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L’huile de palme, on en parle ?

Au milieu des années 90, le graal du secteur cosmétique, c’était les silicones. Je me souviens de ma collègue de bureau qui avait lâché un jour : « chez XX, ils ont dû acheter une mine de silicones, c’est pas possible, ils en mettent partout ! ».
Bon, le silicone à l’état brut n’existe pas bien sûr. Mais ce qu’elle disait en exagérant à mort était vrai. Les silicones étaient partout. Pas chers, ils permettaient d’avoir un rendu cosmétique velouté, non gras, brillant… Crèmes, shampooings, sérums, aucune texture « confortable » digne de ce nom sans silicones.
Sur les cheveux on s’est assez vite rendu compte que c’était une plaie avec les shampooings 2 et même 3-en-1 notamment. Remember ces produits qui rendaient les cheveux secs comme des coups de trique (c’est une expression de vieux pas vraiment appropriée, mais j’adore !).

Mais la vague du naturelle a eu raison d’eux. Et il aura fallu attendre une vingtaine d’années tout de même. Les silicones ne sont plus du tout en odeur de sainteté et font désormais partie de ces ingrédients décriés pour des tas de raisons justifiées. Dimethicones, dimethiconol,  et autres cyclopentasiloxane sont relargués en quantités démentes dans les eaux usées tous les jours sur toute la planète et se retrouvent dans les océans où leur présence affecte forcément l’éco-système.

Problème : par quoi les remplacer ? J’ai assisté à une conférence au salon In-Cosmetic qui se tenait à Paris il y a quelques semaines. C’est un grand salon qui rassemble cosmétologues, chimistes et autres fournisseurs d’ingrédients. Et j’avoue que j’en suis sortie absolument dépitée. Les silicones étant devenus persona non grata, l’industrie a trouvé comment les remplacer. Et vous savez quel est le nouveau Graal ? L’huile de palme ! Franchement j’en croyais pas mes p’tites oreilles. L’huile de palme quoi ! Celle qu’on traque dans tous nos produits alimentaires (je sais pas vous, mais moi, j’achète le moins de produits transformés possible car elle y est présente à des doses élevées) parce qu’elle est mauvaise pour la santé, n’en déplaise aux fans de cette « pâte à tartiner » !

palmiers, huile de palme

 

L’huile de palme qui détruit des hectares de forêt partout dans le monde (de l’Asie à l’Amérique du Sud), qui décime la faune, épuise les sols, appauvrit et chasse les populations autochtones. Le calcul est simple : quelques arbres produisent tellement et pour pas cher ! Et en plus, l’huile de palme, c’est NA-TU-REL ! Et n’est-ce pas ce que veulent les consommateurs ? Et voilà comment les industriels retournent et pervertissent un argument qui était à l’origine plutôt de bon sens. J’ai interviewé Gay Timmons, la fondatrice de Oh Oh Organic, une entreprise californienne spécialisée dans les matières premières bio, durables et non OGM, à destination de l’industrie cosmétique.

Elle m’a montré un schéma : 1 hectare de palmiers produit 37 tonnes d’huiles par an. Contre 4 tonnes pour un hectare de soja ou encore 5 pour l’huile tournesol. Vous voyez le problème ? Evidemment avec un tel rendement, celui qui détient la terre où poussent ces palmiers peut se faire un paquet d’argent. Alors comme dans beaucoup de pays, si vous avez le pouvoir, vous avez l’argent et vice versa, on exproprie et on expulse les petits propriétaires, on crée de grandes exploitations de palmiers hyper rentables qui sont dirigées par des familles puissantes ou par des compagnies étrangères tout aussi puissantes et voilà ! L’huile de palme est massivement utilisée dans les cosmétiques et depuis des années. La demande est forte. Les producteurs et les industriels ne s’embarrassent pas de considérations écologiques, sanitaires ou humanistes.

Alors certains (surtout dans l’agro-alimentaire, suivez mon regard…) ont voulu nous faire avaler qu’on pouvait produire de l’huile de palme éco-responsable, bio et je ne sais quel autre argument pourri encore. Dites-vous bien que les contrôles sur les modes de production sont quasi inexistants. En tous cas ceux qui importent cet ingrédient n’ont aucune garantie qu’il soit produit de façon éco-responsable, surtout lorsqu’ils passent par tout un tas d’intermédiaires qui se « rincent » au passage. Et pour l’huile de palme à visée cosmétique, même punition. Caroline Greyl, lorsqu’elle a arrêté d’utiliser l’huile de palme pour fabriquer l’Huile Leonor Greyl, l’a fait non seulement suite à une prise de conscience écologique,  mais également parce qu’elle avait découvert que son fournisseur n’avait rien de vertueux, contrairement à ce qu’elle croyait (réécoutez son interview épisode 44). Eh oui ! Comment être certaine quand vous vivez à des milliers de kilomètres du pays fournisseur, que ce qu’on vous dit est vrai ? L’huile de palme est massivement utilisée dans les cosmétiques et depuis des années. La demande est forte. Producteurs et industriels ne s’embarrassent pas de considérations écologiques, sanitaires ou humanistes.

palmiers, huile de palme

Gay Timmons a choisi une autre voie. Les palmiers, qui produisent cette huile, poussent sur toute la ceinture équatoriale. Gay a choisi une huile produite en Equateur. Déjà, c’est plus près de chez elle que l’Indonésie. Elle travaille, non pas avec une grosse firme, mais avec environ 200 petits propriétaires. Le regroupement Palm Done Right intègre culture bio, commerce équitable et surtout éducation auprès de ces petits producteurs. L’éducation est la clé, comme souvent. Il apprend aux paysans locaux à bien faire pousser les arbres, à les traiter sans pesticides, à alterner les cultures pour ne pas épuiser les sols, à replanter quand c’est nécessaire… L’idée étant d’en faire une ressource durable. Si vous êtes comme moi, plutôt sceptique, il existe un site sur la production d’huile de palme durable. Il s’appelle palmdoneright.com et Oh oh Organic en est partenaire.
Malheureusement, je doute que les gros industriels se tournent vers de petits producteurs pour se fournir dans cet ingrédient tant la demande est forte. Ce marché a aiguisé bien trop de gros appétits. BASF a ainsi présenté son déviré d’huile de palme soit disant vertueux parce que labellisée Cosmos, Natrue (je vous rappelle qu’on paie pour obtenir un label !) et forcément (ahaha !) compatible avec la norme Iso 16128 (celle-là même qui accepte les ingrédients synthétiques, cherchez l’erreur…). Tu parles d’un gage de qualité et de transparence ! Croyez-vous que cette entreprise, fournisseur mondial, se tournera vers de petits producteurs pour fabriquer son « super » ingrédient ?

