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Indépendante, clean/green… ou pas

Quand j’ai décidé de me rendre à Londres pour découvrir le salon Indie Beauty Expo (#IBE pour les intimes 😉 ) en octobre dernier, je m’attendais à un « truc » énorme, vraiment énorme, avec genre 200 marques indépendantes venues du monde entier. Mais non, 85 marques tout au plus (ce qui est déjà pas mal, je vous l’accorde !). Et bon, pas de quoi y passer 2 jours non plus. Mais ce fut très instructif quand même, alors j’ai décidé de vous faire un petit compte-rendu sur ce salon pro qui donne un tout petit aperçu de la cosméto actuelle.

En fait, c’était un mélange de plein de marques et de concepts très différents. Certaines ayant à peine quelques mois en côtoient d’autres qui bourlinguent depuis 10 ans. L’objectif pour toutes ces marques : trouver des distributeurs en Angleterre. Mais l’Angleterre est-elle une bonne option quand on nage en plein psychodrame pré-Brexit ? Il n’empêche que toutes ces marques étaient là pour faire du business. Une entreprise reste une entreprise, quelles que soient les bons sentiments.

Côté tendance, le CBD et la cup sont les grands gagnants. D’ailleurs, je me disais que j’allais faire un post sur le CBD, vous en pensez quoi ? Bref, ces deux sujets sont très à la mode chez les anglo-saxons en ce moment.

Indie Beauty London, chanvre, CBD

Côté formules, on est loin d’être dans le clean, green. Certaines marques flirtaient avec le green washing de façon vraiment indécente. Je pense à une marque de soin cheveux et visage en particulier. Elle affichait des fruits et des végétaux sur ses flacons (des tubes en plastique, ahaha !), le 0% qui va bien ( 0% paraben, paraffine, MIT, huile minérale, colorant), mais là où ça ne le fait pas du tout, c’est qu’elle arbore un pseudo logo Bio bien trompeur car non officiel. Et ça se gatte quand on jette un oeil plus attentif à la liste INCI, en particulier dans les tous premiers ingrédients. Entre autres, on trouve du dimethylamine, un remplaçant des silicones moins nocif pour les cheveux que ces derniers mais dont le procédé de fabrication l’est (nocif) pour la nature. D’ailleurs, cet ingrédient n’est pas autorisé en bio (en France en tous cas). Mais je vous rassure, on retrouve du dimethicone  (un silicone donc !) pas loin et même avant et des laureth sulfates aussi, bien entendu…Et on affiche qu’on est  « suitable for vegetarians » (des fois qu’on voudrait boire son conditionner, ahaha !). Bref, ceux-là ont parfaitement compris comment hameçonner le chaland. De gros logos, du 0% ceci 0% cela et voilà comment on se fait passer pour green, voire carrément bio, alors qu’on ne l’est clairement pas.

Indie Beauty Expo London, beauté, cosmétiques

Un exemple parmi d’autres. Je ne dis évidemment pas que toutes les marques présentes à ce salon étaient dans une démarche similaire, mais force est de constater que toutes les marques indépendantes n’ont pas pour objectif de faire bouger les lignes de la cosmétique. Décevant, mais pas étonnant… Il y a de l’argent à se faire à l’heure où le consommateur veut tout savoir, prendre le contrôle sur ce qu’on lui vend. Se faire passer pour ce qu’on est pas est d’autant plus facile.

Moralité :  restez vigilants, très… Vigilants ! D’une manière générale, je trouve que ceux qui en font trop sur les logos, les 0% etc. sont toujours un peu suspects. Et ça se confirme.

Autre travers répété dans ce salon : on continue de trouver des produits avec moult packaging et sur-emballages (blister pas mort 🙁 !). Et à quelques exceptions près, comme la marque de soins Maiiro, fabriquée à Guernesey, l’écologie ne semblait pas être un sujet chez les exposants de ce salon. Dommage !

En tous cas, ça m’a permis de me rendre compte à quel point certaines (mauvaises) habitudes restent tenaces. Interroger les marques, les interpeler via les réseaux sociaux reste plus que jamais une nécessité pour le consommateur, dans ce secteur où tout le monde cherche à se faire une place un peu trop rapidement.

Mais tout n’est pas si sombre : à IBE, j’ai croisé Julie Exertier de la marque éponyme et Alexis Robillard le créateur de All Tigers, deux dignes représentants de la cosmétique à la française. N’hésitez pas à les réécouter sur Beauty Toaster le podcast (#Exertier épisode 23 et #AllTigers Episode 48 of course !

