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Le maquillage est sans doute ce qu’il y a de moins clean dans les cosmétiques. Je laisse de côté les formules, ce qui m’intéresse c’est le packaging. Verra-t-on un jour la mort du rouge à lèvres « du temps d’avant » ? Ce temps où les marques de luxe concevaient de beaux objets. C’est même ce qui les différenciait des marques de make up mainstream. Dans le luxe du « temps d’avant », même un simple étui en plastique noir laqué (avec un double « C » sur le capot tout de même) faisait le job. Mais il y a un truc qui n’allait vraiment pas. Et qui ne va toujours pas…

A l’heure où les consommateurs rejettent les conservateurs, la solution serait soit d’en choisir des naturels, soit de pouvoir en réduire la quantité, soit de pouvoir s’en passer. Mais il vaudrait mieux oublier la dernière solution (voir mon dernier post Conserver ou simplifier). Il existe cependant une autre voie. Entre process de fabrication inspirés de la pharmacie et packagings innovants, ce ne sont pas les options qui manquent.

Ca fait un moment que j’ai envie de vous parler de conservateurs. Certaines sont trop jeunes, mais moi qui suis au moins centenaire en années chat, comme vous le savez maintenant (cf. Le jour où j’ai reçu ce courrier…), je me rappelle très bien ce soir-là. Je me rappelle, comme si c’était hier, ce reportage d’Envoyé Spécial qui avait crée un véritable séisme dans la cosmétique. En moins de trois quarts d’heure, il avait mis au banc et même au bout du banc les conservateurs et notamment les parabens pour l’éternité. Ce reportage a marqué un tournant (le début de la fin diront certains…) dans la cosmétique et pas toujours très heureux.

Chanvre, cannabis sativa, CBD, cannabidiol. On ne compte plus les marques de beauté, surtout américaines, qui se lancent dans le juteux business du cannabis cosmétique. Opportunisme oblige, elles se sont engouffrées dans le mouvement, grâce à la légalisation de la consommation de cannabis dans différents états, comme la Californie. Il y a un vrai enjeu économique derrière cette plante et ses dérivés. C’est un peu l’or vert du moment et tout le monde veut sa part. En tous cas en cosmétiques, le cannabis a fait une entrée remarquée ! Mais n’est-ce pas beaucoup de bruit pour rien ?

Un post cosméto, ça faisait longtemps. Je pensais ne plus avoir grand chose à dire, et puis non finalement… Le froid, l’hiver, les grèves, tout ça m’inspire 😉 Ok, c’est de l’humour, mais y’a du vrai.

Le froid, l’hiver et moi, on n’est pas amis du tout ! J’ai toujours eu un mal fou à me réchauffer quand la température tombe sous les 18 degrés et ça ne s’arrange évidemment pas en vieillissant. Du coup, lorsqu’il faut sortir et, accessoirement puisque c’est d’actualité, attendre le bus pendant de longues minutes au coin d’une rue, ça devient vite problématique.

En plus , je dois gérer la faible hygrométrie hivernale qui fait que ma peau, que ce soit sur le corps ou sur le visage, se déshydrate en accéléré. Alors, depuis quelques années, j’ai appris à mieux adapter ma routine en fonction des aléas climatiques.

Déjà, je m’hydrate un max de l’intérieur. C’est vrai que l’hiver, on ressent moins la soif, mais ce n’est pas pour autant qu’on ne se déshydrate pas. C’est d’ailleurs pire qu’en été puisque là, sans sueur et ni chaleur, on ne ressent presque rien. Erreur ! Le corps subit des pertes insensibles en eau H24, 365 jours par an, il faut donc y faire très attention. Je bois de l’eau, 1,5 l (même si j’ai moins soif, évidemment). Comme c’est l’hiver, je bois également des infusions : j’adore l’hibiscus et le roiboos. J’ai largué le café du matin il y a des années maintenant.