L’huile est le deuxième ingrédient le plus utilisé dans l’industrie cosmétique (après l’eau j’imagine) et la production vertueuse ne fait pas encore partie de son cahier des charges. Le pas cher, le rentable, oui, et tant pis s’il faut déforester, exterminer, et à terme menacer notre survie. L’industrie cosmétique qui aurait gagné à se débarrasser de cette plaie va donc continuer à aggraver la situation de l’Indonésie et dans tous les pays où poussent ces palmiers. Mon conseil : regardez bien, encore une fois, la liste des ingrédients sur vos produits et si vous voyez coco caprylate, oleyl linoleate, caprylic capric tryglicéride, isopropyl palmitate… C’est de l’huile de palme ! Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Pour info : les photos de palmiers que j’ai choisies pour illustrer ce post n’ont rien à voir avec la production d’huile de palme. Ceux-là poussent heureux au milieu d’autres espèces et essence préservées, dans le magnifique Jardin de Balata en Martinique. L’un de mes endroits préférés sur terre. Si vous avez la chance d’y aller un jour, faites-leur coucou de ma part 😉

 

Le retour en grâce de l’huile

Les PEGS, les silicones, les conservateurs (bon, ça dépend lesquels, quand même…) et tout le reste, on a décrété qu’on n’en voulait plus. Bon alors on fait quoi ? On arrête tout ? On sort dans la rue sans crème, sans protection aucune et on s’en remet à la chance ? Dans un environnement sain, sans pollution, sous un climat tempéré ou sous une cloche de verre tiens, en mode aquaponie, ce serait peut-être jouable. Mais on le trouve où l’environnement sain quand on vit en ville ? Partir se mettre au vert ? Même en rase campagne les abeilles sont plus vulnérables que sur les toits de Paris. Quelque chose ne tourne pas rond, effectivement… Au quotidien, 365 jours par an, on doit sortir, travailler, emmener les enfants à l’école, se nourrir, voyager dans les transports en commun, faire du sport, avoir une vie sociale quoi !

Et si la solution était la simplification cosmétique ? Aller vers des formulations minimalistes, comme le conseillait Pascale Brousse (épisode #50 Le monde change, la beauté aussi ). Accepter de ne plus avoir de soins « confortables », préférer des produits sans parfums synthétiques, sans promesses de « floutage » de rides (ahahah !) ou de teint éclatant. En cosméto, comme en écologie (les deux sont liés d’ailleurs), il faut raisonner avec logique : on ne peut pas vouloir un air plus sain et continuer à rouler en 4X4 pour aller chercher sa baguette. pareil en cosmétiques. On ne peut pas réclamer des formules « sans » et chercher à « réduire » la profondeur de ses rides à grandes rasades de crèmes « miracles ». Si on veut des formules plus saines, il va falloir faire des CON-CE-SSIONS. Et cela passe d’abord par ne plus vouloir le mouton à le mouton à cinq pattes : la crème qui vous fait gagner 10 ans (enfin dans la pub en tous cas…), mais qui contient zéro chimie ! Ca n’existe pas.

Et si la solution était de s’en remettre à des soins hyper basiques. Je pense à ma mère qui a 80 ans. Elle n’a jamais été une grande fan de maquillage. A part de la poudre et un rouge à lèvres rouge, je ne l’ai jamais vue mettre de mascara et encore moins de fond de teint. Sa routine quotidienne, c’était une crème hydratante, un lait démaquillant et une lotion qui venaient tous les trois du supermarché.  Certes, sa peau a perdu en graisse et en fermeté avec le temps, mais elle est finalement très, très peu marquée. Vous me direz, c’est génétique. Bah non, parce que la génétique n’intervient qu’à hauteur de 10% dans le processus de vieillissement, tous les scientifiques le disent. A 90% le vieillissement est dû à l’alimentation, l’environnement, le stress et les (mauvaises) habitudes (trop de soleil, trop de cigarettes, pas assez de sommeil, trop d’actifs etc.).

J’ai pris du patrimoine génétique de ma mère et de mon père aussi (qui lui non plus ne fait pas son âge), mais j’ai quand même un mode de vie citadin que je compense tant bien que mal en faisant du sport, en mangeant le mieux possible (des légumes  tous les jours et pas forcément bio…). Je mange de la viande (mais de moins en moins…), du gluten, du sucre, bref, les graines germées et moi… Je suis d’un naturel assez stressé même si j’essaie de me soigner, ahahah ! En cosmétiques, j’ai toujours été très accro à l’innovation, sans jamais trop regarder les listes INCI, mais ça c’était avant… L’expérience et l’information ont fait leur chemin (à 50 ans passés, il était temps !) et j’ai petit à petit glissé vers des produits que je n’aurais même pas imaginer faire entrer dans ma salle de bain il y a à peine 5 ans en arrière.

Et pourtant, vu mon âge, vous me direz que c’est peut-être pas le moment de lâcher la pression #ménopause, #hormones. Bah, je pense justement que c’est le bon moment pour le faire. Une crème ne vous empêchera jamais d’avoir des rides, au mieux elle vous les floutera (et encore le résultat reste très subjectif) mais à grandes rasades de silicones. Rien de plus à espérer car comme me l’avait dit Odile Vilain il y a quelques années : quand la fibre est cassée, on ne peut pas réparer. Et puis qu’est-ce qui est le plus important pour vous ? Planquer quelques rides ou avoir une peau bien nourrie, bien hydratée, confortable, qui respire la santé. Perso, je vote pour la seconde option !

Basique. Pour une peau radieuse au saut du lit, en fait on n’a jamais rien fait de mieux qu’une bonne nuit de sommeil. Pourvu qu’on facilite le travail de l’organisme. Manger trop et boire de l’alcool dans la soirée, c’est à coup sûr un drainage au ralenti et des yeux bouffis le lendemain. Donc même la crème la plus chère du monde aura beaucoup de mal à vous faire perdre 10 ans ! Boire aussi suffisamment d’eau comme le conseillent Cécile Cotten ou encore Marielle Alix. Elles en parlent très bien dans les épisodes que je leur ai consacrés (#21 et #37).

Simple. Depuis plusieurs mois, à la place de la crème de nuit, je suis devenue une grande fan de l’huile, qui reste encore le meilleur moyen de garder une peau hyper confortable, surtout l’hiver. J’avais commencé il y a 2 ans à utiliser la sublime huile de Vintner’s Daughter dont je vous parlais dans un post de 2017. Mais une huile peut tout à fait remplacer une crème de jour. L’avantage de l’huile c’est c’est la formule idéale pour masser le visage, ce qu’on ne fait jamais quasiment. A tort, puisque le massage stimule les fonctions vitales de la peau (oxygénation des cellules, synthèse de collagène et d’élastine en autres).

Vintner's Daughter, huile végétale visage

Alors laquelle choisir ? C’est sûr l’huile d’olive pure, c’est pas franchement ragoutant. Dernièrement pour Beauty Toaster le podcast, j’ai eu l’occasion de rencontrer plusieurs créatrices d’Indie brands (marques indépendantes) pour qui l’huile est le nouveau sérum, voire le seul soin digne d’intérêt. Parce que finalement de quoi a-t-on vraiment besoin ? De protéger sa peau et son film hydro lipidique, tout simplement. Joëlle Ciocco que j’ai rencontrée pour Beauty Toaster (attention spoiler alert !) m’a confirmé, sans le savoir, que j’étais sur la bonne voie. J’étais trop contente ! Pas de peau bien hydratée et protégée sans un film hydro lipidique de qualité. Donc avant de vouloir apporter acide hyaluronique et tout un tas de trucs hydratants, la priorité pour garder une jolie peau, c’est de lui permettre de maintenir son équilibre, qui passe notamment par l’apport de matières grasses. Je rassure celles qui ont la peau grasse, il existe des huiles compatibles.  Un avantage de taille pour l’huile tout de même : elle ne nécessite pas de conservateurs puisqu’il n’y a pas d’eau. Elle est généralement pure ou mélangée à d’autres huiles végétales et sans apport chimie (#listeINCI). et en plus, elle permet de bien masser la peau ce qui par la même occasion la fait pénétrer et évite l sensation de gras.

