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Pourquoi il faudrait se protéger du soleil quand on s’expose et qu’on a la peau noire ? Perso, je ne me suis jamais posé la question. En arrivant dans la beauté, en entendant les discours des labos et des marques sur la nécessité presque vitale de se protéger des UV, j’ai intégré que c’était également une nécessité pour moi, certes à un degré moindre, mais que je devais aussi le faire.

Faire l’impasse, est-ce bien raisonnable ?

L’autre fois, j’échangeais avec une jeune femme, noire elle aussi, et elle me disait : « Je ne me protège pas du soleil, car personne ne m’a encore démontré que les solaires créés pour des phototypes caucasiens sont efficaces ou protecteurs pour moi aussi ». Je lui ai répondu que je n’étais pas d’accord avec elle sur ce point, et que selon moi, ce n’était pas raisonnable de faire l’impasse sur les écrans. Ok, la peau noire absorberait moins d’UV (50 à 70% de moins), mais ce n’est certainement pas suffisant pour la « protéger » des méfaits des UV.

Ca t’est arrivé, en vrai ?

Je vais vous raconter une histoire. Il y a quelques années, je suis partie en vacances et malgré les palmiers et les étendues de sable blanc, on avait eu une semaine de temps assez pourrie. L’avant-dernier jour arrive et je me dis que je vais « rattraper » (quoi ??? Je ne sais pas trop). J’ai misé sur un SPF 15 étalé à la va-vite. Je me suis exposée sur ma plage préférée (une fournaise !) pendant 1h30, 2 heures peut-être, je ne me souviens plus. En revanche, le coup de soleil sur le buste, ça, je m’en souviens bien. La sensation de brûlure, les démangeaisons puis quelques jours plus tard, la peau pelée, je m’en rappelle comme si c’était hier. Je n’ai plus jamais commis cette erreur. Sachant en plus que le coup de soleil, c’est une brûlure, qu’il endommage les cellules et qu’à répétition, il est responsable de mélanomes (cancers de la peau).

Et quid des UVA ?

Certes une peau noire est relativement plus à l’abri des UVB, mais elle ne l’est pas pour autant des UVA. D’ailleurs, on reçoit tous, sans exception, de plus grandes doses d’UVA que d’UVB, et ce toute l’année. Et ceux-là ne sont bons pour personne. Ils pénètrent plus profondément (jusqu’au derme), entraînent un stress oxydatif important. Ils accélèrent aussi le vieillissement (rides, mais aussi taches, très présentes chez les peaux noires) et peuvent provoquer des cancers. Plus vicieux que les UVB, ils ne donnent aucun signal d’alerte.
Et je pense que ce qu’ils produisent sur une peau blanche, se produit aussi sur une peau noire. Certes, les coups de soleil ne sont pas fréquents chez les peaux noires (ça reste quand même à démontrer sur les phototypes claires notamment…). Mais il ne faut pas oublier que les UVA, eux, sont bien là et qu’ils sont dangereux pour tout le monde.

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Pourquoi une telle défiance ?

Oui, pourquoi cette jeune femme m’a-t-elle dit qu’elle ne faisait pas confiance aux produits solaires qui sont proposés par les marques ? Le fait est qu’elle n’est certainement pas la seule. Marie Delhinger avait partagé un post sur IG où elle s’insurgeait contre une jeune femme noire, en photo avec sa fille. Elles étaient sur une plage avec une légende du genre : « on n’a pas besoin de protection, notre peau aime/est habituée au soleil ». C’est d’ailleurs ce post qui m’avait donné l’idée de cet article au départ. Perso, j’ai également trouvé ça complètement stupide. Le pire exemple à donner à un enfant.

Mais force est de constater que moi avec mes SPF, je bricole en fait. Je prend un SPF 30 pour le corps et je baisse au bout d’une semaine. Mais est-ce la bonne stratégie, n’ai-je pas intérêt à rester à 30 pendant tout le temps des vacances ? Sur le visage, j’ai d’ailleurs toujours adopté la même stratégie, en cédant aussi à la baisse d’indice. Mais j’ai zéro repère.

Sinon, les études sur les peaux noires, ce serait possible SVP ?

