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Des formules revues et corrigées

Plus polluant qu’un vernis ou qu’un dissolvant, tu meurs. On ouvre un flacon, on comprend tout de suite. Sans parler de certains ingrédients néfastes pour notre propre santé. Pourtant des alternatives existent et il faut s’en saisir ! Une fois n’est pas coutume, j’ai choisi de vous faire un petit débrief de mes récentes découvertes dans ce domaine.

Remover to go de NailmaticSon originalité, c’est sa galénique : c’est une crème dissolvante, ce qui est plutôt inédit. encore que, je me souvienne avoir reçu un jour un mini dissolvant en tube, mais tellement chimique  ! Celui-ci contient des huiles, des cires, mais également entre autres solvants, du propylène carbonate (en 1ère place de la liste Inci), plus quelques ingrédients décriés, mais pas toujours pour de « bonnes raisons ». Dans formule, cependant, pas mal contient pas mal de cires et d’huiles aussi. Ce n’est donc pas le plus clean des dissolvants, mais à sa décharge, il est hyper pratique et élimine le vernis très rapidement sans  dessécher les ongles.

L’Eau Dissolavante Green de Manucurist. Elle n’est pas hyper récente (sortie courant 2018), mais c’est le produit le plus clean que je connaisse dans cette catégorie. C’est la suite logique des vernis green, lancés par la marque l’année dernière et dont je vous parlais dans le post  Les vernis Green de Manucurist, ils sont comment ? . Cette eau est constituée à 100% d’ingrédients d’origine végétale, comme des extraits de blé,  de maïs, de sucre de canne. Zéro acétone, zéro acétate d’éthyle (tout est écrit dessus !). Revers de la médaille, il ne va pas éliminer le vernis d’un seul coup, la rapidité n’est pas son fort. En revanche, si vous vous voulez avoir des ongles sains à la fin de l’opération, c’est lui qu’il vous faut. Question de cohérence aussi : vouloir un produit hyper actif pour retirer un vernis clean, n’a aucun sen, on est d’accord…

Alerte nouvelle marque : le vernis Gitti. C’est une toute jeune marque allemande. Sa créatrice, Jenni Baum-Minkus, travaillait chez un géant du soda (vous savez celui qui aurait inventé le Père Noël…) avant de « voir la lumière » et de faire un virage à 180°. Elle est devenue prof de yoga  et s’est lancée dans le business de la beauté en créant il y a quelques mois, un vernis à 55% constitué d’eau et zéro ingrédient chimique. A peine lancés, les vernis de Jenni ont cartonné au point qu’elle s’est retrouvée sold out (en rupture de stock) en quelques jours. Seulement 4 produits (dont une base) et de jolies couleurs dans les rouges, garantis sans pigment d’origine animale (cf. mon post sur les cochenilles). Le seul reproche qu’on pourrait lui faire :  son manque de brillance. Mais il faut savoir ce que l’on veut, hein… Avoir le même pouvoir plastifiant qu’un ingrédient chimique n’est pas possible pour l’instant. Et puis, est-ce bien souhaitable, finalement ? Une Solution : lui ajouter un top coat green lui aussi, comme celui de Manucurist. (Gitti est une exclu Bon Marché).

 

 

 

 

L’huile de palme, on en parle ?

Au milieu des années 90, le graal du secteur cosmétique, c’était les silicones. Je me souviens de ma collègue de bureau qui avait lâché un jour : « chez XX, ils ont dû acheter une mine de silicones, c’est pas possible, ils en mettent partout ! ».
Bon, le silicone à l’état brut n’existe pas bien sûr. Mais ce qu’elle disait en exagérant à mort était vrai. Les silicones étaient partout. Pas chers, ils permettaient d’avoir un rendu cosmétique velouté, non gras, brillant… Crèmes, shampooings, sérums, aucune texture « confortable » digne de ce nom sans silicones.
Sur les cheveux on s’est assez vite rendu compte que c’était une plaie avec les shampooings 2 et même 3-en-1 notamment. Remember ces produits qui rendaient les cheveux secs comme des coups de trique (c’est une expression de vieux pas vraiment appropriée, mais j’adore !).

Mais la vague du naturelle a eu raison d’eux. Et il aura fallu attendre une vingtaine d’années tout de même. Les silicones ne sont plus du tout en odeur de sainteté et font désormais partie de ces ingrédients décriés pour des tas de raisons justifiées. Dimethicones, dimethiconol,  et autres cyclopentasiloxane sont relargués en quantités démentes dans les eaux usées tous les jours sur toute la planète et se retrouvent dans les océans où leur présence affecte forcément l’éco-système.

Problème : par quoi les remplacer ? J’ai assisté à une conférence au salon In-Cosmetic qui se tenait à Paris il y a quelques semaines. C’est un grand salon qui rassemble cosmétologues, chimistes et autres fournisseurs d’ingrédients. Et j’avoue que j’en suis sortie absolument dépitée. Les silicones étant devenus persona non grata, l’industrie a trouvé comment les remplacer. Et vous savez quel est le nouveau Graal ? L’huile de palme ! Franchement j’en croyais pas mes p’tites oreilles. L’huile de palme quoi ! Celle qu’on traque dans tous nos produits alimentaires (je sais pas vous, mais moi, j’achète le moins de produits transformés possible car elle y est présente à des doses élevées) parce qu’elle est mauvaise pour la santé, n’en déplaise aux fans de cette « pâte à tartiner » !

palmiers, huile de palme

 

L’huile de palme qui détruit des hectares de forêt partout dans le monde (de l’Asie à l’Amérique du Sud), qui décime la faune, épuise les sols, appauvrit et chasse les populations autochtones. Le calcul est simple : quelques arbres produisent tellement et pour pas cher ! Et en plus, l’huile de palme, c’est NA-TU-REL ! Et n’est-ce pas ce que veulent les consommateurs ? Et voilà comment les industriels retournent et pervertissent un argument qui était à l’origine plutôt de bon sens. J’ai interviewé Gay Timmons, la fondatrice de Oh Oh Organic, une entreprise californienne spécialisée dans les matières premières bio, durables et non OGM, à destination de l’industrie cosmétique.

Elle m’a montré un schéma : 1 hectare de palmiers produit 37 tonnes d’huiles par an. Contre 4 tonnes pour un hectare de soja ou encore 5 pour l’huile tournesol. Vous voyez le problème ? Evidemment avec un tel rendement, celui qui détient la terre où poussent ces palmiers peut se faire un paquet d’argent. Alors comme dans beaucoup de pays, si vous avez le pouvoir, vous avez l’argent et vice versa, on exproprie et on expulse les petits propriétaires, on crée de grandes exploitations de palmiers hyper rentables qui sont dirigées par des familles puissantes ou par des compagnies étrangères tout aussi puissantes et voilà ! L’huile de palme est massivement utilisée dans les cosmétiques et depuis des années. La demande est forte. Les producteurs et les industriels ne s’embarrassent pas de considérations écologiques, sanitaires ou humanistes.