En attendant l’interview de Joëlle Ciocco, petit débrief sur les huiles qui buzzent en ce moment.

Les Huilettes. Pour celles qui ne craignent pas les huiles essentielles, Les Huilettes sont formulées pour les peaux des plus de 40 ans. Je vous en avais parlé dans le post Ma Liste de rentrée 2018. La bonne nouvelle, c’est que la marque se développe encore avec des formules solides comme dernièrement Mon Huilette Rescue que j’adore.

 

Océopin, huile, crème

L’Huile de Pin Maritime Océopin. La texture de cette huile est juste incroyable. Son toucher sec est dingue, on croirait une huile siliconée alors qu’elle est en fait naturellement sèche. Si vous n’aimez pas la sensation de gras, c’est typiquement celle qu’il vous faut. Plus de 70% d’acides gras essentiels, dont de l’acide linoléique et des acides gras insaturés (les très rares Delta 5) et des polyphénols, elle est la meilleure amie des peaux matures et/ou sensibles. Je l’utilise en soin de nuit et en synergie avec ma crème de jour. A retrouver en pharma, para, concept-stores bio et sur www.oceopin.com

Les huiles d’Amalthea. Pour les peaux grasses à mixtes, Maryll Beaux qui a crée la marque conseille, l’huile de Rosier Muscat qui est non comédogène et l’huile d’Hibiscus pour les peaux normales. Bon à savoir : elle a mis en place un système de remplissage, qui permet de ne pas jeter son contenant et d’économiser en le faisant simplement recharger en boutique. A retrouver sur le site Amalthea.bio

Les huiles d’Oden. Une production 100% française et bien sourcée puisque toutes les huiles sont issues de fruits, de légumes, de noix, et même de pépins cultivés en France. Pour les peaux mixtes à grasse, l’huile de noisette et l’huile de mirabelle sont idéales . A retrouver sur Oden.fr

J’avoue je n’ai pas encore tout testé, car l’avantage indéniable de l’huile, c’est qu’on en met très peu, du coup avec un flacon, on peut faire au moins minimum 4 mois…

Prochaine étape pour moi, passer intégralement à l’huile en soin de jour. Et vous ? L’huile, vous aimez ou pas ? Et si oui, laquelle avez-vous ou testez-vous en ce moment ? A vos claviers !

 

 

 

La pause de l’hiver

J’ai souvent entendu dire que ce que l’on faisait en janvier est le reflet de ce que sera le reste de l’année. Il faut croire que cette année sera celle où je m’autoriserai à appuyer sur le bouton stop un peu plus souvent. D’ailleurs, cela faisait des mois que j’avais promis à Cécile de passer faire un soin chez elle et puis… Et puis, au début du mois, lorsque j’ai reçu son gentil SMS de bonne année, j’ai pensé que c’était maintenant.

Son Atelier ne ressemble à rien que je connaisse. Tout en pierres apparentes, c’est une jolie cave voutée à laquelle on accède par un escalier étroit et très raide (#euphémisme). Aller faire un soin chez Cécile se mérite 😉 . Lorsque je m’y rends il y a quelques jours, il fait déjà froid, je sors à peine d’une période pas top, faite de doutes  et d’incertitudes qui m’ont littéralement plombée. En apparence, j’ai réussi à surmonter, mais dans les faits, mes cervicales sont en vrac et j’ai une douleur lancinante dans les lombaires. En clair, j’en ai plein le dos.

Aller chez le médecin ? Il va me prescrire des décontractants, des antidouleurs, le genre de trucs que je ne prends que lorsque la douleur devient vraiment insupportable (genre à s’en réveiller la nuit), ce qui n’est pas le cas en ce moment. Je peux me déplacer, aller faire du Body Balance, du yoga ou du Pilates, je marche (j’ai pas encore repris la course), je ne suis pas gênée dans mes déplacements, donc ça va quoi ! Pas de quoi flinguer mon estomac et mes reins avec de la chimie.

Cécile me demande de quoi j’ai envie. Je lui dis d’emblée que mon dos est mal en point. Je rêve depuis des semaines d’un bon massage pour le soulager. Après un thé, Cécile me propose de m’installer sous l’Honotori, le fameux dôme à infrarouge japonais (souvenez-vous, je vous en avais parlé dans la Speed List #4 du Vital Dome, eh bien c’est le même). L’effet relaxant de la chaleur est instantané. Typiquement le truc qu’il me faut en hiver et en ce moment en particulier.

Pendant ce temps, Cécile s’occupe de mon visage. Elle n’utilise que des hydrolats, des huiles essentielles et des huiles végétales. Tout est 100% bio et comme elle le dit :  » tout ce que j’utilise peut se manger ! » C’est difficile de décrire le soin de Cécile car il est atypique. Il est ultra-personnalisé évidemment, toujours adapté à la personne qui passe sous ses mains. Elle sent à l’instant T ce qu’elle « doit » faire, elle se laisse guider par son instinct. Elle n’a pas de protocole fixe. Elle utilise plusieurs techniques à la fois, somme d’un savoir qu’elle engrange depuis des années comme elle l’expliquait dans le podcast  que je lui avais consacré en juin dernier (Cécile Cotten, à l’écoute du corps). Mais son pétrissage-modelage est fondamentalement japonisant. Un mélange de douceur et de fermeté. On en ressort avec une peau lumineuse, qui a absorbé tout ce qui a été vaporisé et massé. Même les cernes sont moins marqués.

Cecile Cotten Soin visage soin corps japonais

Quand elle passe au dos, ma zone critique du moment, Cécile reste dans la même philosophie, le même respect de la physiologie du corps. Une gestuelle fluide, comme le shiatsu, qui ne passe jamais en force. Elle ne va pas faire céder les noeuds en les pressant comme des citrons, comme c’est le cas par exemple avec certaines techniques de massages qui peuvent être extrêmement inconfortables sur les zones enflammées. Ca peut être traumatisant cette façon de traiter le mal par le mal et on y repense à deux fois avant d’y retourner. Là, Cécile décontracte les muscles, soulage les tensions et passe dans les tissus « comme dans de l’eau », comme elle dit, de façon fluide, sans forcer.