Et puis, j’ai mon petit rituel du matin : eau chaude mais pas brûlante, poudre de cannelle, rondelle de gingembre frais et quelquefois 1/2 citron mais pas tous les matins parce que c’est un peu hard pour l’émail des dents à la longue. J’avale ce « cocktail » pendant environ 15 jours à jeun, tous les matins. C’est pas mal pour retrouver une peu de chaleur au saut du lit et bien attaquer la journée après une nuit à jeun. En plus, la cannelle est un excellent anti-bactérien, elle a également des vertus anti inflammatoires et anti-oxydantes. J’en gratte un tout petit peu, pas la peine d’en utiliser un bâton entier. Et ça, je le fais toute l’année. J’ajoute le gingembre et le citron par intermittence seulement et pas tout l’hiver.

Pour la peau, je fais simple, pas de changement de routine radicale, juste des ajustements. Si je sens que ma peau tire trop le jour, j’applique en sous couche un sérum ou un pschitt d’eau blindée en acide hyaluronique juste avant ma crème, comme ça je scelle l’eau dans les couches supérieures (enfin, c’est l’illusion que ça me donne 😉 ). C’est vraiment en fonction de mes sensations. Et puis, le plus important, je switche de crème, je vais vers des textures plus nourrissantes pendant les mois de grand froid.

Pour le soir, puisque je ne suis pas fan de crèmes de nuit, j’applique quelques gouttes d’huile avant d’aller me coucher s’il a fait vraiment froid dans la journée et que ma peau tire après le démaquillage. Je la choisis riche en vitamines anti-oxydantes. Idéal pour éviter d’apporter trop de choses inutiles à la peau qui a plutôt besoin qu’on la laisse tranquille pendant la nuit. Quelques gouttes d’huile c’est bien aussi pour enrichir un lait corps certes hydratant, mais pas toujours assez costaud pour éviter la peau de croco.

En cosméto, on me demande souvent quels produits j’utilise. Alors malgré la découverte régulières de nouveaux produits et de nouvelles marques, je mets un point d’honneur à terminer les produits que je commence. Pas de gaspillage ! Et avec certains produits, comme les huiles, ça peut durer très longtemps, puisqu’on en met finalement très peu. Mais voici tout de même une petite sélection de soins (pas tous encore testés) qui rempliront leur rôle de bouclier anti-froid à merveille. Bon accessoirement vous pouvez entendre leurs créateurs sur le podcast sauf celui du créateur d’Oskol qui arrive à la fin du mois.

hiver froid peau déshydratation crème nourrissante effet bouclier

La Universal Emulsion de Lixirskin : un soin hybride qui sait tout faire. Et peut même faire office de crème de nuit pour celles qui ne peuvent pas s’en passer. A noter : sa formulation permet d’obtenir un SPF10 sans aucun apport de filtre solaire. En même temps, c’est Colette Haydon qui est à la manoeuvre, donc… Sur lixirskin.co.uk

L’Huile d’Argan True The Argan Company : une huile pure et bienfaisante, naturellement riche en vitamine E anti-oxydante. Elle est parfaite et ne laisse pas de film gras. Je l’adore ! Sur truetheargancompany.com

Et il y en a plein d’autres à la Rose de Damas ou encore à la bourrache (top pour les peaux matures) dont je vous ai déjà parlé. A découvrir chez Vitner’s Daughter (un cocktail précieux mais ruineux), Amalthéa, Oden etc.

L’Huile Repulpante N°3 Oh My Cream Skincare : un savant cocktail d’huile (avocat, marula, jojoba etc.) d’aloe vera et d’acide hyaluronique. Elle est riche en vitamines A, E et C. Elle est parfaite pour booster les peaux sèches en hiver. Sur Ohmycream.com

Le Baume Régénérant de l’Atlantique Oskol : une jolie marque découverte récemment et dont vous entendrez bientôt le créateur sur Beauty Toaster. 99% d’ingrédients naturels (eau de camomille, huile de prune, de chanvre, algues…) dont la majorité sourcés dans la région de Biarritz. Il est riche en omégas 3 et 6. On peut même l’utiliser en masque. Sur Oskol.fr

La Crème de Jour On the Wild Side : une jolie marque qui suit la route du succès. La cueillette manuelle de bourgeons sauvages et la récolte de sève de bouleau font l’originalité de sa formule. Et bien entendu, elle est blindée en huiles made in France. Sur onthewildsidecosmetics.com

Et vous, quelle est votre routine d’hiver ? Quelle est votre dernière découverte cosméto.