Alors certains (surtout dans l’agro-alimentaire, suivez mon regard…) ont voulu nous faire avaler qu’on pouvait produire de l’huile de palme éco-responsable, bio et je ne sais quel autre argument pourri encore. Dites-vous bien que les contrôles sur les modes de production sont quasi inexistants. En tous cas ceux qui importent cet ingrédient n’ont aucune garantie qu’il soit produit de façon éco-responsable, surtout lorsqu’ils passent par tout un tas d’intermédiaires qui se « rincent » au passage. Et pour l’huile de palme à visée cosmétique, même punition. Caroline Greyl, lorsqu’elle a arrêté d’utiliser l’huile de palme pour fabriquer l’Huile Leonor Greyl, l’a fait non seulement suite à une prise de conscience écologique,  mais également parce qu’elle avait découvert que son fournisseur n’avait rien de vertueux, contrairement à ce qu’elle croyait (réécoutez son interview épisode 44). Eh oui ! Comment être certaine quand vous vivez à des milliers de kilomètres du pays fournisseur, que ce qu’on vous dit est vrai ? L’huile de palme est massivement utilisée dans les cosmétiques et depuis des années. La demande est forte. Producteurs et industriels ne s’embarrassent pas de considérations écologiques, sanitaires ou humanistes.

palmiers, huile de palme

Gay Timmons a choisi une autre voie. Les palmiers, qui produisent cette huile, poussent sur toute la ceinture équatoriale. Gay a choisi une huile produite en Equateur. Déjà, c’est plus près de chez elle que l’Indonésie. Elle travaille, non pas avec une grosse firme, mais avec environ 200 petits propriétaires. Le regroupement Palm Done Right intègre culture bio, commerce équitable et surtout éducation auprès de ces petits producteurs. L’éducation est la clé, comme souvent. Il apprend aux paysans locaux à bien faire pousser les arbres, à les traiter sans pesticides, à alterner les cultures pour ne pas épuiser les sols, à replanter quand c’est nécessaire… L’idée étant d’en faire une ressource durable. Si vous êtes comme moi, plutôt sceptique, il existe un site sur la production d’huile de palme durable. Il s’appelle palmdoneright.com et Oh oh Organic en est partenaire.
Malheureusement, je doute que les gros industriels se tournent vers de petits producteurs pour se fournir dans cet ingrédient tant la demande est forte. Ce marché a aiguisé bien trop de gros appétits. BASF a ainsi présenté son déviré d’huile de palme soit disant vertueux parce que labellisée Cosmos, Natrue (je vous rappelle qu’on paie pour obtenir un label !) et forcément (ahaha !) compatible avec la norme Iso 16128 (celle-là même qui accepte les ingrédients synthétiques, cherchez l’erreur…). Tu parles d’un gage de qualité et de transparence ! Croyez-vous que cette entreprise, fournisseur mondial, se tournera vers de petits producteurs pour fabriquer son « super » ingrédient ?

L’huile est le deuxième ingrédient le plus utilisé dans l’industrie cosmétique (après l’eau j’imagine) et la production vertueuse ne fait pas encore partie de son cahier des charges. Le pas cher, le rentable, oui, et tant pis s’il faut déforester, exterminer, et à terme menacer notre survie. L’industrie cosmétique qui aurait gagné à se débarrasser de cette plaie va donc continuer à aggraver la situation de l’Indonésie et dans tous les pays où poussent ces palmiers. Mon conseil : regardez bien, encore une fois, la liste des ingrédients sur vos produits et si vous voyez coco caprylate, oleyl linoleate, caprylic capric tryglicéride, isopropyl palmitate… C’est de l’huile de palme ! Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Pour info : les photos de palmiers que j’ai choisies pour illustrer ce post n’ont rien à voir avec la production d’huile de palme. Ceux-là poussent heureux au milieu d’autres espèces et essence préservées, dans le magnifique Jardin de Balata en Martinique. L’un de mes endroits préférés sur terre. Si vous avez la chance d’y aller un jour, faites-leur coucou de ma part 😉

 

Pollution et recyclage, on en parle ?

Les bouteilles en plastique, c’est 500 milliards d’unités consommées chaque année dans le monde. Mais il n’y a pas que les bouteilles d’eau qui polluent. Les sacs en plastique aussi. En fait, tout contenant qui est voué à finir sa vie dans une poubelle est une source de pollution. On le voit tous les jours dans nos réfrigérateurs et on le voit aussi dans nos salles de bain. Un tube de crème terminé ou pas, un mascara desséché, et je ne parle pas de ces tonnes de crèmes, sérums etc. qui se déversent dans la nature chaque jour.

C’est assez dramatique de se dire que même en faisant gaffe à plein de trucs, comme utiliser des produits bio que ce soit en cosmétiques ou en hygiène, utiliser des recharges, nettoyer sa maison avec des produits moins toxiques, fabriquer sa propre lessive… on participe quand même chaque jour au déclin de la planète.
Ca m’interpelle depuis plusieurs années et de plus en plus depuis que j’ai commencé Beauty Toaster le podcast. Au-delà des formules, la question des packagings se pose également et là, ce sont les Indie Brands qui montrent la voie.

Entre formules solides, élimination des emballages inutiles, matériaux recyclables, flacons rechargeables ou en verre, elles sont toutes  pour la plupart, en pointe ou tentent de l’être. Quand de grands acteurs en sont encore à, soi-disant « chercher des solutions ». Bah, elles existent les solutions, il faut juste avoir un peu de « courage », si tant est que sauver notre planète relève du seul « courage ».

Perso, j’ai toujours trouvé les blisters (papiers transparents qui scellent les boîtes, dans les parfumeries notamment) totalement incompréhensibles. Surtout que l’on trouve parfois jusqu’à 3 enveloppes pour un seul produit. Le blister + la boîte + la protection qui empêche le flacon de se balader dans ladite boîte. C’est beaucoup pour un pot de 30 ml tout de même ! Ah oui, j’ai oublié la notice imprimée sur un autre morceau de papier ! Dieu merci le blister est en voie de disparition (mais pas encore en parfumerie hélas), certaines entreprises le remplacent même par un équivalent en cellulose issu du maïs par exemple. Donc les solutions existent bel et bien !