Eh bien, à ma connaissance, en France en tous cas, il n’existe aucune étude sur les bienfaits protecteurs des écrans (chimiques ou minéraux) sur les peaux noires. Si vous en connaissez, merci de me dire où les trouver… Les tests pratiqués en laboratoire sur l’efficacité des filtres, le sont uniquement sur des peaux blanches. En clair, les SPF ne sont formulés que par rapport à des phototypes hyper clairs. Si l’on veut que tous les gens se protègent, il faut aussi mener des études sur les peaux noires (dont le spectre chromatique est extra large). Car finalement, on n’a concrètement, aucun moyen de savoir si les peaux noires ont besoin ou non d’un SPF, et si oui lesquels et si ces SPF les protègent réellement.

Ce que je demande aux spécialistes des produits solaires français : faites des études sur les peaux noires, sortez de votre zone confort. On sait tout sur la nécessité de protéger les peaux blanches, mais rien sur les peaux noires. Hors, un cancer de la peau mal diagnostiqué ou trop tardivement est fatal. Et il y en a aussi chez les peaux noires contrairement à ce qu’on dit, certainement pour se donner bonne conscience de ne pas faire l’effort de s’y intéresser. Et toc !

Par ailleurs, on sait très bien qu’une peau noire, plutôt habituée à un ensoleillement de zone tempérée, aura elle aussi besoin d’un temps d’adaptation quand elle passera dans une zone à ensoleillement plus intense.

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La protection universelle est un leurre

Au moment de formuler, il faudra évidement penser à formuler des produits qui ne blanchissent pas la peau notamment si les filtres sont minéraux. D’ailleurs, on doit pouvoir les enrober de pigments, non ?

Aux Etats-Unis des marques fondées par des entrepreneures noires se sont lancées sur le créneau. Unsun Cosmetics a lancé en 2016 des solaires teintés. Venus Williams, la joueuse de tennis vient de lancer ses solaires EleVen by Venus Williams en co-branding avec Credo, une chaîne américaine de boutiques très « clean beauty ». Ca me donne des idées, ahahah !

En France, rien à l’horizon, comme d’hab’, devrais-je dire. Rien du côté des leaders des produits solaires en tous cas. Les UVA endommagent l’ADN de ma voisine blonde aux yeux clairs, vous pensez qu’ils n’ont pas le même effet sur moi ? Je n’en suis pas si sûre. Je n’ai ni la science ni les moyens de le vérifier, mais vous, vous l’avez. Alors, que faites-vous ? Et ne me sortez pas que c’est un marché de niche, please !
Dans les années 70, beaucoup de femmes, ignorant les méfaits des UV, se faisaient cramer avec de la graisse à traire pour bien montrer qu’elles étaient parties en vacances… On a vu ce que ça a donnée en termes de santé publique. Dans les années 80, c’est l’information qui a permis le développement des produits solaires et la prévention.

Aujourd’hui, hormis quelques irréductibles (celles-là sont définitivement perdues), il est rarissime de voir des femmes à la peau blanche se livrer à ce genre d’exercice. Alors pourquoi ne pas délivrer des informations à destination des personnes à la peau noire ? Après tout, moi aussi j’ai peur du mélanome ! 🙁

Et vous la protection solaire pendant les vacances ? C’est une tannée ? Une sécurité ? C’est quoi votre stratégie anti-coups de soleil et anti-vieillissement ? Et sinon passez de belles vacances.

Ca faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé produits. Ca vous a manqué ? A moi aussi. Ces derniers temps, je n’avais plus trop envie de parler de cosmétiques, ça me paraissait léger, presque futile. Et puis, après avoir testé plusieurs soins, je me suis dit que ce serait pas mal de vous en parler. Tout n’est pas nouveau, mais vous me connaissez maintenant, vous savez que la surconsommation et la course à la nouveauté sont des no go zones pour moi. Alors voici ma petite review de l’été…

Je me rends compte que depuis tout ce temps, je n’ai jamais vraiment écrit un article sur la clean beauty, peut-être parce que ce concept est devenu une tarte à la crème rance et que « ça me saoule ». Eh oui, je ressens de moins en moins de sincérité derrière ce « concept ». Car oui, c’est avant tout un concept, à défaut d’être un label.

Peut-on trouver une définition ?