Au bout de quelques minutes, Cécile me pose l’Ama Ring sur le dos. J’attendais avec impatience de tester un jour ce petit appareil dont Cécile m’avait parlé lors de notre 1ère rencontre. C’est un dispositif léger et circulaire avec un trou au milieu. Il n’émet aucune chaleur, juste un crépitement, signe de la présence de champs magnétiques. Cet Ama Ring est censé régénérer les cellules du corps tout entier. Comment ça marche et est-ce que ça marche ? Je n’ai pas la réponse et je n’ai fait qu’une séance. Mais bon, je prends, au point où j’en suis… Je suis sortie de chez Cécile sans n’avoir plus mal nulle part et plutôt en forme. Et même si ma douleur dans le bas du dos est revenue quelques jours plus tard, elle a faibli, c’est une évidence.

Depuis quelques années que mon blog existe, vous savez que je suis plutôt fan de soins atypiques. Cécile a une main extraordinaire et une technique bien à elle, elle est sûre de son geste.
Un truc que je ne vous ai pas dit : quand je suis arrivée, à l’heure du rendez-vous, Cécile terminait une séance avec une jeune maman à qui elle apprenait à masser son bébé de quelques mois. J’ai trouvé ça touchant et super positif. Cécile m’a confié qu’elle avait un super projet pour 2019 et je pense que je vous en ferai part quand il sera prêt. A suivre…

L’Atelier Cécile Cotten 8 Rue du Pont aux Choux, 75003 Paris. Tél : +33 6 80 08 86 77 cecile@fysio.fr

Pour plus de détails sur ses soins, n’hésitez pas à aller sur son site cecile-cotten.com

 

Se démaquiller… à l’ancienne ou presque !

Tout d’abord, un merveilleuse année à toutes. Je vous souhaite sincèrement le meilleur pour 2019. Et pour accueillir 2019 comme il se doit, je me suis dit qu’un coup de gueule serait un bon début. Enfin, c’est un coup de gueule plutôt amical et qui se veut constructif surtout.

A force de rencontrer des pros de la formule cosmétique, des gens qui connaissent la peau (enfin, je l’espère…) et nos travers par coeur, j’ai compris que certains produits n’avaient vraiment plus intérêt à faire partie de ma et de votre routine. Je veux parler de l’eau micellaire. Pourtant, elle ne m’a jamais irrité ma peau, pas plus qu’une eau calcaire en tous cas. Mais justement, ce n’est pas parce qu’en  apparence elle est inoffensive qu’elle l’est vraiment. Je vous explique…

Il y a quelques mois, j’entendais encore un médecin esthétique dire que c’était le pire produit à utiliser sur une peau. J’ai appris au passage qu’à l’origine les micelles avaient été formulées pour nettoyer… les fesses des bébés ! Et comme elles étaient super efficaces (évidemment les fesses rouges, ça n’a choqué personne, mais passons…), quelqu’un s’est dit qu’elles feraient aussi bien le job pour démaquiller un visage maculé de fond de teint. Pas faux, mais vous imaginez un actif qui irrite les fesses d’un bébé, c’est pas forcément un bon plan pour la peau. C’est même une cata pour la flore microbienne de l’épiderme.

Tous les gens censés disent que c’est un des pires produits pour la peau (je vous invite à réécouter l’épisode avec Lucile Bataill de Laboté pour qui ce produit est juste une hérésie !), et pourtant je continue à voir ces formules en bonne place dans toutes sortes de lignes, y compris dans des gammes à destination de peaux sensibles ou encore acnéiques.

Vous êtes accro ? Plus pour longtemps. Vous voyez l’eau micellaire, vous voyez le White Spirit ? J’exagère à peine ! Les micelles enlèvent tout sur leur passage (résidus de maquillage, bonnes et mauvaises bactéries de la peau) et en plus, elles sont particulièrement polluantes pour l’environnement.  Je vous explique : on trouve dans ces formules tout ce qu’on ne veut plus voir dans nos soins aujourd’hui. Evidemment des tensioactifs (soit dit en passant, ceux-là même qu’on ne veut plus voire dans les shampoings car trop irritants pour le cuir chevelu !), des PEG, du parfum, des conservateurs forcément et j’en passe. Le procédé chimique de fabrication des micelles lui-même est polluant et les micelles ne sont pas biodégradables . Alors quand je vois des marques bio ou naturelles lancer de tels produits, je m’étrangle ! On nage en pleine schizophrénie.

Il y a une éducation à faire et d’autres formules à développer, plus pures et respectueuses de la peau et de l’environnement. Se maquiller demande du temps, se démaquiller doit en exiger autant. Donc revenir au bon vieux duo Lait + Lotion ou à une huile démaquillante la plus naturelle possible, bien que ce ne soit pas non plus idéal. Perso, je suis très serviette chaude (ça évite d’utiliser du coton), que ce soit pour rincer un lait ou un baume gel démaquillant comme celui que j’utilise en ce moment (cf. mon post sur le baume démaquillant Mawena).

Perso,  j’ai banni l’eau micellaire de ma routine et de celle de ma fille aussi par la même occasion. Quand on a 16 ans, qu’on a quelques boutons d’acné et qu’on agresse sa peau en permanence avec ce genre de formules, pas étonnant que les traitements dermato aient du mal à faire leur boulot. Mais c’est compliqué à faire comprendre à une ado. Pour elle, l’eau micellaire, c’est de l’eau et surtout c’est rapide… Donc je continue ma lutte pour l’obliger à modifier ses habitudes, en lui promettant que le résultat sera au rendez-vous pourvu qu’elle abandonne ce produit qui nuit à l’équilibre de sa peau. Depuis quelques semaines, elle a switché pour Gallinée et je trouve que sa peau s’en porte beaucoup mieux. Normal, Marie Drago a conçu des formules à base de pré, pro et post biotiques afin d’aider la peau à retrouver son équilibre naturel et surtout toutes cette faune (son microbiome) qui lui permet survivre dans cet environnement pollué et sans pitié.

Voilà, c’était mon petit coup de gueule. Et vous, vous êtes fan des eaux micellaires ou vous leur interdisez aussi l’accès à la salle de bains ?

Glowy et apaisée

J’ai rencontré Marielle Alix la première fois début avril pour un soin et pour me familiariser avec sa pratique avant de l’interviewer. Ses soins, elle les réalise chez elle, à Paris. Les soins en appart’, on adore ! On a l’impression d’aller chez une copine. Et c’est un peu le cas quand on rencontre Marielle la première fois, tellement son accueil est chaleureux.

Après une rapide discussion à propos de ma peau, je m’installe sur le lit et c’est parti pour une heure de Soin Visage Lift & Sculpt. Formée au shiatsu facial, Marielle utilise une gestuelle lente, profonde, précise d’abord centrée sur le haut du corps.  » Le but est que « tout recircule depuis les épaules jusqu’au cuir chevelu – le sang, la lymphe, l’énergie – sans oublier de permettre une assimilation optimale des actifs utilisés dans les cosmétiques ». Elle utilise les soins visage REN Skincare dont elle connaît bien les compositions pour avoir travaillé pour cette marque anglaise, que j’aime aussi beaucoup, ça tombe bien… Chaque tension est dénouée, que ce soit pendant le double nettoyage ou la pose du masque. Les vibrations font également partie des manoeuvres et contribuent à un « rééquilibrage énergétique indissociable du travail « anti-âge » souligne la praticienne. Et de préciser : « le lâcher-prise permet d’abaisser la synthèse d’hormones du stress, ce qui permet à la peau de se concentrer sur sa régénération ».