REN, plastique recyclé, pollution, écoresponsable

Par ailleurs, le recyclage des flacons et tubes en plastique pose aussi problème. Déjà savoir que la fabrication d’une bouteille en plastique nécessite 1/4 de son volume en pétrole pour être produite, ça calme… Du coup, certaines marques font le choix de l’aluminium ou du verre. Mais on commence aussi à voir des contenants en plastique recyclé apparaître, d’autres constitués d’algues (comme l’agar agar). Le « problème » (selon les marques…) c’est qu’il n’est pas transparent et que ça, paraît-il, ça gène le consommateur, que l’acheteur veut voir ce qu’il y a dans le flacon et que celui-ci se doit donc d’être transparent comme le cristal. Mais à quel prix ? J’aimerais bien qu’on me montre un jour le sondage qui atteste cette exigence. Si vous le trouvez, faites-moi signe !  Non, les consommateurs n’ont jamais exigé de packs transparents et ne se détourneront pas d’un produit embouteillé dans un flacon en plastique recyclé.

Certaines marques sautent le pas comme REN avec sa ligne corps aux algues, qui utilise des matières hybrides (plastique recyclé récolté dans les océans et bouteilles recyclées). Alors ouais, ce plastique n’est pas transparent, il est même un peu gris, mais où est le problème ? Après tout si la formule est bonne. Sachant que ce flacon terminera à la poubelle, je me fiche bien de sa transparence. Je préférerais amplement avoir plus de transparence dans les formules que dans les packagings. A bon entendeur… Bon à savoir : la transparence d’un plastique suppose que l’on ajoute des filtres anti-UV dans la formule pour éviter à son contenus (les gels douches notamment mais pas que…) de virer au jaune sur l’étagère du magasin. C’est pas fou, ça ?

C’est le devoir des marques de prendre leurs responsabilités. Longtemps, elles ont été obnubilées par leurs marges, il est grand temps qu’elles changent de braquet et s’intéressent plus à notre santé et à celle de planète, qu’à leurs actionnaires… De toutes les façons, ceux qui auront le dernier, c’est nous, nous les consommateurs, à l’autre bout de la chaîne. Donc si nous décidons de favoriser les entreprises qui oeuvrent dans le sens de l’Histoire (moins de PVC, plus de matériaux recyclables comme l’aluminium ou le verre…) et dans l’intérêt de notre survie (et ça vaut pour tous les domaines), les  entreprises concernées n’auront pas d’autres choix que de suivre.

Qu’en pensez-vous ? Vous aussi, les packagings plastiques de la cosméto vous posent problème ? N’hésitez pas à partager, votre opinion ou votre sentiment sur la question.

La maquillage, c’est aussi de la cosméto !

Vous le savez, si vous écoutez Beauty Toaster, on avale quelques kilos de rouge à lèvres dans sa vie. Rien de dramatique a priori, juste un ou deux kilos, mais quand même… Pendant qu’on se préoccupe des crèmes, des soins et des shampooings, on s’intéresse finalement très peu au maquillage. Et ça, ce n’est pas normal !

Grâce à l’interview de Nicolas Gerlier créateur de La Bouche Rouge et plus récemment à celle d’Alexis Robillard créateur d’All Tigers, vous avez certainement réalisé à quel point ce fard n’est pas très sain. Il est sacrément pétrochimique même, mais pas que…

A la suite de mon interview avec Alexis, j’ai réalisé que la pétrochimie n’était qu’un aspect du problème. Le rouge à lèvres contient toutes sortes de substances y compris des substances animale. Comme ce fameux carmin issu de la cochenille (Dactylopius coccus), un petit insecte qui vit sur des cactus en Amérique du sud. On sacrifie des milliers de ces petits insectes pour produire le fameux carmin. On va y penser la prochaine fois qu’on verra sur un packaging qu’un rouge à lèvres est cruelty free et/ou végan. Le cruelty free comme le végan sont la « tarte à la crème » rêvée pour mettre sous le tapis un tas de choses pas très avouables.

Soyons clair : votre rouge à lèvres n’aura pas été testé sur les animaux, c’est vrai. Rien de nouveau sous le soleil, ces tests sont interdits par la réglementation européenne depuis 2013. Mais celle-ci ne concerne que les produits fabriqués en Europe. Quid des rouges qui sont fabriqués en Asie ou aux Etats-Unis ? Il paraît que 80% des pays dans le monde pratiquent encore ce genre de tests ignobles. Et par ailleurs, la réglementation n’interdit pas le broyat d’insectes.
Donc le rouge à lèvres bien rouge qui se voudrait naturel, voire végan, ne l’est pas. D’autant moins végan et d’autant moins green que, pour obtenir un colorant rouge très pur, on mélange la poudre d’insectes à de l’ammoniaque ou du carbonate de sodium, qu’on asperge ensuite d’une grande rasade de sels d’aluminium. Tout va bien 🙁 !

rouge à lèvres liquide, green, clean, vegan

Le rouge à lèvres est une rente en cosmétiques. des matières premières pas chères et il s’en vend presqu’un milliard chaque année dans le monde, c’est dire si les pauvres petites cochenilles ne font pas le poids. Le rouge à lèvres est une rente pour les colosses de la beauté, mais pas pour notre santé ! A moins que quelques outsiders ne changent la donne. All Tigers a ouvert les paris en créant les rouges à lèvres liquides les plus clean, green et éthiques possibles (sans carmin donc). Ils sont super confortables car à base d’huiles et de cires végétales et existent en 12 teintes. Alexis Robillard explique très bien pourquoi il a décidé de se lancer dans cette aventure un peu folle. Si vous ne l’avez pas encore fait, je vous invite à écouter l’interview qu’il m’a accordée, c’était le 6 février dernier (épisode 48). Il raconte comment lui est venue cette idée, jusqu’à son engagement dans l’organisme international 1% Pour la Planète, pour la sauvegarde des tigres. Dès qu’on achète un rouge à lèvres All Tigers, on contribue à leur protection en Asie. C’est pas si souvent qu’une marque de maquillage s’engage !

Je trouve cette démarche super intéressante et surtout inspirante. Il faut que d’autres marques suivent. Il faut aussi (mais c’est peut-être totalement utopique) que nous les femmes exigions des rouges à lèvres plus sains, et qu’ils soient d’un bout à l’autre de la chaîne REELLEMENT CRUELTY FREE ! C’est peut-être ce levier (celui du porte-monnaie, de la CB, appelez-le comme vous voudrez !) qui fera bouger les choses. Huiles minérales et substances toxiques n’ont juste rien à faire dans un rouge ! Et à une époque où les filles se maquillent de plus en plus jeunes, il serait peut-être temps que cela change, non ?