Vendredi noir ou vert ?

Le Black Friday. On en entend parler facilement un mois avant que le carnage commercial ne commence. Ce matraquage permanent, j’ai du mal à supporter🤢… D’ailleurs, je n’ai jamais cédé à cette folie acheteuse. Car c’est vraiment une folie acheteuse, non ? Plus de fringues. Plus de chaussures. Plus de techno. Plus de trucs dont on n’a pas, mais alors pas du tout besoin… À l’heure où on parle de durabilité, de consommation responsable… A part enrichir certaines grosses entreprises et leurs actionnaires, je ne vois pas l’intérêt. Encombrer encore le peu d’espace dont on dispose pour vivre, faire circuler des millions de colis (en asservissant encore plus les livreurs), bourrer ses placards ? Pas très enrichissant. Dans tous les sens du terme…

Involontairement iconique

Aujourd’hui je m’entretiens avec Suzanne Santos, Responsable Clientèle Monde chez Aesop depuis plus de 30 ans. Arrivée tut droit d’Australie, elle diffuse l’expérience Aesop partout sur la planète. Suzanne a été au début de l’aventure Aesop avec son créateur Australien,  Dennis Paphitis. Entre nous, cette marque reste un mystère pour moi (et je suis certaine que pour certains d’entre vous aussi). Pas ou peu de marketing, des formules bien différentes de celles que réclament les consommateurs aujourd’hui. Et pourtant depuis son Australie natale, Aesop reste immuable, toujours auréolée de succès et d’une fidélité sans faille de la part de ses consommateurs et adorateurs. J’espère que cette interview vous donnera quelques éclairages sur la cultissime Aesop.

Depuis combien de temps travaillez vous chez Aesop ?

Suzanne Santos : J’y travaille depuis le début.

Quelle a été la source d’inspiration de Dennis Paphitis lorsqu’il a crée Aesop ? Quel est la philosophie derrière la marque ?

Je ne suis pas certaines que j’utiliserais le mot « inspiration ». On doit se projeter 33 ans en arrière et imaginer ce qui n’existait pas à cette époque, vous devez vous rappeler ce qu’était la cosmétique traditionnelle, tous les parfums artificiels, les colorants, et vous devez également vous rappeler que les gens mangeaient différemment mais qu’il y a eu une évolution dans la façon de penser et que cela a influencé la naissance d’associations comme Friends of the Earth (ndlr. Cette association est née bien avant, en 1969). Dennis a eu une prise de conscience, même si je ne la qualifierais pas de radical par rapport à ces différents sujets, mais sa vie a certainement influé sur sa vision des choses et c’est comme ça qu’Aesop est né. En tant que coiffeur, il utilisait des produits conventionnels, et de la même façon qu’il vivait sa vie, il pensait que ses principes pouvaient s’appliquer aux cosmétiques ou au haircare, que l’on pouvait faire différemment. Et il a fait en sorte de mettre ses principes en application. Il a commencé à utiliser des huiles essentielles, qui connaissaient un grand revival à cette époque. On leur prêtait des tas de vertus (elles sauvaient le vies, les mariages…). Au-delà de ces fantasmes, Dennis les utilisait en fumigation chez lui, c’est comme ça que tout a commencé. Depuis le début, c’est ce qui fait notre différence, notre façon de faire les choses et de penser à ce que nos clients peuvent attendre de ce qu’on leur propose.

3 Aesop est vraiment mystérieuse. Elle ne suit aucune mode, semble ne pas voir de plan marketing, ne fait pas de pub, n’a pas d’égérie, lance 4 nouveaux produits par an… Et pourtant elle est devenue une marque mondiale iconique. Qu’est-ce qui fait que Aesop est si différent des autres marques ?

