, du parfum, des conservateurs forcément et j’en passe. Le procédé chimique de fabrication des micelles lui-même est polluant et les micelles ne sont pas biodégradables . Alors quand je vois des marques bio ou naturelles lancer de tels produits, je m’étrangle ! On nage en pleine schizophrénie.

Il y a une éducation à faire et d’autres formules à développer, plus pures et respectueuses de la peau et de l’environnement. Se maquiller demande du temps, se démaquiller doit en exiger autant. Donc revenir au bon vieux duo Lait + Lotion ou à une huile démaquillante la plus naturelle possible, bien que ce ne soit pas non plus idéal. Perso, je suis très serviette chaude (ça évite d’utiliser du coton), que ce soit pour rincer un lait ou un baume gel démaquillant comme celui que j’utilise en ce moment (cf. mon post sur le baume démaquillant Mawena).

Perso,  j’ai banni l’eau micellaire de ma routine et de celle de ma fille aussi par la même occasion. Quand on a 16 ans, qu’on a quelques boutons d’acné et qu’on agresse sa peau en permanence avec ce genre de formules, pas étonnant que les traitements dermato aient du mal à faire leur boulot. Mais c’est compliqué à faire comprendre à une ado. Pour elle, l’eau micellaire, c’est de l’eau et surtout c’est rapide… Donc je continue ma lutte pour l’obliger à modifier ses habitudes, en lui promettant que le résultat sera au rendez-vous pourvu qu’elle abandonne ce produit qui nuit à l’équilibre de sa peau. Depuis quelques semaines, elle a switché pour Gallinée et je trouve que sa peau s’en porte beaucoup mieux. Normal, Marie Drago a conçu des formules à base de pré, pro et post biotiques afin d’aider la peau à retrouver son équilibre naturel et surtout toutes cette faune (son microbiome) qui lui permet survivre dans cet environnement pollué et sans pitié.

Voilà, c’était mon petit coup de gueule. Et vous, vous êtes fan des eaux micellaires ou vous leur interdisez aussi l’accès à la salle de bains ?

50 ans, ménopause=sujet qui tue

Le jour où j’ai reçu cette lettre, je me suis dit : « ma vieille, ça y’est t’es foutue ! T’as basculé du côté obscur. » Celui où tu es censée parler comme une vieille c…, où tu entends moins bien, où tu commences à te raidir (surtout le matin au réveil), où on t’appelle « madame », où tu peux plus parler comme les Djeunes (que tu ne comprends pas toujours d’ailleurs…), où tu peux plus porter de robes trop courtes, de jeans troués (euh, ça j’ai jamais fait, perso) sans ressembler à… Enfin, tu bascules pépouze vers un truc pas très cool. Rien qu’hier, la jeune fille qui donne des cours de maths à ma fille m’a dit : « pour les gens de votre génération… ». Arghhh ! Le coup de poignard. Eh ouais c’est pas parce que je porte un jean et des baskets que je fais illusion. Bam !

Virginie, une amie, m’a souvent reproché de ne pas incarner mon blog. C’est vrai, je suis toujours restée bien planquée derrière mon ordi à vous servir un tombereau de produits nouveaux, de lieux à découvrir etc. Bref, je faisais mon boulot de journaliste, sous couvert de blog. Compliqué tout de même d’aborder un média comme le blog quand on a deux fois l’âge d’une blogueuse. Y’a comme un « léger » décalage, voire un gouffre ! Mais on s’en fout ! Mon idée c’était de montrer mon expertise dans un truc plus perso que des pages de magazine où tu suis une ligne éditoriale verrouillée, qui ne varie jamais. Ah, la peur de perdre « nos lectrices historiques » ! Pffff…

Alors, une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’un truc très perso : la ménopause. Car je suis dans cette phase. Rassurez-vous, je ne vais pas tomber dans un truc gore. Aucun intérêt. Ni dans le médical. Pas compétente. Mais tout de même, avez-vous déjà vu un papier sur la MENOPAUSE dans les magazines féminins ? Non, on n’en entend jamais parler ou alors peut-être dans des sujets santé pas franchement glamour.  Ok c’est pas glam’ comme sujet, mais y’en a des choses à dire, sans pour autant tomber dans un truc glauque. Non, la ménop’ c’est la maladie honteuse des femmes. Autant on célèbre les l’arrivée des règles, autant on passe totalement sous silence la ménopause ! Pourtant, les filles, on va toutes y passer. Pour les magazines, la femme ménopausée c’est pas vendeur et ça résonne comme « T’es vieille ». Alors on va dire que ça n’existe pas, comme ça c’est réglé.