IBE London, indie brand, Guernesey

Le retour en grâce de l’huile

Les PEGS, les silicones, les conservateurs (bon, ça dépend lesquels, quand même…) et tout le reste, on a décrété qu’on n’en voulait plus. Bon alors on fait quoi ? On arrête tout ? On sort dans la rue sans crème, sans protection aucune et on s’en remet à la chance ? Dans un environnement sain, sans pollution, sous un climat tempéré ou sous une cloche de verre tiens, en mode aquaponie, ce serait peut-être jouable. Mais on le trouve où l’environnement sain quand on vit en ville ? Partir se mettre au vert ? Même en rase campagne les abeilles sont plus vulnérables que sur les toits de Paris. Quelque chose ne tourne pas rond, effectivement… Au quotidien, 365 jours par an, on doit sortir, travailler, emmener les enfants à l’école, se nourrir, voyager dans les transports en commun, faire du sport, avoir une vie sociale quoi !

Et si la solution était la simplification cosmétique ? Aller vers des formulations minimalistes, comme le conseillait Pascale Brousse (épisode #50 Le monde change, la beauté aussi ). Accepter de ne plus avoir de soins « confortables », préférer des produits sans parfums synthétiques, sans promesses de « floutage » de rides (ahahah !) ou de teint éclatant. En cosméto, comme en écologie (les deux sont liés d’ailleurs), il faut raisonner avec logique : on ne peut pas vouloir un air plus sain et continuer à rouler en 4X4 pour aller chercher sa baguette. pareil en cosmétiques. On ne peut pas réclamer des formules « sans » et chercher à « réduire » la profondeur de ses rides à grandes rasades de crèmes « miracles ». Si on veut des formules plus saines, il va falloir faire des CON-CE-SSIONS. Et cela passe d’abord par ne plus vouloir le mouton à le mouton à cinq pattes : la crème qui vous fait gagner 10 ans (enfin dans la pub en tous cas…), mais qui contient zéro chimie ! Ca n’existe pas.

Et si la solution était de s’en remettre à des soins hyper basiques. Je pense à ma mère qui a 80 ans. Elle n’a jamais été une grande fan de maquillage. A part de la poudre et un rouge à lèvres rouge, je ne l’ai jamais vue mettre de mascara et encore moins de fond de teint. Sa routine quotidienne, c’était une crème hydratante, un lait démaquillant et une lotion qui venaient tous les trois du supermarché.  Certes, sa peau a perdu en graisse et en fermeté avec le temps, mais elle est finalement très, très peu marquée. Vous me direz, c’est génétique. Bah non, parce que la génétique n’intervient qu’à hauteur de 10% dans le processus de vieillissement, tous les scientifiques le disent. A 90% le vieillissement est dû à l’alimentation, l’environnement, le stress et les (mauvaises) habitudes (trop de soleil, trop de cigarettes, pas assez de sommeil, trop d’actifs etc.).

J’ai pris du patrimoine génétique de ma mère et de mon père aussi (qui lui non plus ne fait pas son âge), mais j’ai quand même un mode de vie citadin que je compense tant bien que mal en faisant du sport, en mangeant le mieux possible (des légumes  tous les jours et pas forcément bio…). Je mange de la viande (mais de moins en moins…), du gluten, du sucre, bref, les graines germées et moi… Je suis d’un naturel assez stressé même si j’essaie de me soigner, ahahah ! En cosmétiques, j’ai toujours été très accro à l’innovation, sans jamais trop regarder les listes INCI, mais ça c’était avant… L’expérience et l’information ont fait leur chemin (à 50 ans passés, il était temps !) et j’ai petit à petit glissé vers des produits que je n’aurais même pas imaginer faire entrer dans ma salle de bain il y a à peine 5 ans en arrière.

Et pourtant, vu mon âge, vous me direz que c’est peut-être pas le moment de lâcher la pression #ménopause, #hormones. Bah, je pense justement que c’est le bon moment pour le faire. Une crème ne vous empêchera jamais d’avoir des rides, au mieux elle vous les floutera (et encore le résultat reste très subjectif) mais à grandes rasades de silicones. Rien de plus à espérer car comme me l’avait dit Odile Vilain il y a quelques années : quand la fibre est cassée, on ne peut pas réparer. Et puis qu’est-ce qui est le plus important pour vous ? Planquer quelques rides ou avoir une peau bien nourrie, bien hydratée, confortable, qui respire la santé. Perso, je vote pour la seconde option !