La construction d’une entreprise est quelque chose de très complexe qui ne devrait jamais se faire au détriment des autres. Faire sa place en dénigrant les autres est une façon assez médiocre de se construire. La concurrence est saine mais on doit savoir qui on est et pourquoi on est là et pas se définir en parlant mal des autres. C’est ce que l’on s’est attaché à faire.  L’avantage de la démocratie, c’est que vous pouvez chercher et trouver les produits qui vous conviennent. Donc tous les produits trouvent leur place et des gens à qui ils conviennent. Le monde serait beaucoup plus paisible si les gens pouvaient juste faire les choses de façon calme et détendue.

Je ne dirais pas que nous n’avons pas de plan marketing. On a un département entier qui s’y consacre. Aesop n’est pas conventionnel par certains aspects, vous avez raison. Tout ce que vous avez cité et que nous n’avons pas s’est fait avec ce que nous avons. La différence ne vient pas d’un marketing artificiel mais d’un homme qui pense de façon différente, qui a un sens des besoins personnels, une vision qui est été à la base de Aesop et est toujours d’actualité. L’idée c’est plus d’approcher les besoins du consommateur d’une façon différente, les produits de façon différente et de communiquer cela.

4 On ne le sait peut-être pas, mais Aesop a été l’une des premières, si ce n’est la première marque à lancer le concept de routines cosmétiques saisonnières dès le début. Pourriez-vous nous expliquer le principe  ?

Dès le début, on a vendu Aesop dans des régions où le climat était extrême. On a vendu en Europe, aux US, en Amérique du Sud et en Asie très rapidement, donc on a dû faire face à une grande variété de saisons. Et face aux effets du climat, mais aussi de l’environnement, l’idée était d’appréhender les soins de la peau d’une autre façon. Dans la chaleur de l’été, avec l’humidité ou l’air conditionné, la peau réagit différemment. Face à ces situations, on fait très attention aux ingrédients que l’on choisit et on guide les consommateurs. C’est important de pouvoir offrir à quelqu’un une formule adaptée à sa problématique. Les gens attendent un conseil et sont demandeurs.

5 La marque dit qu’elle utilise à la fois la nature et la science. Qu’est-ce que cela veut dire ?

Cela concerne directement la façon dont nos produits sont formulés. L’utilisation d’ingrédients de laboratoire apporte de l’innovation et améliore l’efficacité des produits et contribue à protéger. LA science  améliore et renforce l’efficacité des ingrédients naturels. Les deux sont liés. Il faut se rappeler que c’est une entreprise qui a 32 ans, et à l’époque il y avait peu de marques qui faisaient cela. C’est de là que vient cette expression.

6 Qu’est-ce qui inspire le lancement de nouveaux produits sont-ils crées ?

Je ne parlerais pas d’inspiration, mais plus d’une expérience sincère. Quand on regarde toutes les lignes que nous avons (visage, corps, cheveux…), et à travers les nouvelles connaissances que nous avons sur les ingrédients, le développement d’une ligne part d’un seul produit, auquel on ajoute un deuxième, un troisième et la ligne se développe au fil du temps. Chaque fois qu’on sort un produit, c’est parce qu’il y a une raison d’être, que derrière il y a un consommateur qui aura envie ou besoin de ce produit supplémentaire. On n’a jamais et on ne sera jamais prisonnier de la nécessité de produire. De produire juste pour promouvoir l’entreprise, de produire par peur de voir le consommateur se détourner et donc de lui proposer toujours quelque chose de nouveau. On n’a jamais été prisonniers de ça et nos consommateurs non plus. Nos produits naissent d’un besoin sérieux, d’un désir sérieux.

7 La plupart des formules utilisent des huiles essentielles. Et de plus en plus de gens sont sensibles ou allergiques à ces ingrédients. Comment gérez-vous ce problème ?

