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clean beauty

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Ca faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé produits. Ca vous a manqué ? A moi aussi. Ces derniers temps, je n’avais plus trop envie de parler de cosmétiques, ça me paraissait léger, presque futile. Et puis, après avoir testé plusieurs soins, je me suis dit que ce serait pas mal de vous en parler. Tout n’est pas nouveau, mais vous me connaissez maintenant, vous savez que la surconsommation et la course à la nouveauté sont des no go zones pour moi. Alors voici ma petite review de l’été…

Faire des cosmétiques clean, c’est très bien. Mais le clean ce n’est pas qu’une question de formule débarrassée des « ingrédients polémiques » comme on entend un peu trop souvent. J’en parle dans mon dernier article…

Hélène Azancot a fait toute sa carrière chez le leader mondial des cosmétiques. Au cours de ces années, elle a développé une réelle affinité pour une nouvelle cosmétique, plus respectueuse de la peau mais également de l’environnement. Et elle a créé sa propre marque : Yodi. Des produits qui ont la particularité d’être… en poudre !

Allez, à vos écouteurs, c’est l’heure de Beauty Toaster.

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Je me rends compte que depuis tout ce temps, je n’ai jamais vraiment écrit un article sur la clean beauty, peut-être parce que ce concept est devenu une tarte à la crème rance et que « ça me saoule ». Eh oui, je ressens de moins en moins de sincérité derrière ce « concept ». Car oui, c’est avant tout un concept, à défaut d’être un label.

Peut-on trouver une définition ?

Si seulement ! Logiquement les produits qui se définissent comme clean, le sont par rapport à d’autres qui eux, ne le seraient pas. Une fois qu’on a dit ça, encore faut-il dérouler le fil et là on trouve dans le clean un véritable pêle-mêle. Depuis la liste d’ingrédients controversés, jusqu’aux bonnes notes (comme à l’école ahaha ! #applis) en passant par un packaging éco-responsable. Voilà comment le produit auto-proclamé clean apparaît toujours plus vertueux, enfin surtout plus vendeur… Car in fine, le but c’est bien de vendre.

Donc pas de définition en tant que telle, j’en ai peur. Imaginez un peu, en Europe on interdit l’utilisation de 1300 ingrédients dans les cosmétiques. Vous allez aux US, vous n’en avez plus qu’une trentaine interdits par la FDA (Food and Drug Administration) ! Vous imaginez le gap ??? Certaines marques vont éliminer les huiles essentielles. D’autres vont s’attacher à éliminer certains conservateurs ou parfums, alors que d’autres les plébisciteront. Sur aucun des deux continents on ne « diabolise » les mêmes ingrédients. Un produit considéré comme clean aux US, ne le sera pas aux uS et vice versa. Et je ne parle même pas de l’Asie… Bref, il n’y a aucune homogénéité.

Les arguments massues

Tout le monde y va de ses ingrédients épouvantails, de ceux « qu’on ne trouvera jamais chez nous ». On se base sur des études un peu spectaculaires (qui ne font pas toujours l’unanimité) pour exclure certains ingrédients et voilà comment on réinvente la roue. Et attention, n’allez pas croire que seuls les produits issus de la pétrochimie sont dans le collimateur. Les huiles essentielles, dont je parlais juste avant, ne sont pas mieux loties, pour cause de molécules allergisantes.
Bon, perso j’en ai un peu marre de ces black lists. D’abord parce que je ne suis pas chimiste. Ensuite, parce que plutôt que de brandir des black lists et de créer des peurs (parfois irrationnelles), je préfèrerais qu’on me dise : « voilà ce qu’on met dans nos formules ». Or ça, on n’en entend peu ou pas parler et c’est un problème.

Je fais beaucoup plus confiance à une personne qui m’explique ce qu’elle met dans sa formule et pourquoi elle le met, même si ça ne va pas forcément dans le sens du vent, qu’à une personne (qui arrive dans la cosméto par opportunisme…) qui m’explique qu’elle n’a pas mis ça, ça et ça tout simplement parce que ça faisait mauvais genre sur Yuka. Ah, la mauvaise note sur Yuka c’est un peu comme la chlamydia. Vaut mieux pas la choper car c’est pas facile de s’en débarrasser…

Clean du bout du monde, sérieux ?

Forcément quand on se penche sur les ingrédients sélectionnés, je pense qu’il serait aussi bon de se pencher sur leur provenance, leur mode de production et là, ce qui se présente comme « clean » le serait un peu moins. Quand on va chercher son huile de palme (bouhhhh !) à l’autre bout du monde (elles ont bon dos les cultures raisonnées dans un pays qui ravage chaque minute l’équivalent de 6 terrains de foot de forêt et de biodiversité. Vu sur Geo.fr). Même punition avec l’huile de coco. Les gens qui sont payés peanuts ou le petit singe maltraité que l’on oblige à monter des heures durant dans les cocotiers pour choper les noix. C’est clean ? Toujours pareil, ce qu’on ne voit pas, ce qui est loin, ce qui ne nous concerne pas, ça n’existe pas. Loin des yeux… Et n’allez pas croire que les labels bio s’en préoccupent…

Pour moi, le clean avec des ingrédients importés (bonjour le bilan carbone) qui détruisent la nature et bouleversent l’écosystème, ce n’est pas OK. Le clean qui s’assoit sur la condition animale, ce n’est pas ok non plus.