Si seulement ! Logiquement les produits qui se définissent comme clean, le sont par rapport à d’autres qui eux, ne le seraient pas. Une fois qu’on a dit ça, encore faut-il dérouler le fil et là on trouve dans le clean un véritable pêle-mêle. Depuis la liste d’ingrédients controversés, jusqu’aux bonnes notes (comme à l’école ahaha ! #applis) en passant par un packaging éco-responsable. Voilà comment le produit auto-proclamé clean apparaît toujours plus vertueux, enfin surtout plus vendeur… Car in fine, le but c’est bien de vendre.

Donc pas de définition en tant que telle, j’en ai peur. Imaginez un peu, en Europe on interdit l’utilisation de 1300 ingrédients dans les cosmétiques. Vous allez aux US, vous n’en avez plus qu’une trentaine interdits par la FDA (Food and Drug Administration) ! Vous imaginez le gap ??? Certaines marques vont éliminer les huiles essentielles. D’autres vont s’attacher à éliminer certains conservateurs ou parfums, alors que d’autres les plébisciteront. Sur aucun des deux continents on ne « diabolise » les mêmes ingrédients. Un produit considéré comme clean aux US, ne le sera pas aux uS et vice versa. Et je ne parle même pas de l’Asie… Bref, il n’y a aucune homogénéité.

Les arguments massues

Tout le monde y va de ses ingrédients épouvantails, de ceux « qu’on ne trouvera jamais chez nous ». On se base sur des études un peu spectaculaires (qui ne font pas toujours l’unanimité) pour exclure certains ingrédients et voilà comment on réinvente la roue. Et attention, n’allez pas croire que seuls les produits issus de la pétrochimie sont dans le collimateur. Les huiles essentielles, dont je parlais juste avant, ne sont pas mieux loties, pour cause de molécules allergisantes.
Bon, perso j’en ai un peu marre de ces black lists. D’abord parce que je ne suis pas chimiste. Ensuite, parce que plutôt que de brandir des black lists et de créer des peurs (parfois irrationnelles), je préfèrerais qu’on me dise : « voilà ce qu’on met dans nos formules ». Or ça, on n’en entend peu ou pas parler et c’est un problème.

Je fais beaucoup plus confiance à une personne qui m’explique ce qu’elle met dans sa formule et pourquoi elle le met, même si ça ne va pas forcément dans le sens du vent, qu’à une personne (qui arrive dans la cosméto par opportunisme…) qui m’explique qu’elle n’a pas mis ça, ça et ça tout simplement parce que ça faisait mauvais genre sur Yuka. Ah, la mauvaise note sur Yuka c’est un peu comme la chlamydia. Vaut mieux pas la choper car c’est pas facile de s’en débarrasser…

Clean du bout du monde, sérieux ?

Forcément quand on se penche sur les ingrédients sélectionnés, je pense qu’il serait aussi bon de se pencher sur leur provenance, leur mode de production et là, ce qui se présente comme « clean » le serait un peu moins. Quand on va chercher son huile de palme (bouhhhh !) à l’autre bout du monde (elles ont bon dos les cultures raisonnées dans un pays qui ravage chaque minute l’équivalent de 6 terrains de foot de forêt et de biodiversité. Vu sur Geo.fr). Même punition avec l’huile de coco. Les gens qui sont payés peanuts ou le petit singe maltraité que l’on oblige à monter des heures durant dans les cocotiers pour choper les noix. C’est clean ? Toujours pareil, ce qu’on ne voit pas, ce qui est loin, ce qui ne nous concerne pas, ça n’existe pas. Loin des yeux… Et n’allez pas croire que les labels bio s’en préoccupent…

Pour moi, le clean avec des ingrédients importés (bonjour le bilan carbone) qui détruisent la nature et bouleversent l’écosystème, ce n’est pas OK. Le clean qui s’assoit sur la condition animale, ce n’est pas ok non plus.

Quid d’un label ?

Plus qu’à la composition, il faudrait également s’attacher à tout un tas d’autres éléments et là, c’est la quadrature du cercle : packaging, sourcing, conditions de production, impact environnemental, etc. Evidemment, c’est un peu jusqu’au boutiste, mais, je pense qu’il y a un vrai manque de sincérité dans la démarche actuelle de pas mal de marques. Pas toujours volontaire, certes, mais je pense que beaucoup de gens ne voient le clean que par le prisme commercial et cette vision est vraiment trop réductrice.