Je verrais les choses sous un angle légèrement différent. Je ne sais pas si les gens sont plus allergiques aux huiles essentielles. On doit se rappeler que les HE étaient déjà utilisées en Mésopotamie. On les utilise depuis des milliers d’années. Dans nos produits, de la façon dont nous les utilisons, elles ne provoquent pas de réactions. Quand on parle formulation et utilisation des HE dans les cosmétiques, ce n’est absolument pas différent de la façon dont elles sont utilisées dans la pharmacopée. Sauf qu’il existe sur cette terre, des gens qui sont allergiques, c’est vrai, et il est vrai qu’ils peuvent avoir des réactions. Mais vu le nombre de produits que nous vendons partout dans le monde, on a très peu de retours. On sait ce qu’on fait et on sait pourquoi on le fait. J’ai confiance dans nos formules et je sais que nous faisons les choses bien pour les gens.

8 Il y a une demande grandissante pour des produits de beauté clean, voire bio, dans le monde entier actuellement. Quelle est la position de la marque à ce sujet ?

Je pense que nous avons été, avec quelques autres, à la genèse de ce mouvement. Il y a des milliers de marques dont certaines se sont inspirées, certaines avec leurs propres valeurs, d’autres avec leur besoin d’être différentes. Ce n’est pas que je ne comprends pas. Moi-même en tant que consommatrice quand j’achète des oeufs, j’en suis consciente, ce n’est pas différent. Mais la réalité, c’est que les gens ont besoin d’efficacité. Les gens savent pourquoi ils achètent des cosmétiques. On a aussi des produits qui sont des associations d’huiles et effectivement, ils ne contiennent rien d’autre. Alors cette idée de pureté, d’un point de vue marketing, peut sembler un peu factice. On ne fait pas la promotion de ces produits en mettant cela en avant. Le besoin d’apporter dans sa vie des produits safe est un besoin naturel. Nos produits ne sont pas là pour faire du mal. Donc ce besoin de pureté n’est, selon moi , pas antinomique avec ce que nous faisons.

9 Il y a également de plus en plus de critiques concernant des ingrédients comme les PEGs, le phenoxyethanol et d’autres. Comment vous positionnez-vous également par rapport à ça ? Est-ce qu’on parle de possible reformulation ?

On ne se sent pas mal à l’aise avec les ingrédients que nous utilisons. Quand nous sommes en présence d’une alternative valable qui convient en termes d’efficacité, de stabilité et de sécurité, on peut tout à fait switcher. Mais une partie du problème avec les PEGs, ce sont les impuretés qu’ils peuvent contenir, pas l’ingrédient en lui-même. Nous retirons ces impuretés et nous utilisons ces ingrédients avec précaution. La sécurité est notre priorité quand nous utilisons ce type d’ingrédients. Il y aura toujours des gens pour voir le danger partout, il y aura des gens qui amplifient tout, d’autres qui ont besoin d’ennemis, et pour eux certains ingrédients sont les ennemis. Les PEGs ne sont pas un problème majeur pour nous.

10 Vos ingrédients viennent d’un peu partout dans le monde, qu’en est-il du sourcing ?

C’est important pour nous, d’un point de vue durabilité, et par durabilité j’entends bonnes pratiques. Faire de son mieux est le plus important. On met toujours autant d’attention et d’effort à rechercher les ingrédients, en prenant en compte l’endroit où ils sont produits, par qui et comment ils sont produits, comment ils sont transformés en laboratoire. On a une grosse responsabilité dans ce domaine. Pour en revenir au PEGS, ce n’est pas tant qu’ils ont été mal conçus, c’est plus comment vous les utilisez. Et ça vaut pour tous les autres ingrédients.

Quand nous utilisons un nouvel ingrédient c’est vraiment parce qu’il a des qualités, pas pour nous démarquer. On utilise une famille d’ingrédients qui nous conviennent, c’est là-dessus que la marque s’est construite. (BT : vous n’en cherchez pas d’autres continuellement ? ). On doit être sincère, avoir une bonne raison d’aller chercher quelque chose de nouveau et ce quelque chose doit s’insérer dans ce qui existe déjà sinon vous tournez en rond et vous vous éloignez de ce dont le consommateur a vraiment besoin.