Quid d’un label ?

Plus qu’à la composition, il faudrait également s’attacher à tout un tas d’autres éléments et là, c’est la quadrature du cercle : packaging, sourcing, conditions de production, impact environnemental, etc. Evidemment, c’est un peu jusqu’au boutiste, mais, je pense qu’il y a un vrai manque de sincérité dans la démarche actuelle de pas mal de marques. Pas toujours volontaire, certes, mais je pense que beaucoup de gens ne voient le clean que par le prisme commercial et cette vision est vraiment trop réductrice.

Le label, ça parait compliqué (encore plus que le bio), puisqu’aucune marque, aucun pays, n’a les mêmes critères de sélection. Et aucune n’a intérêt à un label unique d’ailleurs, puisqu’aujourd’hui, le marketing d’une marque et la façon dont elle se démarque, repose principalement sur son caractère « propre », sur ce qu’elle prêche pour sa propre paroisse.

Alors, comme toujours, à nous, consommateurs, de faire preuve de vigilance, de recouper les infos, de ne pas prendre une note pour argent comptant (je vous raconterai une récente aventure à ce sujet) et de faire nos choix en conscience.

Et pour vous ? Le clean, info ou intox ? êtes-vous sensible à cet argument ou êtes-vous méfiant.e.s ?


Pour info, cette photo n’est là que pour illustrer le sujet. Elle présente les produits de ma routine actuelle. Ils n’ont rien à voir avec le sujet en lui-même, mais je vous en reparle bientôt, promis 😉

Trop de soins tue… la peau. Ok, dit comme ça, ça peut paraître un peu extrême, mais c’est vraiment la réflexion que je me suis faite quand j’ai vu les commentaires à l’un de mes posts Instagram. Ce post, je l’ai publié le vendredi 15 mai. Il parlait du fonctionnement nocturne de la peau. Et je terminais en demandant : « Et vous, c’est quoi votre routine beauté du soir ?

Aïmara Coupet n’est pas une novice dans la beauté et dans le maquillage en particulier. Au cours de sa carrière, elle a su développer une vraie expertise dans les produits du teint. Pas étonnant que quelques années plus tard, elle décide de créer B+Radiance, sa propre marque de fonds de teint.

On le connaît peu et pourtant, sans lui Kure Bazaar n’aurait peut-être pas vu le jour. Avec sa complice Kartika Luyet, il y a plus de 10 ans, il a créé l’un des tout premiers vernis clean, à une époque où on n’entendait parler que de vernis semi-permanents. Autant dire que la proposition de ces deux-là étaient aux antipodes de la tendance du moment. Et pourtant, Kure Bazaar était bien à l’aube d’une révolution majeure dans la beauté.

A l’heure où les consommateurs rejettent les conservateurs, la solution serait soit d’en choisir des naturels, soit de pouvoir en réduire la quantité, soit de pouvoir s’en passer. Mais il vaudrait mieux oublier la dernière solution (voir mon dernier post Conserver ou simplifier). Il existe cependant une autre voie. Entre process de fabrication inspirés de la pharmacie et packagings innovants, ce ne sont pas les options qui manquent.

Suprenante marque débarquée de nulle part (enfin si, du Canada, via la Grande-Bretagne en fait) en 2013. Une époque où la notion d’indie brand n’existait pas encore et où Instagram en était à de simples balbutiements. Créée par Brandon Truaxe et Nicola Kilner, Deciem a donné naissance à l’un des plus gros succès cosmétiques de ces dernières années : The Ordinary. Mais 2019, a été une année noire qui sera marquée par le décès accidentel de Truaxe. Nicola Kilner a repris les rennes et dirige désormais The Abnormal Beauty Company, sans jamais perdre de vue la vision et l’esprit de son celui qui l’avait créée.

Cette ITW a été diffusée la 1ère fois en juillet 2018. Depuis, Horace en a fait du chemin. Pubs dans le métro, pop ups et dernièrement un parfum. Quoi ? Votre mec prend encore son after shave pour une eau de toilette ? Il ne sait toujours pas ce qu’est une crème hydratante et son shampooing fait aussi gel douche ? Il est urgent de lui faire découvrir cet épisode de Beauty Toaster.

Derrière l’apparente coolitude d’Horace, se cache un concept hyper sérieux et le désir sincère de créer des produits aux formules les plus clean possibles. Comme le dit si bien Marc : « c’est pas parce qu’on est des mecs qu’on a envie de se mettre n’importe quoi sur la peau ». On est bien d’accord !

Allez, à vos écouteurs, c’est l’heure de Beauty Toaster.

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