Bah non justement c’est pas réglé (c’est le cas de le dire !). Et non, j’ai plus envie d’acheter des magazines (moi la journaliste !) qui veulent me faire croire que malgré les années qui passent, on est pleine de vie (Ahahah !), que c’est super de vieillir sans que ça se voit (à grands coups de bistouri pas toujours réussis…) parce que c’est quand même pas vrai tout ça. Et vous qui vivez dans la vraie vie, vous le savez mieux que personne. Moi, depuis quelques temps, quand je partage des moments avec des amies, j’en parle ouvertement et il n’y a aucune gêne. la parole est totalement libérée.

Je donnerais cher pour retrouver l’énergie de mes 35 ans ! C’est fou. J’était enceinte, je continuais à faire du step à 7 mois de grossesse, je dormais comme une souche… Quinze ans plus tard, même si j’ai pas l’air vieux et même si dans ma tête j’ai encore 35 ans (sauf que j’ai plus d’expérience et de recul sur des tonnes de choses), tout me pousse physiquement à ressentir le contraire. Au-delà des problèmes hormonaux (qui ne sont pas le lot de toutes les femmes heureusement), le premier truc que j’ai remarqué, c’est l’énergie qui se carapate, les faiblesses physiques. Pendant des années j’ai consommé des compléments alimentaires et puis j’ai arrêté au fil des années. Mais là, j’ai recommencé : oméga 3, vitamine C, spiruline, levure de bière, je me fais un véritable cocktail d’américaine.

Mais c’est pas tout…

La peau est plus sèche. Alors moi qui n’avais vraiment besoin de ça, là, c’est la fête ! Sur le corps cet hiver, j’ai bien vu la différence. La peau qui grattait et s’écaillait, c’était pas aussi simple à régler cette fois. Sur le visage, même combat. Du coup, le soir sur le visage ça devient de plus en plus compliqué de me coucher sans rien appliquer après le démaquillage. J’ai adopté pour les baumes et les huiles les plus naturelles possibles. Eh, oui, je commence à cleaner grave ma routine cosméto. C’était pas trop tôt. Même si je m’autorise encore quelques formules bien techno.

Mais c’est pas tout…

Le corps change. Et oui, qui l’eut cru ? En ce moment, trop de choses à gérer avec le podcast, j’ai mis le sport entre parenthèse depuis la mi-mars, même si je continue de faire du running. Ouais mais courir une fois par semaine, deux dans les bonnes périodes, c’est pas du tout suffisant. Vais-je finir comme Gru (qui est Gru ? Piquez le DVD de Moi, moche et méchant, vous verrez tout de suite de quoi je parle). Ma hantise ! Cet été, je cours tous les jours et je me réinscris à la salle en septembre. Ce sera bon pour mon corps mais également pour mon mental. Le sport c’est quand même mon meilleur anti-stress, ma dose d’endorphines sans laquelle je me laisse vite submerger par l’énervement (demandez à ma fille 😉 ).

Mais, je vous rassure. C’est aussi la période où plus rien ne vous atteint, où l’on se sent de plus en plus forte mentalement. Où on n’a plus, mais alors plus du tout envie de faire de compromis déséquilibrés. Quand j’avais 18 ans, une femme que je vénérais m’avait dit cette phrase : « des compromis, pas de compromission ». Bah, je suis à un moment de ma vie où je n’ai même plus envie de faire de compromis et j’assume. C’est aussi le temps où je pense plus à moi et entre nous, c’est pas trop tôt. Ma fille n’est pas encore autonome. Elle va au lycée, sa chambre est un bordel sans nom et je ne parle pas du reste… Mais là aussi, je prends de la distance. Et je kiffe quand elle me demande où est son jean ou son sweat alors qu’ils sont enterrés dans l’un des tas de linge sale qui jonchent le sol de sa chambre…

Bon bah voilà, c’était pas si sorcier de parler de ménopause sans tomber dans un truc plombant. J’avais vraiment besoin d’en parler, d’exorciser ! Les rides dont on veut nous faire croire qu’elles sont le début de la fin, c’est de la petite bière à côté à côté du « grand basculement ». Moralité, faites du sport, faites la fête, préservez-vous du stress au maximum, ayez de vrais pensées et de vrais moments EGOISTES. Pensez à vous d’abord, quoi !