11 Comment gérez-vous l’empreinte carbone, puisque vos ingrédients viennent de partout ?

Oui, ce n’est pas un sujet assez pris en compte. Les produits mais aussi les ingrédients doivent voyager. Il y a beaucoup de déplacements. Et nous faisons beaucoup d’efforts pour compenser cela, on utilise des bateaux plutôt que des avions dès que possible. C’est un gros sujet, on a un service dédié à ce problème, qui suit et nous fait remonter les informations quasiment toutes les semaines. Mais on a toujours eu une empreinte carbone assez soft, donc on n’a pas de honte à avoir, on n’a jamais prétendu ne pas en avoir une, mais il n’y a pas d’utopie. Pour moi, l’essentiel est de faire de votre mieux pour le consommateur et pour la planète.

12 J’allais vous parler de durabilité, mais vous avez déjà dit beaucoup de choses. Cependant, vous utilisez du verre et de l’aluminium depuis toujours, vous étiez déjà un peu visionnaires…

Dennis était visionnaire. Et comme je disais, on a toujours essayé de faire les choses avec douceur. Ce mot et cette idée de durabilité sont très complexes. Quand vous voyez tout ce que cela implique de changer un conditionnement pour un autre, une matière pour une autre. Même le sujet du recyclage implique un tas de contraintes,. On n’est qu’au début, vraiment. Rien ne se fera rapidement. Je lisais un article sur le Tetrapak  et les tentatives pour le transformer. Donc pour toutes les compagnie, quand il s’agit de packaging, il y a des choses évidentes et il y en a d’autres pour lesquels il n’y a pas d’alternative. Il n’y pas eu non plus d’investissements dans ce sens, mais ça viendra et il y a certains petits groupes qui y travaillent et trouveront des solutions alternatives. C’est très facile, quand on est extérieur, de dire que l’on devrait faire les choses autrement quand est fabricant. Mais la réalité c’est que ce n’est pas si simple. Ce serait une bonne chose si les gens de différents pays pouvait commencer à discuter ensemble sur la complexité de ce sujet, car on arriverait certainement à un résultat en tant que citoyens, si on parlait le langage de la vérité.

13 Pourrait-on imaginer un système de remplissage des flacons par exemple ?

Oui, on peut imaginer quelque chose, mais encore une fois, pour qu’il y ait remplissage il faut que les contenants soient propres. Nettoyer veut dire, créer des infrastructures… Certains ont déjà innové dans ces domaines. Quand vous innovez, vous créez et donc, l’intelligence et la sensibilité que vous mettez dans une entreprise doivent s’appliquer aussi à ce sujet. Chercher, trouver, faire les choses en conscience, ça fait totalement partie de notre quotidien.

14 Au fait, Aesop, ça veut dire quoi ?

Aesop était un conteur, un sage et faisait des révélations, un peu de psychologie. Dennis a choisi ce nom, en hommage à ses origines grecques, et parce que c’est un beau mot, qui commence par A, la première lettre de l’alphabet. Au début vous m’avez parlé de l’absence de marketing, il y a des touches dans les fondations de la marques, dans ses prises de décision qui étaient très marketées mais d’une façon non conventionnelle. C’est de là que vient Aesop, c’était une entreprise naissante, avec peu de produits juste des convictions. Et nous chérissons ce nom et ce qu’il est devenue.

Indépendante, clean/green… ou pas

Quand j’ai décidé de me rendre à Londres pour découvrir le salon Indie Beauty Expo (#IBE pour les intimes 😉 ) en octobre dernier, je m’attendais à un « truc » énorme, vraiment énorme, avec genre 200 marques indépendantes venues du monde entier. Mais non, 85 marques tout au plus (ce qui est déjà pas mal, je vous l’accorde !). Et bon, pas de quoi y passer 2 jours non plus. Mais ce fut très instructif quand même, alors j’ai décidé de vous faire un petit compte-rendu sur ce salon pro qui donne un tout petit aperçu de la cosméto actuelle.