Le retour en grâce de l’huile

Les PEGS, les silicones, les conservateurs (bon, ça dépend lesquels, quand même…) et tout le reste, on a décrété qu’on n’en voulait plus. Bon alors on fait quoi ? On arrête tout ? On sort dans la rue sans crème, sans protection aucune et on s’en remet à la chance ? Dans un environnement sain, sans pollution, sous un climat tempéré ou sous une cloche de verre tiens, en mode aquaponie, ce serait peut-être jouable. Mais on le trouve où l’environnement sain quand on vit en ville ? Partir se mettre au vert ? Même en rase campagne les abeilles sont plus vulnérables que sur les toits de Paris. Quelque chose ne tourne pas rond, effectivement… Au quotidien, 365 jours par an, on doit sortir, travailler, emmener les enfants à l’école, se nourrir, voyager dans les transports en commun, faire du sport, avoir une vie sociale quoi !

Et si la solution était la simplification cosmétique ? Aller vers des formulations minimalistes, comme le conseillait Pascale Brousse (épisode #50 Le monde change, la beauté aussi ). Accepter de ne plus avoir de soins « confortables », préférer des produits sans parfums synthétiques, sans promesses de « floutage » de rides (ahahah !) ou de teint éclatant. En cosméto, comme en écologie (les deux sont liés d’ailleurs), il faut raisonner avec logique : on ne peut pas vouloir un air plus sain et continuer à rouler en 4X4 pour aller chercher sa baguette. pareil en cosmétiques. On ne peut pas réclamer des formules « sans » et chercher à « réduire » la profondeur de ses rides à grandes rasades de crèmes « miracles ». Si on veut des formules plus saines, il va falloir faire des CON-CE-SSIONS. Et cela passe d’abord par ne plus vouloir le mouton à le mouton à cinq pattes : la crème qui vous fait gagner 10 ans (enfin dans la pub en tous cas…), mais qui contient zéro chimie ! Ca n’existe pas.

Et si la solution était de s’en remettre à des soins hyper basiques. Je pense à ma mère qui a 80 ans. Elle n’a jamais été une grande fan de maquillage. A part de la poudre et un rouge à lèvres rouge, je ne l’ai jamais vue mettre de mascara et encore moins de fond de teint. Sa routine quotidienne, c’était une crème hydratante, un lait démaquillant et une lotion qui venaient tous les trois du supermarché.  Certes, sa peau a perdu en graisse et en fermeté avec le temps, mais elle est finalement très, très peu marquée. Vous me direz, c’est génétique. Bah non, parce que la génétique n’intervient qu’à hauteur de 10% dans le processus de vieillissement, tous les scientifiques le disent. A 90% le vieillissement est dû à l’alimentation, l’environnement, le stress et les (mauvaises) habitudes (trop de soleil, trop de cigarettes, pas assez de sommeil, trop d’actifs etc.).

J’ai pris du patrimoine génétique de ma mère et de mon père aussi (qui lui non plus ne fait pas son âge), mais j’ai quand même un mode de vie citadin que je compense tant bien que mal en faisant du sport, en mangeant le mieux possible (des légumes  tous les jours et pas forcément bio…). Je mange de la viande (mais de moins en moins…), du gluten, du sucre, bref, les graines germées et moi… Je suis d’un naturel assez stressé même si j’essaie de me soigner, ahahah ! En cosmétiques, j’ai toujours été très accro à l’innovation, sans jamais trop regarder les listes INCI, mais ça c’était avant… L’expérience et l’information ont fait leur chemin (à 50 ans passés, il était temps !) et j’ai petit à petit glissé vers des produits que je n’aurais même pas imaginer faire entrer dans ma salle de bain il y a à peine 5 ans en arrière.

Et pourtant, vu mon âge, vous me direz que c’est peut-être pas le moment de lâcher la pression #ménopause, #hormones. Bah, je pense justement que c’est le bon moment pour le faire. Une crème ne vous empêchera jamais d’avoir des rides, au mieux elle vous les floutera (et encore le résultat reste très subjectif) mais à grandes rasades de silicones. Rien de plus à espérer car comme me l’avait dit Odile Vilain il y a quelques années : quand la fibre est cassée, on ne peut pas réparer. Et puis qu’est-ce qui est le plus important pour vous ? Planquer quelques rides ou avoir une peau bien nourrie, bien hydratée, confortable, qui respire la santé. Perso, je vote pour la seconde option !

Basique. Pour une peau radieuse au saut du lit, en fait on n’a jamais rien fait de mieux qu’une bonne nuit de sommeil. Pourvu qu’on facilite le travail de l’organisme. Manger trop et boire de l’alcool dans la soirée, c’est à coup sûr un drainage au ralenti et des yeux bouffis le lendemain. Donc même la crème la plus chère du monde aura beaucoup de mal à vous faire perdre 10 ans ! Boire aussi suffisamment d’eau comme le conseillent Cécile Cotten ou encore Marielle Alix. Elles en parlent très bien dans les épisodes que je leur ai consacrés (#21 et #37).

Simple. Depuis plusieurs mois, à la place de la crème de nuit, je suis devenue une grande fan de l’huile, qui reste encore le meilleur moyen de garder une peau hyper confortable, surtout l’hiver. J’avais commencé il y a 2 ans à utiliser la sublime huile de Vintner’s Daughter dont je vous parlais dans un post de 2017. Mais une huile peut tout à fait remplacer une crème de jour. L’avantage de l’huile c’est c’est la formule idéale pour masser le visage, ce qu’on ne fait jamais quasiment. A tort, puisque le massage stimule les fonctions vitales de la peau (oxygénation des cellules, synthèse de collagène et d’élastine en autres).

Vintner's Daughter, huile végétale visage

Alors laquelle choisir ? C’est sûr l’huile d’olive pure, c’est pas franchement ragoutant. Dernièrement pour Beauty Toaster le podcast, j’ai eu l’occasion de rencontrer plusieurs créatrices d’Indie brands (marques indépendantes) pour qui l’huile est le nouveau sérum, voire le seul soin digne d’intérêt. Parce que finalement de quoi a-t-on vraiment besoin ? De protéger sa peau et son film hydro lipidique, tout simplement. Joëlle Ciocco que j’ai rencontrée pour Beauty Toaster (attention spoiler alert !) m’a confirmé, sans le savoir, que j’étais sur la bonne voie. J’étais trop contente ! Pas de peau bien hydratée et protégée sans un film hydro lipidique de qualité. Donc avant de vouloir apporter acide hyaluronique et tout un tas de trucs hydratants, la priorité pour garder une jolie peau, c’est de lui permettre de maintenir son équilibre, qui passe notamment par l’apport de matières grasses. Je rassure celles qui ont la peau grasse, il existe des huiles compatibles.  Un avantage de taille pour l’huile tout de même : elle ne nécessite pas de conservateurs puisqu’il n’y a pas d’eau. Elle est généralement pure ou mélangée à d’autres huiles végétales et sans apport chimie (#listeINCI). et en plus, elle permet de bien masser la peau ce qui par la même occasion la fait pénétrer et évite l sensation de gras.

En attendant l’interview de Joëlle Ciocco, petit débrief sur les huiles qui buzzent en ce moment.