Lorsqu’on émerge du soin (ah, oui, je me suis encore endormie !), on se regarde dans le miroir et on voit quoi ? De l’éclat, pas une peau échauffée, non, de la lumière, des traits plus toniques, des ridules moins marquées. Bref, on a l’air reposé comme après une super nuit de sommeil sauf que celle-ci a duré… 1 heure seulement. Un must quand arrivent les températures hivernales et qu’on a envie d’un peu de lumière !

Marielle Alix massage naturopathie nutrition glow

Justement, j’ai demandé à Marielle quelques conseils alimentaires pour garder le flow tout l’hiver. Son ordonnance :

1 Mangez des aliments aux couleurs « rainbow » (rouges, orange, jaunes, etc.) qui neutralisent les radicaux libres et augmentent la production de collagène pour une peau éclatante. Donc des fruits et des légumes.

2 N’oubliez pas le bon gras et les omégas 3. Misez sur les graines de lin et de chia, l’huile de noix et l’avocat (bio de préférence…) pour bien assimiler notamment la vitamine du glow, le Bétacarotène des fruits et légumes de couleur orange et verte. Le top : le foie de morue. C’est délicieux et c’est un des meilleurs superaliments pour la peau. Ndlr. Et là, je dis « MERCI MAMAN », de nous avoir fait avaler une cuillère à soupe de cette fameuse huile chaque matin d’hiver quand j’étais petite, même si c’était dégueulasse !

3 Évitez les aliments raffinés qui entraînent une sur-sécrétion dinsuline dans le corps. Tout sucre non utilisé en énergie est stocké dans le foie et provoque une glycation cellulaire (les fibres se raidissent), avec à la clef un vieillissement prématuré.

Voilà, voilà, vous vous voulez en apprendre plus sur Marielle, n’hésitez pas écouter ou à réécouter le dernier épisode de Beauty Toaster le podcast Marielle Alix, La Beauté Globale

Soin  Lift&Sculpt par Marielle Alix, à partir de 140 € les 60 mn. Et pour plus d’informations, je vous invite à vous rendre sur le site de Marielle www.marielalix.com .

Et vous, cet hiver, c’est quoi votre truc pour protéger votre peau et garder de l’éclat ?

Green, vegan, humanitaire, cette marque coche toutes les cases !

Lorsqu’Helena Mendes se lance dans les cosmétiques, elle a déjà derrière elle, malgré son jeune âge (même pas 35 ans), une carrière bien remplie de diplomate internationale, spécialisée en écologie et conflits armés. Une tête bien faite et bien pleine (que n’aurait pas renié Montaigne), qui ne parle pas moins de 7 langues ! Qui dit mieux ? le parcours de cette jeune femme m’a scotchée. Si ce n’est pas encore fait, je vous invite à écouter son interview, Helena Mendes Beauty Trotteuse passionnée disponible depuis mercredi dernier, où elle raconte son parcours et sa plongée involontaire dans le monde de la cosmétique.

Car oui, la création de Mawena, sa marque de soins s’est comme imposée à elle. Elle adore son métier négociatrice internationale et n’avait aucune envie, ni besoin d’en changer. Pas le genre de métier dont on fait le tour en quelques années, ni celui dans lequel on s’ennuie. Chaque jour, les nouvelles nous le rappellent…

Créer une marque de cosmétiques de toute pièce, lorsqu’il y a nécessité de faire analyser et valider des actifs, d’assurer leur extraction en respectant la nature etc. , trouver des partenaires d’un bout à l’autre de la chaîne, c’est beaucoup, beaucoup d’investissements. A la fois personnels et financiers. Oui, comme dans tout, l’argent est le nerf de la guerre. Et même si l’on voit plein de start up fleurir, l’envers du décor, c’est la voiture qu’on vend pour se lancer parce que les banques n’ont pas confiance, zéro salaire, quelques fois même le retour chez les parents, des nuits sans sommeil, des galères de fournisseurs… Tous le monde n’est pas Glossier et même pour Emily Weiss, j’imagine que ça n’a pas dû être facile tous les jours. Bref, lancer sa propre marque, certaines d’entre nous en rêvent peut-être, mais peu se lancent. Mais lorsque l’on a dû ferrailler avec le sommet d’Etats, pour certains peu scrupuleux voire crapuleux, on n’a plus peur de rien, rien n’est impossible.

Helena s’est donc lancée, tête baissée, ou presque. Même pas peur ! Le vegan est à la mode ? Elle n’est pas du genre à surfer sur la vague. Alors tant qu’à éliminer les ingrédients issus du monde animal et à apposer le petit lapin sur tous ses produits, elle refuse aussi de vendre dans les pays qui continuent à pratiquer des tests sur les animaux et/ou utilisent des ingrédients animaux dans leurs produits. En clair, elle n’hésite pas à se couper du marché chinois, pour lequel tester sur les animaux et utiliser des matières animales ne constitue en aucun cas un problème. Et ouais, vouloir gagner des sous ne justifie pas tout. Alors bravo à toi Helena, car je sais que c’est un vrai « sacrifice » en ces temps de concurrence acharnée. Ne serait-ce que pour ça, je trouve qu’il est important de soutenir Mawena !

beauté, green, clean, écoresponsable

Autre bonne raison, ce sont les produits vraiment super ! Les textures, les parfums… Arriver à faire des produits majoritairement bio, jolis, sexy et efficaces en éliminant tout ce qui fâche, c’est un sacré pari. Relevé haut la main par Helena qui a su bien s’entourer 😉

J’adore les formules polymorphes, celles qui se transforment en quelques secondes. Vous aimez également ? Vous ne résisterez pas au Baume-en-Gel Nettoyant Illuminateur Rose Papaya. Sa couleur irréelle (due à la fleur d’hibiscus et non à la cochenille, ni à un colorant de synthèse !) constellée de petites bulles d’air, son parfum… Vous l’appliquez sur le visage, vous massez et au contact de la chaleur de la peau, le gel devient une huile à la fois démaquillante et bienfaisante. Je rince avec une serviette chaude, comme dans les spas.

La peau est nickel et pour qu’elle reste bien hydratée, je fais suivre d’un splash d’Essence Florale Rose Bamboo. Elle est blindée en eaux végétales (litchi, citron, rose et bambou), aloe vera et acide hyaluronique végétal. La peau reste hydratée jusqu’au matin. Une tuerie que j’utilise également un peu comme un sérum le matin, avant ma crème de jour.

A mon avis l’Huile Démaquillante Rose Moringa et le Sérum-Huile Rose Marula ne doivent pas être mal du tout, puisque formulés sur le même principe. De quoi simplifier sérieusement ma routine beauté.

beauté, green, clean, bio, écoresponsable

Si vous aussi vous avez craqué, dites-moi ce que vous en avez pensé et sinon, vous n’avez plus aucune hésitation à avoir ! Ne serait-ce que parce que c’est très rare de voir une marque cocher toutes les cases comme on dit : elle est écoresponsable (je vous ai dit que les flacons étaient en verre ?), clean, bio, équitable, avec comme objectif un vrai projet de développement pour une communauté. C’est un projet porté par une femme pour les femmes. Moi, ça me parle et ça suffit pour me motiver à la soutenir, pas vous ?