En fait, c’était un mélange de plein de marques et de concepts très différents. Certaines ayant à peine quelques mois en côtoient d’autres qui bourlinguent depuis 10 ans. L’objectif pour toutes ces marques : trouver des distributeurs en Angleterre. Mais l’Angleterre est-elle une bonne option quand on nage en plein psychodrame pré-Brexit ? Il n’empêche que toutes ces marques étaient là pour faire du business. Une entreprise reste une entreprise, quelles que soient les bons sentiments.

Côté tendance, le CBD et la cup sont les grands gagnants. D’ailleurs, je me disais que j’allais faire un post sur le CBD, vous en pensez quoi ? Bref, ces deux sujets sont très à la mode chez les anglo-saxons en ce moment.

Indie Beauty London, chanvre, CBD

Côté formules, on est loin d’être dans le clean, green. Certaines marques flirtaient avec le green washing de façon vraiment indécente. Je pense à une marque de soin cheveux et visage en particulier. Elle affichait des fruits et des végétaux sur ses flacons (des tubes en plastique, ahaha !), le 0% qui va bien ( 0% paraben, paraffine, MIT, huile minérale, colorant), mais là où ça ne le fait pas du tout, c’est qu’elle arbore un pseudo logo Bio bien trompeur car non officiel. Et ça se gatte quand on jette un oeil plus attentif à la liste INCI, en particulier dans les tous premiers ingrédients. Entre autres, on trouve du dimethylamine, un remplaçant des silicones moins nocif pour les cheveux que ces derniers mais dont le procédé de fabrication l’est (nocif) pour la nature. D’ailleurs, cet ingrédient n’est pas autorisé en bio (en France en tous cas). Mais je vous rassure, on retrouve du dimethicone  (un silicone donc !) pas loin et même avant et des laureth sulfates aussi, bien entendu…Et on affiche qu’on est  « suitable for vegetarians » (des fois qu’on voudrait boire son conditionner, ahaha !). Bref, ceux-là ont parfaitement compris comment hameçonner le chaland. De gros logos, du 0% ceci 0% cela et voilà comment on se fait passer pour green, voire carrément bio, alors qu’on ne l’est clairement pas.

Indie Beauty Expo London, beauté, cosmétiques

Un exemple parmi d’autres. Je ne dis évidemment pas que toutes les marques présentes à ce salon étaient dans une démarche similaire, mais force est de constater que toutes les marques indépendantes n’ont pas pour objectif de faire bouger les lignes de la cosmétique. Décevant, mais pas étonnant… Il y a de l’argent à se faire à l’heure où le consommateur veut tout savoir, prendre le contrôle sur ce qu’on lui vend. Se faire passer pour ce qu’on est pas est d’autant plus facile.

Moralité :  restez vigilants, très… Vigilants ! D’une manière générale, je trouve que ceux qui en font trop sur les logos, les 0% etc. sont toujours un peu suspects. Et ça se confirme.

Autre travers répété dans ce salon : on continue de trouver des produits avec moult packaging et sur-emballages (blister pas mort 🙁 !). Et à quelques exceptions près, comme la marque de soins Maiiro, fabriquée à Guernesey, l’écologie ne semblait pas être un sujet chez les exposants de ce salon. Dommage !

En tous cas, ça m’a permis de me rendre compte à quel point certaines (mauvaises) habitudes restent tenaces. Interroger les marques, les interpeler via les réseaux sociaux reste plus que jamais une nécessité pour le consommateur, dans ce secteur où tout le monde cherche à se faire une place un peu trop rapidement.

Mais tout n’est pas si sombre : à IBE, j’ai croisé Julie Exertier de la marque éponyme et Alexis Robillard le créateur de All Tigers, deux dignes représentants de la cosmétique à la française. N’hésitez pas à les réécouter sur Beauty Toaster le podcast (#Exertier épisode 23 et #AllTigers Episode 48 of course !