Les Huilettes. Pour celles qui ne craignent pas les huiles essentielles, Les Huilettes sont formulées pour les peaux des plus de 40 ans. Je vous en avais parlé dans le post Ma Liste de rentrée 2018. La bonne nouvelle, c’est que la marque se développe encore avec des formules solides comme dernièrement Mon Huilette Rescue que j’adore.

 

Océopin, huile, crème

L’Huile de Pin Maritime Océopin. La texture de cette huile est juste incroyable. Son toucher sec est dingue, on croirait une huile siliconée alors qu’elle est en fait naturellement sèche. Si vous n’aimez pas la sensation de gras, c’est typiquement celle qu’il vous faut. Plus de 70% d’acides gras essentiels, dont de l’acide linoléique et des acides gras insaturés (les très rares Delta 5) et des polyphénols, elle est la meilleure amie des peaux matures et/ou sensibles. Je l’utilise en soin de nuit et en synergie avec ma crème de jour. A retrouver en pharma, para, concept-stores bio et sur www.oceopin.com

Les huiles d’Amalthea. Pour les peaux grasses à mixtes, Maryll Beaux qui a crée la marque conseille, l’huile de Rosier Muscat qui est non comédogène et l’huile d’Hibiscus pour les peaux normales. Bon à savoir : elle a mis en place un système de remplissage, qui permet de ne pas jeter son contenant et d’économiser en le faisant simplement recharger en boutique. A retrouver sur le site Amalthea.bio

Les huiles d’Oden. Une production 100% française et bien sourcée puisque toutes les huiles sont issues de fruits, de légumes, de noix, et même de pépins cultivés en France. Pour les peaux mixtes à grasse, l’huile de noisette et l’huile de mirabelle sont idéales . A retrouver sur Oden.fr

J’avoue je n’ai pas encore tout testé, car l’avantage indéniable de l’huile, c’est qu’on en met très peu, du coup avec un flacon, on peut faire au moins minimum 4 mois…

Prochaine étape pour moi, passer intégralement à l’huile en soin de jour. Et vous ? L’huile, vous aimez ou pas ? Et si oui, laquelle avez-vous ou testez-vous en ce moment ? A vos claviers !

 

 

 

Le cuir chevelu et sa faune

Un sujet cheveux, ça faisait longtemps. Mais là, je reviens pour vous parler d’une nouveauté qui pourrait bien transformer vos habitudes. Je vous ai déjà parlé de Gallinée, c’était dans le post Faut-il encore se maquiller à l’eau micellaire .

Au cours de mon échange podcast avec Marie Drago (épisode #39), la créatrice de la marque, avait évoqué un projet de soins pour les cheveux, sur lequel elle était déjà visiblement bien avancée puisque je peux déjà vous en parler. Pas de lignes pour cheveux gras, secs ou je ne sais quoi encore, Marie fait dans « l’essentialisme », et ça change tout. Autre différence, contrairement à une marque traditionnelle qui aurait décliné  sa gamme en types de cheveux, là ce n’est pas le cas. Chez Gallinée la star, c’est le cuir chevelu. Sain de préférence… Et qui dit cuir chevelu sain, dit cheveux plus toniques et donc plus beaux. Tout est logique.

Le microbiome du cuir chevelu existe ! Après tout, le cuir chevelu n’est jamais qu’une extension de la peau, sauf que c’est une extension recouverte de cheveux. Et donc avant de vouloir de beaux cheveux, il faut déjà s’occuper de l’endroit où ils sont implantés, de leurs racines, un peu comme pour une plante.

C’est la 1ère fois que je vois qu’on s’intéresse au cuir chevelu de manière « intelligente. On a bien vu ces dernières années tout un tas de sérums « dépolluants », de peelings spécial cuir chevelu… Ce que j’en pense ? Des formules décapantes, desquamantes (moi qui n’ai déjà pas besoin de ça…), parfois même j’avais l’impression de surcharger mon cuir chevelu et d’avoir à le laver encore plus (donc encore plus de décapage…) pour éliminer un film gras. Bref, perte de temps, zéro efficacité et éminemment contre-productif « par-dessus le marché », comme on disait au 20ème siècle. Ahahah !

Quand on pense que certains labos ont planché sur le microbiome du cuir chevelu sans jamais sortir un seul produit à la suite de ce qu’ils avaient découvert, là encore, quelle perte de temps, d’énergie et de moyens ! Mais voilà, le roi marketing était certainement passé par là…

soins cheveux, cuir chevelu, microbiome

Pour en revenir à Gallinée, pas de superflus dans les formules, et toujours une constante :  des prébiotiques pour nourrir les bonnes bactéries ; de l’acide lactique pour rééquilibrer le pH de cette boîte de pétri que constitue le cuir chevelu ; de l’eau de riz fermentée et riche en pré et post biotiques ; quelques extraits végétaux.

La ligne se compose de 3 produits. Un sérum rééquilibrant que l’on peut vaporiser en traitement sur le cuir chevelu la veille du shampooing ou après, pour apporter de la brillance aux fibres. Ah oui, ce shampooing possède la particularité de ne pas mousser. Normal, on ne va pas ajouter à une formule rééquilibrante des substances qui sont une source connue de déséquilibre. Donc, zéro sulfates, merci Marie ! Non, « mousse abondante » ne rime pas avec « propreté », mais  avec décapage, voilà la vérité. Donc si votre cuir chevelu est sujet aux irritations, le problème vient certainement en grande partie du fameux « shampooing ». Parenthèse fermée. Troisième et dernière formule, un masque que l’on peut utiliser à même le cuir chevelu, oui vous avez bien lu.

Alors, j’en pense quoi ? Après  seulement deux utilisations, je vois déjà que les choses changent. Avant, mon cuir chevelu desquamait dès le rinçage de l’après-shampoing, là pas de squames, rien. Pour mes cheveux frisés, le masque est peut-être un peu léger, et j’ai toujours besoin d’une crème pour reformer les boucles, mais malgré tout, même sans crème, le cheveu reste doux. Bon, il va falloir quelques utilisations, mais déjà j’ai remarqué qu’entre ces deux premiers tests, mon cuir chevelu n’a pas gratté et c’est bien la première fois que ça m’arrive depuis bien longtemps.

C’est une routine assez nouvelle, avec des usages inhabituels, ça bouscule pas mal d’habitudes, mais, je pense que c’est une voie super intéressante pour tous ceux qui, comme moi, ont un cuir chevelu caractériel. A suivre… Si vous avez des pellicules, je pense que cette routine mérite le détour.