Basique. Pour une peau radieuse au saut du lit, en fait on n’a jamais rien fait de mieux qu’une bonne nuit de sommeil. Pourvu qu’on facilite le travail de l’organisme. Manger trop et boire de l’alcool dans la soirée, c’est à coup sûr un drainage au ralenti et des yeux bouffis le lendemain. Donc même la crème la plus chère du monde aura beaucoup de mal à vous faire perdre 10 ans ! Boire aussi suffisamment d’eau comme le conseillent Cécile Cotten ou encore Marielle Alix. Elles en parlent très bien dans les épisodes que je leur ai consacrés (#21 et #37).

Simple. Depuis plusieurs mois, à la place de la crème de nuit, je suis devenue une grande fan de l’huile, qui reste encore le meilleur moyen de garder une peau hyper confortable, surtout l’hiver. J’avais commencé il y a 2 ans à utiliser la sublime huile de Vintner’s Daughter dont je vous parlais dans un post de 2017. Mais une huile peut tout à fait remplacer une crème de jour. L’avantage de l’huile c’est c’est la formule idéale pour masser le visage, ce qu’on ne fait jamais quasiment. A tort, puisque le massage stimule les fonctions vitales de la peau (oxygénation des cellules, synthèse de collagène et d’élastine en autres).

Vintner's Daughter, huile végétale visage

Alors laquelle choisir ? C’est sûr l’huile d’olive pure, c’est pas franchement ragoutant. Dernièrement pour Beauty Toaster le podcast, j’ai eu l’occasion de rencontrer plusieurs créatrices d’Indie brands (marques indépendantes) pour qui l’huile est le nouveau sérum, voire le seul soin digne d’intérêt. Parce que finalement de quoi a-t-on vraiment besoin ? De protéger sa peau et son film hydro lipidique, tout simplement. Joëlle Ciocco que j’ai rencontrée pour Beauty Toaster (attention spoiler alert !) m’a confirmé, sans le savoir, que j’étais sur la bonne voie. J’étais trop contente ! Pas de peau bien hydratée et protégée sans un film hydro lipidique de qualité. Donc avant de vouloir apporter acide hyaluronique et tout un tas de trucs hydratants, la priorité pour garder une jolie peau, c’est de lui permettre de maintenir son équilibre, qui passe notamment par l’apport de matières grasses. Je rassure celles qui ont la peau grasse, il existe des huiles compatibles.  Un avantage de taille pour l’huile tout de même : elle ne nécessite pas de conservateurs puisqu’il n’y a pas d’eau. Elle est généralement pure ou mélangée à d’autres huiles végétales et sans apport chimie (#listeINCI). et en plus, elle permet de bien masser la peau ce qui par la même occasion la fait pénétrer et évite l sensation de gras.

En attendant l’interview de Joëlle Ciocco, petit débrief sur les huiles qui buzzent en ce moment.

Les Huilettes. Pour celles qui ne craignent pas les huiles essentielles, Les Huilettes sont formulées pour les peaux des plus de 40 ans. Je vous en avais parlé dans le post Ma Liste de rentrée 2018. La bonne nouvelle, c’est que la marque se développe encore avec des formules solides comme dernièrement Mon Huilette Rescue que j’adore.

 

Océopin, huile, crème

L’Huile de Pin Maritime Océopin. La texture de cette huile est juste incroyable. Son toucher sec est dingue, on croirait une huile siliconée alors qu’elle est en fait naturellement sèche. Si vous n’aimez pas la sensation de gras, c’est typiquement celle qu’il vous faut. Plus de 70% d’acides gras essentiels, dont de l’acide linoléique et des acides gras insaturés (les très rares Delta 5) et des polyphénols, elle est la meilleure amie des peaux matures et/ou sensibles. Je l’utilise en soin de nuit et en synergie avec ma crème de jour. A retrouver en pharma, para, concept-stores bio et sur www.oceopin.com

Les huiles d’Amalthea. Pour les peaux grasses à mixtes, Maryll Beaux qui a crée la marque conseille, l’huile de Rosier Muscat qui est non comédogène et l’huile d’Hibiscus pour les peaux normales. Bon à savoir : elle a mis en place un système de remplissage, qui permet de ne pas jeter son contenant et d’économiser en le faisant simplement recharger en boutique. A retrouver sur le site Amalthea.bio