A découvrir sur le site mawenaparis.com, mais également chez Birchbox et sur le site Ohmycream

 

 

2018, année du sur-mesure

Avant, pour celles qui pouvaient se le permettre, on avait droit au diagnostic de l’esthéticienne qui nous refourgait une crème lambda (voire cinq !) formulée pour madame tout le monde. On avait aussi droit (et on y a encore droit) aux linéaires de cosmétiques produits en masse. Mais ça c’était avant ! Aujourd’hui, on est l’ère des soins ultra-personnalisés. Merci au milleniums qui seraient, paraît-il, en demande de produits conçus spécifiquement pour eux/elles, alors que leurs ainées prenaient tout ce qu’on leur proposait (imposait ?) sans broncher, ni questionner la compo des formules. Merci aussi l’IA, l’intelligence artificielle. Car non seulement, elle permet de récolter des infos sur la peau, le mode de vie etc., mais en plus elle donne la formule ad hoc pour chaque peau à l’instant T. C’est un peu comme si la haute couture devenait abordable pour le plus grand nombre. Les concepts explosent en cosméto, mais pas que…

Il y a quelques mois je vous parlais de Mon Teint Particulier (Lancôme) qui permettait la fabrication du fond de teint parfait. Je suis allée jusqu’à la dernière goutte de ce fond de teint tellement j’ai adoré, ce qui ne m’est jamais arrivé avec un fond de teint, tellement j’ai adoré. Vous voulez savoir comment il est fabriqué ? Rendez-vous dans le post Mon perso, le fond de teint sur mesure.

Désormais, le phénomène de personnalisation s’amplifie et se développe dans la cosmétique pure. Les marques se multiplient et rivalisent d’originalité en utilisant toujours l’intelligence artificielle et les données très personnelles nécessaires à l’élaboration de votre crème à vous et pas celle de la voisine.

cosmétiques sur mesure, personnalisation

L’extra fraîcheur : Laboté. Vous vous souvenez, la première fois que je vous en ai parlé, c’était dans le post La Crème de ma crème  paru l’année dernière. Un vrai coup de coeur pour la crème et le sérum sans conservateur. Du coup, j’en avais reparlé à l’occasion de la sortie de l’huile démaquillante personnalisée, la Beauty Wave. Enfin, si vous êtes une fidèle de mes interviews en podcast, vous aurez sans doute entendu sa créatrice Lucile Bataill dans l’épisode 7 et si ce n’est pas encore fait, je vous invite à aller l’écouter. Elle explique sa démarche avec beaucoup de transparence. Je suis une fan de la première heure.

Universkin, derme-cosmétique, esthétique

 

La version cosméceutique : Universkin. Questionnaire sur internet (ça demande bien 15 minutes et c’est assez détaillé). On vous demande comment est votre peau, votre phototype, si vous avez des taches, si vous êtes stressée, ridée… Ensuite, consultation avec un médecin esthétique (eh ouais, ça rigole pas) pour affiner le diagnostic et choisir les actifs les mieux adaptés. Le mélange est réalisé sur place à la fin de  la consultation. Le sérum (il n’y a ni crème ni soin contour des yeux par exemple) peut contenir jusqu’à 3 actifs différents et est formulé sans conservateur. Il est utilisable 8 semaines maxi puisque c’est une formule fraîche. Bon, j’avoue, une catastrophe m’est arrivée. Au bout de quelques jours, j’ai fait fait exploser le flacon du sérum nuit sur le carrelage de la salle de bains. Damned ! Bon je continue à appliquer mon sérum de jour qui est blindé en vitamine C (dosée à 7% tout de même) et en SOD (enzyme anti stress oxydant). Mon verdict : après quelques semaines d’utilisation, je dois dire que l’éclat est au rendez-vous comme jamais, et que les taches se sont déjà bien estompées. J’ai également l’impression d’une peau plus ferme. Moi, je demande : A quand les crèmes sur-mesure aussi,  pour compléter le protocole ? Comptez entre 90 et 120€. Sur le site Universkin.

Eponyma, crème sur mesure

 

La petite nouvelle : Eponyma. Lancée il y a quelques mois. Vous avez peut-être entendu Florent Pascal, son créateur que j’ai interviewé dans l’épisode de mercredi dernier Le Soin sur Mesure. Même principe que précédemment : un questionnaire sur le mode de vie, les besoins de la peau, son environnement… Ensuite, on découvre une formule conçue sur mesure, ses ingrédients et tous ses principes actifs. Et on finit par lui donner un nom, le sien tant qu’à faire. J’ai choisi volontairement une formule nourrissante et protectrice. Vite absorbée, elle laisse la peau confortable à l’application et pas trop parfumée, bien comme j’aime. Rien n’est caché. On sait qu’il y a des conservateurs et Florent Pascal s’en explique très bien. C’est vrai que je l’ai trouvée chère (toujours plus de 85 € les 50 ml). Mais bon, c’est produit à l’unité et niveau service, on n’est pas déçu : on reçoit sa crème très rapidement, en deux jours maxi, c’est fabuleux. A découvrir sur le site www.eponyma.com

Alors certaines me diront : « mais tu as oublié Seasonly ». Bah non, je n’ai juste pas eu l’occasion de la tester alors que j’avais rempli le test et tout et tout (comme me l’avait proposé l’attachée de presse), bref, je préfère parler de ce ce que je connais.

Version parfum : Sillages Paris. Il y a quelques mois, j’avais entendu parler de Sillages Paris, un concept original dingue qui se propose de trouver votre parfum idéal. Alors ce n’est pas une machine qui fabrique votre parfum sur mesure comme l’explique très bien Maxime Janin-Garcia dans l’épisode Les codes du parfum 3.0. Chez Sillages Paris, il y a déjà un certain nombre de jus qui ont été composés par des nez pros. Vous entrez vos critères, ce que vous aimez : notes boisées, fruitées, ambrées etc. Le parfum qui pourrait vous correspondre vous est livré ainsi que des échantillons de fragrances « cousines » pouvant vous plaire également et là plusieurs solutions s’offrent à vous. Vous adorez le jus que vous a choisi le logiciel et vous le gardez. Vous préférez l’une des fragrances en échantillon. Vous la commandez et renvoyez le flacon (non ouvert, of course). Ok ce n’est pas du sur-mesure à 100%. Mais je vous dirais que ce n’est pas plus mal. Parce que construire un parfum c’est un métier, un art qui consiste à assembler et à harmoniser surtout différentes notes, un peu comme pour une partition. Imaginez si vous vous improvisiez compositeur alors que vous ne maîtrisez pas une note de solfège…

Ne riez pas, c’est exactement, en juin, j’étais en vadrouille à Vivatech, le salon consacré aux nouvelles technologies. Et je suis tombée sur une machine qui permettait effectivement de composer soi-même son parfum. L’idée que n’importe qui puisse créer son propre jus m’a donné mal à la tête. Heureusement, la machine et ses flacons développés par un créateur saoudien coûtent un rein ! Mais jusqu’à quand ?