Retrouvez le gamme capillaire Gallinée, sur www.gallinée.com

Faire un break au Château du Launay

Lorsque j’ai eu envie d’interviewer Carole Bogrand qui a crée les cures retraites bine-être et détox au Château du Launay, je me suis tout de même demandé sur qui j’allais tomber. Allais-je tomber sur des gens complètement allumés ? Sur une secte ? La vague actuelle autour du bien-être et du développement personnel est quand même le repaire rêvé pour toutes sortes de gourous pas toujours animés de bonnes intentions !

En parcourant le site du Château, j’avais vu des termes comme « jeûne », « hydrothérapie du colon »… le genre d’infos qui impose la prudence. Coïncidence, quelques jours avant de m’y rendre, j’avais vu sur Arte un documentaire très intéressant sur le jeûne. Alors bizarrement, je m’y suis rendue, plus curieuse que stressée.

retraite bien-être, jeûne, yoga

Carole est une femme accueillante et a les pieds bien sur terre. Elle m’a dit : « Ca ne m’intéressait pas de jouer les châtelaines ». Car lorsque l’on vient faire un séjour dans son domaine, on est véritablement chez elle, dans sa maison, où elle vit avec son mari. Ah ça non, Carole n’est pas du genre à se poser et regarder la vie s’écouler comme un long fleuve tranquille. Comme elle l’explique dans le podcast, elle a voulu crée un lieu multidimensionnel. Depuis plusieurs mois, Carole et son équipe accueillent donc des personnes ayant envie ou besoin de faire une pause, d’arrêter le temps et de se recentrer sur l’essentiel. L’endroit est chaleureux. Ce n’est pas un centre de détox médicalisé, froid et sans âme. J’ai pratiqué ce genre d’endroit où on se sent terriblement seule. Alors qu’au Launay, on est comme en famille.

On peut choisir parmi différentes cures. Cela va du jeûne hydrique (eau et bouillons uniquement, bon courage !) à la cure végétale (fruits, légumes, graines…), en passant par la cure détox, exclusivement à base de jus et de bouillons. D’après vous laquelle ai-je choisi ? La végétale of course. Je n’ai jamais caché que les cures de jus n’étaient pas pour moi. Je trouve ça trop violent (et souvent bien trop sucré) pour l’organisme. En plus en plein hiver, vous imaginez ??? De quoi me rendre complètement folle ! J’ai donc choisi la végétale.

 

A mon grand étonnement. C’était loin d’être triste et fade, mais si pas de pain, pas sucre et pas de dessert. Bizarrement ça ne m’a absolument pas manqué. En cuisine, un jeune chef inventif qui a travaillé à l’Elysée, au Pré Catelan et a su créer avec beaucoup de talent une cuisine fusion d’inspiration franco-vietnamienne surprenante. Les légumes sont de saison (plutôt racine en hiver donc) et sont relevés par des sauces et bouillons très originaux. On mange cru, cuit, on mange des fleurs aussi et on n’a jamais faim, alors que les quantités pourraient laisser craindre le contraire.

Le matin, on se réveille aux environs de 7 heures et on s’adonne, si on le veut, à un rituel ayurvédique (le oil pulling) qui consiste d’abord à nettoyer sa langue à l’aide d’un gratte-langue avant de malaxer une petite quantité d’huile dans la bouche pendant 10 minutes. C’est un moyen efficace pour purifier l’organisme de tout le mucus accumulé pendant la nuit et de renforcer le système immunitaire paraît-il… Ensuite direction le studio de yoga pour suivre un cours de yoga Vynyasa avec Monique, une super prof venue d’Australie. C’est tonique le yoga Vinyasa, ça demande de la souplesse et ça réveille. Super attentive, elle propose toujours des options pour ceux et celles qui sont un peu rouillés ou sont moins flexibles.

yoga vynysa

Après une heure de respirations et de postures, c’est l’heure du petit-déjeuner où l’on a droit à un bol de porridge à base de graines de chia. Pour moi la toxico de la tartine beurrée, ce fut une expérience, mais pas du tout frustrante. Ca m’a juste prouvé que je pouvais manger autre chose le matin et je me suis promis de le refaire à la maison. Euh, bon, j’ai pas encore commencé, mais j’ai acheté mon sachet de graines de chia, c’est déjà ça 😉 !

Puis, en route pour une bonne dizaine de kilomètres de randonnée. C’est top ! Je n’ai jamais randonné de ma vie. J’associe cette activité au 3ème âge. Ridicule ! C’est super la rando ! On dépasse ses limites, on découvre des lieux uniques et préservés, on écoute les sons. Je n’avais plus fait de balade en forêt depuis que j’étais enfant. Ce fut une vraie redécouverte. J’essayais de méditer en marchant, de porter mon attention sur les bruits, les odeurs, de faire continuer mes 5 sens plutôt que d’être en pilote automatique, quoi ! Et bizarrement, zéro fatigue, zéro envie d’arrêter… je me suis sentie portée pendant 3 heures. Et toutes ces couleurs. J’avais complètement oublié que la forêt pouvait être aussi verte en hiver. Certains arbres sont couverts d’un manteau de mousse, comme s’ils se protégeaient du froid. Un bon moyen de prendre conscience, si ce n’était pas encore le cas, de l’urgence de préserver la planète.

forêt, écologie, demain

Un grand merci à Ana pour son massage d’inspiration ayurvédique qui a contribué à détendre mon dos qui depuis l’automne ne m’a laissée jamais tranquille. Ana était une juriste de haut vol avant de changer de voie, ou plutôt de trouver SA voie. Elle m’a dit quelque chose d’intéressant  : « laissez l’univers gérer vos problèmes plutôt que de tout porter tout le temps sur votre pauvre dos ».

Il y a plein d’autres choses/activtés à faire sur place. Consultation en naturopathie, massages, hammam, sauna, bol d’air Jacquier, sans parler des conférences du soir. Celle de Karen sur le foie m’a appris beaucoup de choses (entre nous, c’est le meilleur moment de l’année de le détoxiquer ce bon vieux foie ;-)). Inutile de vous dire que ces 3 jours m’ont donné très envie d’y retourner, mais cette fois pour une semaine. Trois jours c’est trop court pour ressentir la nécessité de changer des choses dans sa vie… Cette courte pause en Bretagne, à Ploërdut très exactement,  fut vraiment salutaire au coeur de l’hiver.

Vous aimeriez en savoir plus ? Je vous invite à écouter mon interview avec Carole Bogrand voire à la réécouter et à naviguer sur le site www.châteaudulaunay.fr 

 

Mon histoire avec Portrait of a Lady

Je me suis toujours sentie illégitime pour parler de parfums. Incapable de rédiger un papier autre que le truc bien commercial et sans intérêt. Il faut dire que, vu le nombre de parfums qui sort chaque année, cette spécialité où de vraies plumes racontaient des histoire autour des parfums, a très vite laissé place à des catalogues plutôt qu’à de talentueux papiers. Il faut dire aussi que les gens qui connaissent le parfum, son histoire et savent bien écrire sur le sujet sont toujours été rares.