 

Et vous la ménopause ? Une galère, une lettre à la poste, on en parle ? C’est le moment…

L’instant AHA

Quand on nous parle corps, c’est toujours pour nous parler poids, minceur, cellulite, bref, les sujets « marronniers » qui font vendre du papier. Saoulant, non ? En fait, les françaises sont schizophrènes sur ces sujets. Elles les rejettent, mais continuent d’acheter les mags qui en parlent comme si elles attendaient encore un miracle. Évidemment, le problème des miracles, c’est qu’ils restent rares… A part avec les filtres Instagram, mais c’est une autre histoire.

Bref, moi je ne vais pas vous parler régime ou minceur car je ne peux pas parler de quelque chose auquel je ne crois pas. En revanche, je vais vous parler peau. Car autant on parle des rides du visage, autant on ne parle quasiment jamais de la qualité de la peau du corps qui prend pourtant des années. A croire que le vieillissement s’arrête à la base du cou. Hélas non !

J’ai vu récemment des sujets sur le brossage du corps. Oui, bah rien de neuf sous le sun, hein, j’en parlais déjà dans un post en 2016 intitulé Se brosser. Un truc que j’avais découvert en Inde il y a presque 20 ans (autant dire une éternité) et que je pratique toujours. Toujours le matin et à sec. Ca me réveille et ça évite à ma peau de se flétrir trop vite. Bien que ce soit inéluctable, j’en suis bien consciente. Je vais bien ressembler à une vieille pomme fripée un jour. Oui, mais le plus tard possible alors ! J’ai ajouté un gommage hebdomadaire après mon running dominical.

Evidemment, la crème nourrissante juste après la douche est un must have ! Il faut bien reconstituer le film hydro lipidique, encore plus avec une peau ultra sèche comme la mienne.

Pour celles que la brosse effraie (je comprends…), voici deux nouveautés. Peaux sensibles s’abstenir.  Vous vous rappelez, je vous avais parlé des AHA qui revenaient en force dans le post Fermeté, hydratation, glow... Si, si, remmener ! Eh bien, je ne m’étais pas trompée ! Voici de quoi se faire une peau lisse et éclatante de la tête aux pieds, au-delà du cou en tous cas ;-). A utiliser le soir, car AHA et soleil ne sont pas ce qu’on pourrait appeler des BFF. Intéressant quand on sait que le renouvellement cellulaire s’opère pendant la nuit. Les AHA, s’ils sont bien dosés ont plusieurs fonctions. Ils exfolient, c’est vrai, mais ils stimulent aussi la réorganisation des fibres de collagène, ils lissent la surface de l’épiderme, ils atténuent les taches et les ridules.gommage exfoliation AHA fermeté éclat

Chez Eneomey, on cible clairement le relâchement cutané et on y met les moyens. Alléluia ! 5% de vitamine C et surtout 30% d’acide glycolique (un taux extrêmement élevé qui est paraît-il toléré vu l’antériorité du produit). D’ailleurs, sur certaines zones, ça peut piquer… On nous promet un effet anti-relâchement et tonifiant pour les peaux ramollos, voire anti-tache. Honnêtement, le lait est fluide, très léger, a priori pas nourrissant du tout et pourtant, pas de problème de déshydratation pour l’instant. Allez, je vais vous révéler un truc : c’est une anti-sèche remarquable pour les talons aussi… Perfecrt Body 30, Lait Corporel Raffermissant, 150 ml, 58 €.

Chez REN, on mise sur une formule plus soft composée d’acide lactique et de xylitol pour accélérer le renouvellement cellulaire. Grâce à la présence de probiotiques, la formule favoriserait le rééquilibrage du microbiome de la peau, vous savez cette faune bactérienne invisible qu’on a tous à la surface de la peau. Sérum Corps Peau Neuve Eclat AHA, 200 ml, 38 €.

Rien à voir mais un peu quand même, pour gommer les cellules mortes, ce joli Gommage Corps 1902 de chez Berdoues. Aux extraits de tilleul, calendula, karité, camélia et pêche, il contient 97% d’actifs naturels et j’adore son look old school. 200 ml, 14,50€.

Et pour celles qui veulent en savoir plus sur la peau en général. Un bouquin très bien fait, écrit par la Dr Nina Roos, dermatologue, que j’ai eu l’occasion d’interviewer. C’est didactique, clair, elle y parle d’hormones, d’actifs, donne de judicieux conseils. A mettre entre toutes les mains. La Peau c’est la Vie, chez First Editions, 6,95 €.

Et vous, vous craignez aussi la peau qui pend, le corps qui se « parchemine » ? C’est quoi votre stratégie ? Ou au contraire, vous vous dites que c’est dans l’ordre de choses et vous faites au mieux ?

Haro sur la peau sèche !