IBE London, indie brand, Guernesey

S’y mettre et s’y tenir cette fois

Comme chaque année, en septembre, je vois mes cours préférés pris d’assaut par des nouveaux venus. Vous aussi, à chaque rentrée, vous revenez de vacances, motivée, en vous disant : « cette année, c’est décidé, je fais du sport trois jours par semaine… ». Mais ce genre de bonne résolution s’évanouit très vite, passé quelques semaines. Sauf si on se pose les bonnes questions, avant de cramer son PEL dans un abonnement ruineux.

De quelle activité avez-vous envie ? Ok, le yoga c’est tendance, mais est-ce vraiment votre truc ? Si vous vous êtes éclatée en faisant du beach volley sur la plage ou en nageant, vous aurez peut-être plus envie d’un sport co (oui, on peut aussi en pratiquer à l’âge adulte), ou peut-être serez-vous dans votre élément dans un sport défouloir, plus cardio (boxe, danse etc.), ou encore dans une piscine (une copine de ma fille fait du water polo avec sa mère deux fois par semaine). Ecoutez-vous…

Vous voulez vous poser ? Tai chi, certains types de yoga, Pilates… Certaines activités demandent de la concentration et apprennent à mieux connaître son corps tout en apprenant à dépasser ses limites. Ne vous laissez pas intimider par certaines postures que l’on peut voir sur IG. Ces yogis ont tous débuté un jour…

Vous voulez vous muscler rapidement ? Le Pump, le Cross Fit… mais attention aux blessures. Il faut tout de même avoir un minimum de condition physique pour ce genre d’activité et bien respecter les consignes de charge et de posture.

 

A quel moment pratiquer ? Vous courez le soir pour récupérer les enfants à la crèche et faire deux-trois courses avant de rentrer ? Alors, ce n’est visiblement pas le bon moment… Vous avez du mal à vous extirper du lit le matin ? Clairement chez vous le matin, c’est fait pour dormir, donc laissez tomber. Quand je travaillais en entreprise (Thank God it’s over 😉 ), j’avais compris que la meilleure heure vu mon emploi du temps surchargé en permanence, c’était le midi. C’était ma bouffée d’endorphines, ce qui me permettait d’échapper au stress de la rédaction, de rencontrer d’autres gens, de me vider la tête, quoi ! Certes, je déjeunais devant mon ordi en quatrième vitesse au retour, mais j’étai très productive ensuite. Aujourd’hui, mon indépendance me permet d’aller exercer mon activité physique le matin, le midi ou en fin d’après-midi, sans aucune prise de tête. C’est nu super avantage, mais bon, il y a d’autres inconvénients aussi…

Mais où aller ? Le lieu, très important le lieu. Attention, je ne parle pas d’adresse mais de géographie. Facilitez-vous la tache ! Galérer pour rejoindre votre salle ou votre piscine, c’est le meilleur moyen de lâcher l’affaire après quelques semaines. Si vous devez parcourir plusieurs kilomètres en voiture (et tourner pour vous garer…) ou prendre les transports pendant plus d’une demie heure, oubliez ! L’idéal, c’est que le lieu de votre activité soit facile à rejoindre à pieds de préférence. Evidemment, le coach à domicile ou sur le lieu de travail c’est l’idéal, mais perso, je n’ai jamais eu les moyens d’avoir un coach privé, quant aux boîtes qui proposent un lieu dédié au sein de l’entreprise, ça existe mais c'(est encore très peu répandu.

Et les jours sans ? Les jours où on a la flemme, les jours de règles où on a l’impression que toute notre énergie s’écoule avec le flux menstruel, bah on force pas. Vous avez loupé un jour ? Rien de grave. Vous irez demain ! Mais surtout ne lâchez rien. Jamais plus de 2 jours d’affilée à sécher, sinon on est certaine de ne jamais y retourner.

Alors qui s’y met ou s’y remet cette année ?