J’aurais pu aller me former à l’Isipca (l’école du Parfum à Versailles). Mais pas envie, pas le temps, pas assez de passion non plus. Pourtant, je me souviens comme si c’était hier du 1er parfum que j’ai porté. C’était un « vrai » parfum. C’était Jicky de Guerlain. Je suis passée d’Eau Jeune (qui se souvient du flacon vert et de la fragrance hespéridée ?) à Jicky parce que la maman de ma meilleure amie travaillait dans une parfumerie et me ramenait les testeurs, des flacons en aluminium bleu nuit, que je trouvais magnifiques. Je devais avoir 15 ans. Quand j’y repense, c’était jeune pour porter du Guerlain, en particulier un Jicky, qui, comme je l’ai appris plus tard, avait été un jus pour homme avant que les femmes ne se l’approprient. Déjà mon côté anti-conformiste…

Je l’ai donc porté longtemps avant de voguer vers d’autres cieux olfactifs, un peu avant la trentaine. Et puis, très récemment, j’ai senti Portrait of a Lady sur une femme. J’ai trouvé le parfum sublime, je pensais même que la nana avait superposé deux jus tellement je le trouvais différent de tous ces accords autour de la rose. La rose que je n’aimais pas beaucoup ! Oui, j’ai un vrai problème avec les parfums qui sentent la rose, sauf le très romantique et injustement méconnu Rose Desgranges dont je vous racontais l’histoire dans le post Amour, Roses et Parfums.

parfum Portrait of a Lady Michelle Obama Rose passion parfum

Portrait of a Lady n’a rien d’une rose classique. Il casse les codes. Il mêle habillement la rose Turque au patchouli, au santal et à l’encens. Le tout saupoudré de clou de girofle, de cassis et de framboise. Un travail ciselé, dont l’originalité interpèle.

Mais, celle qui portait le fameux Portrait était… ultra féminine. Toujours maquillée, toujours en robe et talons. J’étais juste aux antipodes, oui c’est ça, aux antipodes. Quand je portais une jupe et des talons, je répondais à ceux qui me le faisaient remarquer : « oui, aujourd’hui je suis habillée en fille ». Et logiquement j’ai fini par associer cette création olfactive à une femme sophistiquée, que je ne serai jamais. 

Et puis, les années passent, la paix avec soi, la maturité (c’est ce qu’il y a de bien avec la vie, on évolue en continu), j’ai lâché quelques peurs et complexes irrationnels, j’ai repoussé certaines limites tout aussi irrationnelles… En clair, j’ai compris que personne ne m’avait jamais interdit de porter ce parfum si ce n’est moi et je me suis « autorisée » à le porter. Et non je ne suis pas devenue la « meuf » en robe et à talons hauts, mais ça va merci 😉 . Tout ce que je sais, c’est que quand je le porte, je me sens plus que jamais bien dans mes bottines plates ou mes baskets, bien dans mon jean et mon col roulé ! Ce portrait me donne de l’assurance et même une certaine popularité. C’est quand même top de s’entendre dire qu’on sent bon !

Portrait of a Lady est une création du parfumeur Dominique Ropion pour Editions de Parfums Frédéric Malle.

Et vous, vous avez ou avez eu une histoire avec un parfum ? Est-ce facile pour vous d’en changer ou êtes-vous accro au même depuis 20 ans ? Peut-être avez-vous arrêté d’en porter, pour X raisons aussi… C’est toujours intéressant, je trouve, de partager ce genre d’expérience. Je serais ravie de lire vos commentaires.

 

La pause de l’hiver

J’ai souvent entendu dire que ce que l’on faisait en janvier est le reflet de ce que sera le reste de l’année. Il faut croire que cette année sera celle où je m’autoriserai à appuyer sur le bouton stop un peu plus souvent. D’ailleurs, cela faisait des mois que j’avais promis à Cécile de passer faire un soin chez elle et puis… Et puis, au début du mois, lorsque j’ai reçu son gentil SMS de bonne année, j’ai pensé que c’était maintenant.

Son Atelier ne ressemble à rien que je connaisse. Tout en pierres apparentes, c’est une jolie cave voutée à laquelle on accède par un escalier étroit et très raide (#euphémisme). Aller faire un soin chez Cécile se mérite 😉 . Lorsque je m’y rends il y a quelques jours, il fait déjà froid, je sors à peine d’une période pas top, faite de doutes  et d’incertitudes qui m’ont littéralement plombée. En apparence, j’ai réussi à surmonter, mais dans les faits, mes cervicales sont en vrac et j’ai une douleur lancinante dans les lombaires. En clair, j’en ai plein le dos.

Aller chez le médecin ? Il va me prescrire des décontractants, des antidouleurs, le genre de trucs que je ne prends que lorsque la douleur devient vraiment insupportable (genre à s’en réveiller la nuit), ce qui n’est pas le cas en ce moment. Je peux me déplacer, aller faire du Body Balance, du yoga ou du Pilates, je marche (j’ai pas encore repris la course), je ne suis pas gênée dans mes déplacements, donc ça va quoi ! Pas de quoi flinguer mon estomac et mes reins avec de la chimie.

Cécile me demande de quoi j’ai envie. Je lui dis d’emblée que mon dos est mal en point. Je rêve depuis des semaines d’un bon massage pour le soulager. Après un thé, Cécile me propose de m’installer sous l’Honotori, le fameux dôme à infrarouge japonais (souvenez-vous, je vous en avais parlé dans la Speed List #4 du Vital Dome, eh bien c’est le même). L’effet relaxant de la chaleur est instantané. Typiquement le truc qu’il me faut en hiver et en ce moment en particulier.

Pendant ce temps, Cécile s’occupe de mon visage. Elle n’utilise que des hydrolats, des huiles essentielles et des huiles végétales. Tout est 100% bio et comme elle le dit :  » tout ce que j’utilise peut se manger ! » C’est difficile de décrire le soin de Cécile car il est atypique. Il est ultra-personnalisé évidemment, toujours adapté à la personne qui passe sous ses mains. Elle sent à l’instant T ce qu’elle « doit » faire, elle se laisse guider par son instinct. Elle n’a pas de protocole fixe. Elle utilise plusieurs techniques à la fois, somme d’un savoir qu’elle engrange depuis des années comme elle l’expliquait dans le podcast  que je lui avais consacré en juin dernier (Cécile Cotten, à l’écoute du corps). Mais son pétrissage-modelage est fondamentalement japonisant. Un mélange de douceur et de fermeté. On en ressort avec une peau lumineuse, qui a absorbé tout ce qui a été vaporisé et massé. Même les cernes sont moins marqués.