Les huiles d’Oden. Une production 100% française et bien sourcée puisque toutes les huiles sont issues de fruits, de légumes, de noix, et même de pépins cultivés en France. Pour les peaux mixtes à grasse, l’huile de noisette et l’huile de mirabelle sont idéales . A retrouver sur Oden.fr

J’avoue je n’ai pas encore tout testé, car l’avantage indéniable de l’huile, c’est qu’on en met très peu, du coup avec un flacon, on peut faire au moins minimum 4 mois…

Prochaine étape pour moi, passer intégralement à l’huile en soin de jour. Et vous ? L’huile, vous aimez ou pas ? Et si oui, laquelle avez-vous ou testez-vous en ce moment ? A vos claviers !

 

 

 

Green, vegan, humanitaire, cette marque coche toutes les cases !

Lorsqu’Helena Mendes se lance dans les cosmétiques, elle a déjà derrière elle, malgré son jeune âge (même pas 35 ans), une carrière bien remplie de diplomate internationale, spécialisée en écologie et conflits armés. Une tête bien faite et bien pleine (que n’aurait pas renié Montaigne), qui ne parle pas moins de 7 langues ! Qui dit mieux ? le parcours de cette jeune femme m’a scotchée. Si ce n’est pas encore fait, je vous invite à écouter son interview, Helena Mendes Beauty Trotteuse passionnée disponible depuis mercredi dernier, où elle raconte son parcours et sa plongée involontaire dans le monde de la cosmétique.

Car oui, la création de Mawena, sa marque de soins s’est comme imposée à elle. Elle adore son métier négociatrice internationale et n’avait aucune envie, ni besoin d’en changer. Pas le genre de métier dont on fait le tour en quelques années, ni celui dans lequel on s’ennuie. Chaque jour, les nouvelles nous le rappellent…

Créer une marque de cosmétiques de toute pièce, lorsqu’il y a nécessité de faire analyser et valider des actifs, d’assurer leur extraction en respectant la nature etc. , trouver des partenaires d’un bout à l’autre de la chaîne, c’est beaucoup, beaucoup d’investissements. A la fois personnels et financiers. Oui, comme dans tout, l’argent est le nerf de la guerre. Et même si l’on voit plein de start up fleurir, l’envers du décor, c’est la voiture qu’on vend pour se lancer parce que les banques n’ont pas confiance, zéro salaire, quelques fois même le retour chez les parents, des nuits sans sommeil, des galères de fournisseurs… Tous le monde n’est pas Glossier et même pour Emily Weiss, j’imagine que ça n’a pas dû être facile tous les jours. Bref, lancer sa propre marque, certaines d’entre nous en rêvent peut-être, mais peu se lancent. Mais lorsque l’on a dû ferrailler avec le sommet d’Etats, pour certains peu scrupuleux voire crapuleux, on n’a plus peur de rien, rien n’est impossible.

Helena s’est donc lancée, tête baissée, ou presque. Même pas peur ! Le vegan est à la mode ? Elle n’est pas du genre à surfer sur la vague. Alors tant qu’à éliminer les ingrédients issus du monde animal et à apposer le petit lapin sur tous ses produits, elle refuse aussi de vendre dans les pays qui continuent à pratiquer des tests sur les animaux et/ou utilisent des ingrédients animaux dans leurs produits. En clair, elle n’hésite pas à se couper du marché chinois, pour lequel tester sur les animaux et utiliser des matières animales ne constitue en aucun cas un problème. Et ouais, vouloir gagner des sous ne justifie pas tout. Alors bravo à toi Helena, car je sais que c’est un vrai « sacrifice » en ces temps de concurrence acharnée. Ne serait-ce que pour ça, je trouve qu’il est important de soutenir Mawena !

beauté, green, clean, écoresponsable

Autre bonne raison, ce sont les produits vraiment super ! Les textures, les parfums… Arriver à faire des produits majoritairement bio, jolis, sexy et efficaces en éliminant tout ce qui fâche, c’est un sacré pari. Relevé haut la main par Helena qui a su bien s’entourer 😉

J’adore les formules polymorphes, celles qui se transforment en quelques secondes. Vous aimez également ? Vous ne résisterez pas au Baume-en-Gel Nettoyant Illuminateur Rose Papaya. Sa couleur irréelle (due à la fleur d’hibiscus et non à la cochenille, ni à un colorant de synthèse !) constellée de petites bulles d’air, son parfum… Vous l’appliquez sur le visage, vous massez et au contact de la chaleur de la peau, le gel devient une huile à la fois démaquillante et bienfaisante. Je rince avec une serviette chaude, comme dans les spas.