Et vous les soins personnalisés, ça vous tente ou pas du tout ?

 

Les Minimes ressuscités

J’adore ce genre d’histoire et je ne suis jamais aussi enthousiaste que lorsqu’une marque renaît de ses cendres, en cassant ses anciens codes, en faisant sa révolution. C’est ça qui est intéressant dans la cosmétique. Et franchement, je pense que peu de gens dans les services marketing des grosses boîtes prennent la mesure de ce qui se passe en ce moment. A croire qu’ils vivent sur une autre planète. J’ai envie de leur dire : « réveillez-vous les mecs, sortez, prenez le métro, passez le périphérique, le monde ne se limite pas à vos petits quartiers de bobos parisiens, ni à vos petits bureaux bien rangés ! » Fort heureusement d’ailleurs…

Depuis que j’ai commencé ma vie de podcasteuse et de tête chercheuse de talents (je vous invite à lire ou à relire le post sur le bilan de Beauty Toaster), depuis que je rencontre des entrepreneurs, jeunes et moins jeunes qui font aujourd’hui la beauté de demain, je me rends compte à quel point prendre des « risques » est plus que jamais une nécessité dans ce domaine. Car l’obsolescence arrive très vite. Une idée, un concept en chasse un autre. On le voit, les « vieilles » marques se font distancer. Pourtant, elles ne manquent pas de moyens pour innover. Nan, il leur manque juste du sang neuf, des idées qui encore une fois cassent les codes. Il leur manque l’inconfort, les remises en question. Tout ce dont on a besoin pour innover quoi ! Les études de marché à la papa, ça ne fonctionne plus !

C’est certainement tout cela à la fois qui a animé l’équipe de Didier Tabary, le patron de Filorga, SVR et Couvent des Minimes. Je me souviens il y a plusieurs années lorsqu’il a racheté Filorga, une marque de dermo-cosmétiques aux packagings bleu ciel absolument improbables. Il l’avait alors transformée en un Dr Brandt à la française. Esthétique noire, signalétique argent, image luxe. Filorga est devenu une marque leader du marché dermo-cosmétique.

Donc Didier Tabary est quelqu’un qui doit aimer les défis et les causes un peu désespérées quand même. Qand j’ai appris le rachat de Couvent des Minimes, je me suis demandé ce qu’il allait faire dans cette galère. La galère en question ? Une marque moribonde, sortie des radars depuis des années. Eh bien là encore, contre toute attente, alléluia, Couvent des Minimes est ressuscité ! (ok, elle était facile celle-là 😉 )

L’équipe est allée puiser dans l’ADN de la marque. Back in the 17th century ! Elle s’est inspiré des traités botaniques du père Louis Econches Feuillée, botaniste de Louis XIV, féru de sciences, passionné par les espèces végétales et les essences rares entre autres. Après 18 mois de travail (une dizaine de nez a bossé sur le projet), Le couvent revient métamorphosé, rajeuni en apparence, modernisé en profondeur. Un look très cabinet de curiosité (que perso j’adore), un parti-pris fort : aucun ingrédient n’est issu de l’exploitation animale (ça, j’adore aussi !). Un tour de force lorsque l’on sait qu’en parfumerie, il arrive encore qu’on utilise certaines matières animales, mais de moins en moins, thank God !

Couvent des Minimes, beauté, botanique, végan
Photo Beauty Toaster

Le Couvent des Minimes du 21ème siècle, c’est une marque lifestyle, des parfums, des colognes, mais aussi, des bougies, des baumes (comme le célébrissime Baume du Jardinier), des soins visage et des huiles corps aux parfums subtils. Bien sûr, les formules sont dépourvues de tout ingrédient polémique et contiennent jusqu’à 98% de matières d’origine naturelle et toujours végétale. Le tout est positionné plutôt haut de gamme, mais sans tomber dans la « niche » ultra chère (les parfums -100 ml- ne dépassent pas 89€), un tour de force !

J’applaudis des deux mains à cette renaissance aussi inattendue que réussie. Une divine surprise à retrouver dans les parfumeries agréées en attendant l’ouverture d’une boutique…

Avez-vous découvert Le Couvent des Minimes nouvelle génération ? vous en pensez quoi ? Vous adhérez ou pas du tout…

 

 

 

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Stressée moi ? Plus jamais !

Cette année, j’ai décidé que je n’avais plus aucune raison de me stresser. La rentrée ? Quelle rentrée ? Ma fille entre aujourd’hui en Première. Vu son allergie au travail, je devrais sacrément me stresser, mais non, j’ai décidé que l’école était dorénavant son problème. Ce n’est plus moi qui ait les cartes en mains, c’est elle ! J’évoque régulièrement les options orientation, boulot etc. avec elle, mais les réactions sont proches de zéro. Cette génération a une foi en elle absolument désarmante. Elle n’a peur de rien. L’avenir c’est encore tellement loin… et pourtant si proche. Pourquoi aurais-je peur pour elle ? Je ne peux pas bosser ses contrôles à sa place. Je préfère me dire qu’elle trouvera sa voie. Sachant qu’il n’y en aucune de royale, contrairement aux idées reçues ! Au train où vont les choses, de toutes les façons, qui peut prédire l’avenir ? Et puis pourquoi elle s’en sortirait forcément mal ? Peut-être fera-t-elle bien mieux que moi à son âge. En tous cas, je le lui souhaite. Donc ce dossier-là, je le jette, poubelle ! Et un poids en moins !

Pendant ces vacances, et surtout ce mois d’août où je n’ai pensé qu’à moi. « Autocentrage » intégral et croyez-moi, ça fait un bien fou ! J’avais envie de me reprendre en main, alors j’ai couru un matin sur deux chaque semaine, j’ai ajouté deux salutations au soleil et du renforcement musculaire avec des exercices de Pilates et des planches pour renforcer ma sangle abdominale car depuis quelques mois, j’ai remarqué une sorte de relâchement. Et comme je crains les méfaits physiques de la ménopause comme la peste… (souvenez-vous ce post spécial 50’s). Bon, en quelques semaines j’ai réussi à retrouver des abdos dignes de ce nom ! Donc, bah, j’ai plus qu’à continuer hein, no pain, no gain !

J’ai essayé de clore chaque session par 10 minutes de méditation. Bon là, je suis sérieusement à la peine quand même. C’est vraiment pas facile (avec le chat dans les pattes en plus, je vous raconte pas !). Je suis une absolute beginner. Ce n’est pas de la relaxation, ce que j’ai toujours cru. Donc je dois me déconditionner, « désapprendre » toutes ces idées fausses pour pouvoir comprendre ce que c’est et ensuite pouvoir la pratiquer. Je vais m’acharner car je sais que c’est ce qu’il me faut, en cette période cruciale de ma vie où j’opère une mutation professionnelle, sans doute la dernière.

Alors pour celles qui craignent de se faire aspirer par la spirale de la rentrée, et son lot de stress, d’épuisement, de nostalgie des vacances, voici la prescription du Dr Chantal #BeautyToaster, directement inspirée par mes rencontres de ces derniers mois.