Ca faisait longtemps que je n’avais rien posté. Fin d’année compliquée, projet à mettre en route… Mais on s’en sort toujours. Aujourd’hui, je reviens avec une routine cosméto.

Je prends bientôt un an de plus… Fou comme le temps passe vite, de plus en plus vite. Ca y est, je sens que je bascule de l’autre côté. Car même si je m’entretiens à fortes doses de sport, les faits sont là : l’endurance, la capacité musculaire et même la fermeté de la peau sont de plus en plus mis à mal.

Début Novembre, je me suis flingué le haut du dos (cervicales, trapèzes…) en soulevant de la fonte. Trop ! J’ai vécu un enfer. Ca me lançait juste dans les oreilles. Une série de massages chinois (chez Lanqi) m’ont aidée à m’en remettre, mais j’ai morflé. C’est bon, j’ai compris. J’ai plus 30 ans ! Alors  j’ai arrêté la fonte. Car non, on ne récupère pas à 50 ans comme à 30 ans, même si on fait du sport quasiment tous les jours depuis des dizaines d’années. Pour moi maintenant, c’est  Pilates, strala yoga et Body Balance (un mix des 2 précédents, plus du Tai Chi). Point.

Mais si au niveau musculaire je sens une vraie différence depuis cet automne, au niveau de la peau ça se corse aussi. Les lipides commencent à manquer, le teint est terne, le rebondi est toujours là, mais pour combien de temps ? J’ai l’impression que quelle que soit la crème hydratante, ma peau se déshydrate chaque jour un peu plus. Il était temps d’agir ! Cette saison, je mise sur un nouveau combo, efficace pour le jour et la nuit. Voici ma routine.

Le soir après le démaquillage, je tamponne mon visage avec la lotion Ready Steady Glow, à base d’AHA de chez REN. J’entends d’ici les cris d’horreur (pourtant, vous allez en voir plein arriver prochainement, c’est sûr). On se calme, ce n’est pas le même dosage qu’en cabinet d’esthétique, pas d’affolement ! Ready Steady Glow contient la juste dose d’acide lactique et de saliciline, deux acides qui dissolvent les cellules mortes, raffermissent , lissent la surface. En plus, la formule contient un complexe végétal (blé, seigle, orge)  pour booster l’hydratation. En abaissant le PH de la peau à 3,5-4, cette lotion va booster l’exfoliation naturelle de la peau sans la brusquer. Bon, sur moi ça picote légèrement et ça passe très vite. Je l’utilise quotidiennement depuis plus de deux semaines sans problème. Pour les peaux sensibles, je l’utiliserais un soir sur deux, et pas le matin, car AHA et soleil (je sais, y’en a pas beaucoup en ce moment, mais on sait jamais…) ne font pas bon ménage. Ensuite, pour calmer le jeu j’utilise l’Hydrating Balm de M Botanicals (en exclu chez Awesome et sur le site mygreenbrands). une pommade réconfortante à la rose et à la camomille, qui font sur la peau et soulage les zones particulièrement déshydratées.

crème nourrissante, hydratation vitamine C, peau sèche

Et puis il y a le glow, très important le glow. En 2018, je passe à la vitesse supérieure, surtout avec ce temps plombant qu’on se traîne depuis des mois. Et pour un maximum d’éclat, pas de secret, il faut une hydratation efficace et… de la vitamine C. J’en consomme tous les jours, mais comme chacun sait, la peau n’étant pas un organe vital (comme le coeur ou le cerveau), elle est la dernière servie. Alors j’ai décidé de m’en faire injecter ! Mais non, je plaisante. Pourtant, c’est l’impression que me donne cette petite cure Anti-Oxydante et Anti-Fatigue signée Liftactiv de Vichy et bourrée de vitamine C pure. Je vous parlais de ses propriétés extraordinaires dans un post antédiluvien (A retrouver dans l’onglet archives). Anti-oxydante puissante, elle est aussi anti taches et protège de la pollution et des UV. Je la mélange avec mon nouvel hydratant chouchou, Belif (exclu Sephora). C’est une marque coréenne totalement dédiée à l’hydration. Des textures tops, zéro huile minérale, sans conservateur de synthèse, vegan. Je suis fan du gel crème Aqua Bomb, génial quand il ne fait pas trop froid et à mon avis top pour l’été. Mais avec la température qui baisse, j’ai switché pour la formule Moisturizing Bomb, plus nourrissante bien que super légère.

Voilà, c’est ma routine du moment. Et vous comment faites-vous pour protéger votre peau en hiver ?