La peau est nickel et pour qu’elle reste bien hydratée, je fais suivre d’un splash d’Essence Florale Rose Bamboo. Elle est blindée en eaux végétales (litchi, citron, rose et bambou), aloe vera et acide hyaluronique végétal. La peau reste hydratée jusqu’au matin. Une tuerie que j’utilise également un peu comme un sérum le matin, avant ma crème de jour.

A mon avis l’Huile Démaquillante Rose Moringa et le Sérum-Huile Rose Marula ne doivent pas être mal du tout, puisque formulés sur le même principe. De quoi simplifier sérieusement ma routine beauté.

beauté, green, clean, bio, écoresponsable

Si vous aussi vous avez craqué, dites-moi ce que vous en avez pensé et sinon, vous n’avez plus aucune hésitation à avoir ! Ne serait-ce que parce que c’est très rare de voir une marque cocher toutes les cases comme on dit : elle est écoresponsable (je vous ai dit que les flacons étaient en verre ?), clean, bio, équitable, avec comme objectif un vrai projet de développement pour une communauté. C’est un projet porté par une femme pour les femmes. Moi, ça me parle et ça suffit pour me motiver à la soutenir, pas vous ?

A découvrir sur le site mawenaparis.com, mais également chez Birchbox et sur le site Ohmycream

 

 

Histoire d’une bio convers(at)ion

Il y a quelques mois, j’avais écrit un post sur Awesome, la boutique de Cécile Tall située dans le 9ème à Paris. Le post avait beaucoup attiré l’attention. Et pour cause ! C’est une vrai caverne d’Alibaba cette boutique, pour qui aime la cosméto bio et naturelle de haute volée !

J’ai voulu en savoir un peu plus sur ce qui animait Cécile, la femme qui a rêvé ce magasin de cosmétiques pas comme les autres. Parce qu’au départ Cécile, n’est pas une beauty addict, comme vous allez l’entendre. Eh oui, le Droit et la Finance, ça mène à tout, même aux pots de crème !

Un profil atypique pour une boutique et un site mygreenbrands.com qui ne le sont pas moins.

Cécile est intarissable sur son aventure (car ç’en est une !), mais j’ai tout de même réussi à faire tenir notre conversation dans une demi-heure ! ;-). Au cours de ce dialogue, elle nous raconte comment elle choisit ses marques, elle nous dit tout sur son besoin de trouver des marques à l’éthique cosmétique irréprochable. Intarissable et passionnante. Je suis certaine que beaucoup d’entre vous se retrouveront dans son discours.

L’adresse de Awesome : 49, rue Saint-Georges. 75009 Paris. Et son site de e-commerce mygreenbrands

Retrouvez mygreenbrands sur instagram @mygreenbrands et sur facebook @mygreenbrands.

Retrouvez aussi le post que j’avais consacré à Awesome il y quelques mois sur Beautytoaster.

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Il est partout, le miel. Savon, démaquillant, soins, on le retrouve dans toute la cosmétique. Et vu la saison, c’est un peu l’actif de circonstance, ça tombe bien. Ce n’est pas nouveau l’industrie cosmétique qui utilise le miel, mais naturalité aidant, il est de plus en plus fréquent de voir des marques s’y intéresser de très, très près, avec pour certaines, en plus, une véritable démarche conservatoire. Et ça, c’est plutôt nouveau. Tant mieux parce qu’à l’heure où on parle tant des glyphosates et autres saloperies qui empoisonnent les champs, elles sont bien mal en point nos amies les abeilles et nous le seront définitivement aussi si personne ne s’en préoccupe. Pas vrai Bruxelles ? (voilà pour la parenthèse écolo-politique du jour 😉 ).

Avec Miracle de Miel, Exertier est allé chercher son précieux liquide dans les massifs de la Savoie. Récolté à Courchevel s’il vous plaît (#avoirlaclasseoupas), à 2000 mètres d’altitude, bien loin des nuages de pesticides. Là-haut, les abeilles butinent tranquillement différentes fleurs, résultat, un miel super riche en acides aminés, fructose et oligo-éléments. Le top pour booster la synthèse de collagène et la régénération derme et épiderme. Une ligne de quatre produits et toujours la même exigence, avec pour chaque soin, plus de 80% d’ingrédients naturels.