Cecile Cotten Soin visage soin corps japonais

Quand elle passe au dos, ma zone critique du moment, Cécile reste dans la même philosophie, le même respect de la physiologie du corps. Une gestuelle fluide, comme le shiatsu, qui ne passe jamais en force. Elle ne va pas faire céder les noeuds en les pressant comme des citrons, comme c’est le cas par exemple avec certaines techniques de massages qui peuvent être extrêmement inconfortables sur les zones enflammées. Ca peut être traumatisant cette façon de traiter le mal par le mal et on y repense à deux fois avant d’y retourner. Là, Cécile décontracte les muscles, soulage les tensions et passe dans les tissus « comme dans de l’eau », comme elle dit, de façon fluide, sans forcer.

Au bout de quelques minutes, Cécile me pose l’Ama Ring sur le dos. J’attendais avec impatience de tester un jour ce petit appareil dont Cécile m’avait parlé lors de notre 1ère rencontre. C’est un dispositif léger et circulaire avec un trou au milieu. Il n’émet aucune chaleur, juste un crépitement, signe de la présence de champs magnétiques. Cet Ama Ring est censé régénérer les cellules du corps tout entier. Comment ça marche et est-ce que ça marche ? Je n’ai pas la réponse et je n’ai fait qu’une séance. Mais bon, je prends, au point où j’en suis… Je suis sortie de chez Cécile sans n’avoir plus mal nulle part et plutôt en forme. Et même si ma douleur dans le bas du dos est revenue quelques jours plus tard, elle a faibli, c’est une évidence.

Depuis quelques années que mon blog existe, vous savez que je suis plutôt fan de soins atypiques. Cécile a une main extraordinaire et une technique bien à elle, elle est sûre de son geste.
Un truc que je ne vous ai pas dit : quand je suis arrivée, à l’heure du rendez-vous, Cécile terminait une séance avec une jeune maman à qui elle apprenait à masser son bébé de quelques mois. J’ai trouvé ça touchant et super positif. Cécile m’a confié qu’elle avait un super projet pour 2019 et je pense que je vous en ferai part quand il sera prêt. A suivre…

L’Atelier Cécile Cotten 8 Rue du Pont aux Choux, 75003 Paris. Tél : +33 6 80 08 86 77 cecile@fysio.fr

Pour plus de détails sur ses soins, n’hésitez pas à aller sur son site cecile-cotten.com

 

Se démaquiller… à l’ancienne ou presque !

Tout d’abord, un merveilleuse année à toutes. Je vous souhaite sincèrement le meilleur pour 2019. Et pour accueillir 2019 comme il se doit, je me suis dit qu’un coup de gueule serait un bon début. Enfin, c’est un coup de gueule plutôt amical et qui se veut constructif surtout.

A force de rencontrer des pros de la formule cosmétique, des gens qui connaissent la peau (enfin, je l’espère…) et nos travers par coeur, j’ai compris que certains produits n’avaient vraiment plus intérêt à faire partie de ma et de votre routine. Je veux parler de l’eau micellaire. Pourtant, elle ne m’a jamais irrité ma peau, pas plus qu’une eau calcaire en tous cas. Mais justement, ce n’est pas parce qu’en  apparence elle est inoffensive qu’elle l’est vraiment. Je vous explique…

Il y a quelques mois, j’entendais encore un médecin esthétique dire que c’était le pire produit à utiliser sur une peau. J’ai appris au passage qu’à l’origine les micelles avaient été formulées pour nettoyer… les fesses des bébés ! Et comme elles étaient super efficaces (évidemment les fesses rouges, ça n’a choqué personne, mais passons…), quelqu’un s’est dit qu’elles feraient aussi bien le job pour démaquiller un visage maculé de fond de teint. Pas faux, mais vous imaginez un actif qui irrite les fesses d’un bébé, c’est pas forcément un bon plan pour la peau. C’est même une cata pour la flore microbienne de l’épiderme.

Tous les gens censés disent que c’est un des pires produits pour la peau (je vous invite à réécouter l’épisode avec Lucile Bataill de Laboté pour qui ce produit est juste une hérésie !), et pourtant je continue à voir ces formules en bonne place dans toutes sortes de lignes, y compris dans des gammes à destination de peaux sensibles ou encore acnéiques.

Vous êtes accro ? Plus pour longtemps. Vous voyez l’eau micellaire, vous voyez le White Spirit ? J’exagère à peine ! Les micelles enlèvent tout sur leur passage (résidus de maquillage, bonnes et mauvaises bactéries de la peau) et en plus, elles sont particulièrement polluantes pour l’environnement.  Je vous explique : on trouve dans ces formules tout ce qu’on ne veut plus voir dans nos soins aujourd’hui. Evidemment des tensioactifs (soit dit en passant, ceux-là même qu’on ne veut plus voire dans les shampoings car trop irritants pour le cuir chevelu !), des PEG, du parfum, des conservateurs forcément et j’en passe. Le procédé chimique de fabrication des micelles lui-même est polluant et les micelles ne sont pas biodégradables . Alors quand je vois des marques bio ou naturelles lancer de tels produits, je m’étrangle ! On nage en pleine schizophrénie.

Il y a une éducation à faire et d’autres formules à développer, plus pures et respectueuses de la peau et de l’environnement. Se maquiller demande du temps, se démaquiller doit en exiger autant. Donc revenir au bon vieux duo Lait + Lotion ou à une huile démaquillante la plus naturelle possible, bien que ce ne soit pas non plus idéal. Perso, je suis très serviette chaude (ça évite d’utiliser du coton), que ce soit pour rincer un lait ou un baume gel démaquillant comme celui que j’utilise en ce moment (cf. mon post sur le baume démaquillant Mawena).

Perso,  j’ai banni l’eau micellaire de ma routine et de celle de ma fille aussi par la même occasion. Quand on a 16 ans, qu’on a quelques boutons d’acné et qu’on agresse sa peau en permanence avec ce genre de formules, pas étonnant que les traitements dermato aient du mal à faire leur boulot. Mais c’est compliqué à faire comprendre à une ado. Pour elle, l’eau micellaire, c’est de l’eau et surtout c’est rapide… Donc je continue ma lutte pour l’obliger à modifier ses habitudes, en lui promettant que le résultat sera au rendez-vous pourvu qu’elle abandonne ce produit qui nuit à l’équilibre de sa peau. Depuis quelques semaines, elle a switché pour Gallinée et je trouve que sa peau s’en porte beaucoup mieux. Normal, Marie Drago a conçu des formules à base de pré, pro et post biotiques afin d’aider la peau à retrouver son équilibre naturel et surtout toutes cette faune (son microbiome) qui lui permet survivre dans cet environnement pollué et sans pitié.

Voilà, c’était mon petit coup de gueule. Et vous, vous êtes fan des eaux micellaires ou vous leur interdisez aussi l’accès à la salle de bains ?