Pour se faire une silhouette de rêve, sortir la tête des épaules et avoir cette posture fière et ancrée, direction Reformation où Cassandre et son équipe auront à coeur de vous transformer en quelques séances.

Pour cleaner sa routine beauté, direction le 9ème chez Awesome ou sur le site mygreenbrands.com pour dénicher les marques bio et naturelles les plus trendies et discuter avec Cécile qui est une vraie passionnée. On peut également aller shopper sur le site de Jolimoi.com

Pour débronzer sans avoir la peau terne, voire tachetée, je suis une grande fan du gommage Pépite de la Palmeraie de L’Odaïtès. Dommage qu’il n’existe pas pour le corps… A faire suivre de fluide Le Miracle de Miel d’Exertier . Le soir, quelques gouttes des Huilettes ne seront pas de trop !

Pour nourrir le corps dont la peau s’est bien desséchée sous la canicule, misez sur l’Huile Précieuse Nutritive de Kadalys. Elle assouplit la peau et la rend plus lumineuse. Pour les pieds qui ont un peu morflé aussi, le Baume Riche à Beijing de Latitude Paris est une bénédiction.

Et pour ne pas repartir sur de mauvaises habitudes, on s’oblige à pimper son breakfast au moins une fois par semaine, en piochant dans le livre Pimp My Breakfast de Lili Barbery. Perso, j’ai réalisé sa brioche 3 fois cette été ! C’était trop bon ! Je remets ça ce WE !

Vous sentez des petites tensions, des petites douleurs se manifester ça et là ? Ne les laissez pas s’installer. Elle sont sournoises et risque de vous pourrir la vie à plus long terme. Agissez ! Pour celles qui sont sur Paris ou même de passage, bookez une escale chez Cécile Cotten. Accordez-vous cette parenthèse. Je vais moi-même essayer de m’accorder un massage par mois, car je pense que c’est juste indispensable. La peau est un prolongement du cerveau, il n’y qu’à voir comment on se sent après un massage ! N’hésitez pas à réécouter Cécile épisode 21, vous comprendrez de quoi je parle.

Voilà, c’était ma petite pastille spéciale pour vous souhaiter une bonne rentrée. Et vous, vous faites quoi pour accueillir la rentrée avec sérénité cette année ? Savez-vous méditer et si oui comment avez-vous appris ? Les applis, bon ou mauvais plan ?

 

 

Partir, partir…

Bon, ça y est, les vacances sont là. Je suis off dans quelques heures. En attendant, petit post de dernière minute pour vous montrer ce qui va m’accompagner sous le soleil.

Côté protection solaire, je reste une fidèle des soins Clarins qui m’accompagnent depuis des années sur le visage et le corps. Et depuis quelques années, je les associe à ceux d’Esthederm. Ici, la Brume Adaptasun que j’utiliserai en seconde période de vacances. Dans les deux cas, je suis certaine de ne pas cramer dès les premières expositions. Mais plus le temps passe, plus je suis sensible à l’impact polluant des filtres. Donc, je songe sérieusement à changer mes habitudes avec le soleil, seul moyen de ne pas polluer la faune et la flore marines.

L’eau Thermale d’Uriage m’accompagne aussi.  C’est elle qui réveille ma peau le matin puisque je ne fais jamais de nettoyage le matin, comme je l’expliquais dans ce post sur ma routine anti-âge). Et puis c’est pas mal aussi pour se rafraîchir pendant a journée ou le soir après la plage ou la piscine.

Démaquillage obligatoire le soir pour éliminer le sable, le sel et les résidus de protection solaire. Pour tout enlever sans en rajouter avec une eau trop calcaire ou des tensions-actifs trop agressifs, j’ai misé sur le Lait Démaquillant Confort de Saeve (Ligne Hydra Malva), une toute nouvelle marque qui mise sur les vertus anti-oxydantes et anti-inflammatoires de la sève fraîche de bouleau bio. Elle serait salvatrice pour la peau avant et après les expositions donc ça tombe plutôt bien (en pharmacie et sur le site de marque bientôt).

Certains disent qu’il ne faut pas exfolier en période d’exposition solaire. Alors, moi je dis qu’on fait comme on veut mais en respectant quelques règles de base quand même. On peut en faire un hebdo en évitant les zones fragiles comme le buste et en insistant plutôt sur les coudes, les genoux et surtout les talons qui sont soumis à rude épreuve. Autre précaution : le faire le soir sur peau humide (plutôt que sèche), parce que retirer cellules mortes et film hydro lipidique le matin, juste avant de partir à la plage, ça peut faire très mal, même avec une protection de ouf ! La veille au soir, c’est beaucoup mieux, croyez-moi ! Et surtout ne frottez pas trop fort. L’idée n’est pas de fragiliser la peau, juste de la rendre plus lumineuse en éliminant les cellules mortes qui ternissent le hâle. Mon gommage du moment : L’Exfoliant gommage Corps Triple Action de Cap-Ferret (en pharmacie et sur le site de la marque), encore une marque découverte cette année. Sa texture est très riche en huilerons pas trop décapante.

Pour la douche du matin et du soir après la plage, j’adore l’Huile de Douche Lavante de La Rosée, une autre marque qui a déboulé en pharmacie cette année. Elle laisse la peau toute douce et surtout elle nettoie en douceur.

Pour le soir, car oui, les vacances, c’est aussi les sorties, les apéros etc. J’ai choisi une cologne. C’est léger, frais, tout ce qu’il faut pour les chaudes soirées d’été. Les Eaux de Chanel sorties il y a quelques semaines sont magnifiques et j’aime tout particulièrement Paris-Deauville. Une alchimie verte et fusante d’écorce d’orange, de feuille de basilic et de petit-grain. Avec en léger sillage un joli bouquet de rose, jasmin et patchouli.

J’emmène un peu de make up aussi. Mais pas question de mascara, de rouge à lèvres et autres fards à paupière. La peau a besoin de faire une pause aussi. Pratique le Crayon 4 Couleurs que Clarins réédite encore cette année. J’aime beaucoup le turquoise ou le violet au ras des cils et on peut aussi se maquiller la bouche avec le rouge. Plus pratique que ça c’est difficile à faire. D’ailleurs,  je sais déjà qu’il y en a une (#mafille) qui va me le piquer rapidement…

Pour les ongles, je reste fidèle à la formule clean des vernis Green de Manucurist dont je vous parlais dans le post Les vernis Green de Manucurist.

Et voilà ! Sur ce je vous souhaite de belles vacances et rendez-vous très vite pour de nouveaux posts… En attendant je vous invite à aller écouter les épisodes de Beauty Toaster le podcast, en particulier celui enregistré avec pascal Ory, à propos du bronzage. Le dernier de la saison sera diffusé le 18 juillet. Retour de nouveaux épisodes, dès la rentrée, le 5 septembre.

Laissez des commentaires et profitez bien de vos vacances, parce que je ne sais pas vous, mais moi je les attendais depuis… Deux ans ! Au fait, vous partez où vous ?

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