Chez Kiehl’s, avec Pure Vitality  Skin Renewing Cream, on mise sur le fameux miel de manuka. produit en Nouvelle-Zélande, il serait anti-inflammatoire, anti-microbien en plus d’être un cicatrisant hors pair. Son taux de polyphénols (vous savez ces puissants anti-oxydants) serait dingue. Du coup, on le retrouve à toutes les sauces si je puis dire.. Cette crème contient également du ginseng rouge qui renforce la barrière cutanée et améliore également le métabolisme cellulaire. Bon, dommage qu’il faille aller le chercher si loin ce miel (hein, le bilan carbone, on en parle ?), même si l’intention de départ est bonne. Allez un bon point tout de même : la marque fait de plus en plus d’efforts pour avoir des formules courtes, supprimant les ingrédients problématiques (huile minérale, colorants et parfums de synthèse, entre autres). Et hop, 99,6% d’ingrédients d’origine naturelle. Allez, c’est pas mal !

Guerlain utilise le miel de l’abeille noire d’Ouessant, un ingrédient ultra-régénérant tellement il est blindé en acides aminés et en oligo-éléments. Associé à la gelée royale de Sologne, exclusive à la marque, dont les vertus sont extrêmement nutritives, cela donne un cocktail anti-âge de choc, à retrouver dans la ligne Abeille Royale. Notamment dans l’Huile-en-Eau Jeunesse, mais également le Black Bee Balm, qui sauvera la peau de celles qui ont un peu trop abusé du soleil (non, ne vous cachez pas, on vous a vue 😉 ). La marque est partenaire de l’association Conservatoire de l’Abeille Noire Bretonne et et de l’Observatoire Français d’Apidologie.

Preuve qu’il très en vogue chez tous les cosmétologues, on en retrouve aussi dans les savons Melvita, mais aussi dans la Royal Honey Essential Queen’s Cream de Skinfood (en vente chez Sephora), dans le démaquillant Miel-en-Mousse de Lancôme ou encore dans la nouvelle ligne Soin Nourrissant de Dr Renaud.

 

Un lieu atypique, unique, voilà le genre de trouvaille  que j’aime faire. Et si en plus celle ou celui qui l’a rêvé et l’a créé est une personne passionnée, alors là c’est le Graal intégral. Suivez-moi !

J’ai rencontré Cécile Tall il y a quelques semaines. Je pensais passer 15 minutes chez Awesome (c’est le nom de sa boutique), j’y suis restée deux heures ! Une femme passionnée, passionnante,  au profil super atypique, pour ne pas dire hors-circuit, et ça j’adore ! Diplômée en Droit et en Finance, spécialisée en fusions-acquisitions, rien ne la destinait à la cosmétologie et encore moins à ouvrir Awesome en janvier dernier.

Mais voilà, comme beaucoup d’entre nous qui, arrivées à certaines périodes de leur vie ont une furieuse envie de changement, et parce qu’elle est fan de voyage, Cécile s’est mise à s’imaginer dans une autre vie, un autre job et c’est tout naturellement qu’elle s’est tournée vers la cosmétologie et la volonté de faire différemment. Plus les marques sont niches, inconnues plus elles lui tapent dans l’oeil. Dingue de sourcing, cette tête chercheuse accorde une grande importance aux ingrédients, qu’elle veut les plus naturels possible, ainsi qu’à leur origine, mais sans être une stakhanoviste du bio.

Elle connait les créateurs de chacune des marques qu’elle décide de vendre dans sa boutique. On sent son attachement à ces personnalités, toutes très inspirantes. Elle parle avec passion des textures, des parfums. Cécile n’est pas une commerçante. Elle aime VRAIMENT tous les produits qui franchissent le seuil de sa boutique, comme si elle les avait conçus elle-même. Sur les étagères de ses deux monumentales bibliothèques chics, 15 références et que le top du naturel et du bio. M Botanicals, Nathalie Bond Organics, Mel Millis, Mauli, Evolve, Liha, Guy Morgan, Le Pure… Cécile élimine 90% des produits qu’on lui envoie, c’est dire si sa sélection est pointue. Rentrer chez Awesome se mérite ! Alors, allez-y les yeux fermés et prévenez votre banquier. La CB va chauffer 😉 Et moi, je vous parlerai très bientôt de quelques pépites dénichées dans la boutique de Cécile.

Awesome 49, rue Saint-Georges. 75009 Paris.

Vous habitez à l’autre bout de la France ? Pas de panique, Awesome a également un site marchand https://mygreenbrands.com