Le label, ça parait compliqué (encore plus que le bio), puisqu’aucune marque, aucun pays, n’a les mêmes critères de sélection. Et aucune n’a intérêt à un label unique d’ailleurs, puisqu’aujourd’hui, le marketing d’une marque et la façon dont elle se démarque, repose principalement sur son caractère « propre », sur ce qu’elle prêche pour sa propre paroisse.

Alors, comme toujours, à nous, consommateurs, de faire preuve de vigilance, de recouper les infos, de ne pas prendre une note pour argent comptant (je vous raconterai une récente aventure à ce sujet) et de faire nos choix en conscience.

Et pour vous ? Le clean, info ou intox ? êtes-vous sensible à cet argument ou êtes-vous méfiant.e.s ?


Pour info, cette photo n’est là que pour illustrer le sujet. Elle présente les produits de ma routine actuelle. Ils n’ont rien à voir avec le sujet en lui-même, mais je vous en reparle bientôt, promis 😉

Avant, quand je travaillais dans la presse féminine, la femme idéale en couverture était forcément blonde au yeux bleus, et mince et jeune. Pas question de mettre un autre type en avant au risque de faire moins de ventes. La blonde « ça vendait mieux » que la brune ; la rousse, c’était hors de question ; quant à la noire, l’orientale ou celle aux yeux bridés, c’était même pas la peine d’y penser. Chronique d’un racisme ordinaire au pays de la beauty…

Trop de soins tue… la peau. Ok, dit comme ça, ça peut paraître un peu extrême, mais c’est vraiment la réflexion que je me suis faite quand j’ai vu les commentaires à l’un de mes posts Instagram. Ce post, je l’ai publié le vendredi 15 mai. Il parlait du fonctionnement nocturne de la peau. Et je terminais en demandant : « Et vous, c’est quoi votre routine beauté du soir ?

En attendant le « fameux » crash test de 60 millions de conso (c’est ironique, hein), je me suis dit que faire un post sur l’utilité des protections solaires serait bien à propos. D’abord parce que les journées ensoleillées ont été extrêmement nombreuses depuis début mars, ensuite parce qu’en ressortant de nos tanières, il serait peut-être intéressant de savoir si se protéger des UV en ville a véritablement un sens.

Qui l’eut cru ? Deux mois pleins ou presque enfermés H24. Deux mois à ne presque plus sortir, à ne plus pouvoir faire mon running dominical ou à aller à la salle, à communiquer uniquement par visio, par WhatsApp etc. Je ne sais pas vous mais moi, comme je vous le racontais dans un précédent post, j’ai tout de suite cherché à en faire une « opportunité », je voulais voir le verre à moitié plein, confinement oblige. Mais rien ou presque ne s’est passé comme prévu. Maintenant c’est l’heure du bilan !

Mine de rien, rester des semaines entières enfermé.e.s, c’est pas forcément bon pour le glow. Alors que faire ? Bon, on peut forcer sur le maquillage, en particulier à la sortie du confinement, mais je ne suis pas certaines que ça fasse la blague ou même que votre peau apprécie ce brutal retour au réel. Et je la comprends. Et sinon, la vitamine C, on en parle ?

Supporter l’enfermement n’est pas facile pour tout le monde. Bien sûr on a plein de fenêtres sur l’extérieur, réelles ou virtuelles, sur le monde même. Nous avons la possibilité de sortir, nous ne sommes pas en prison pour la grande majorité d’entre nous. Mais pour autant, on peut quelquefois se laisser gagner par l’anxiété, la mélancolie, le stress ou la tristesse. Alors on fait comment ?

On n’est pas tous égaux devant le confinement. Certains rattrapent des mois de déficit de sommeil. D’autres se jettent dans le sport comme si demain n’existait pas (en même temps, on peut pas dire qu’ils aient tout à fait tort, hein !), d’autres, comme moi, bossent également comme si demain n’existait pas, mais là je me suis bien calmée… Vous voulez faire autre chose que vous agiter comme un hamster dans sa roue? Vous voulez faire autre chose que « binger » des séries sur Netflix jusqu’à l’overdose ? J’ai une idée !