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Un maquillage qui ensorcelle

Violette, la maquilleuse-influenceuse qui travaille désormais à la direction artistique du maquillage Estée Lauder, signe cet automne sa seconde collaboration avec la marque. L’avantage d’avoir une ou un maquilleur qui signe une collection, c’est qu’il y a toujours une histoire en fil rouge. Ce n’est pas juste (ou en tous, ce n’est pas ainsi qu’on nous le présente…) un truc marketé par des gens sortis de nulle part qui planchent sur des mood boards ou des catalogues de tendances ou -et ça c’est pire que tout- sur quelques requêtes chopées sur Google Trends, comme c’est de plus en plus le cas.

violette, make up artist, La Dangereuse
Dans les coulisses d’une présentation beauté…

Violette aime les paillettes, les couleurs fortes et ne fait aucun compromis. Inspirée par cette vague de reprise de parole des femmes, elle a rêvé la collection d’une Dangereuse, une femme libre et émancipée, vivant seule dans l’Italie des années 30, une scandaleuse quoi ! Elle a imaginé son intérieur chamarré, les tapisseries, les tentures et rideaux d’étoffes lourdes et précieuses. Certains fards sont moirés, d’autres sont saturés de paillettes. Les rouges à lèvres sont forcément intenses. Mais tout reste modulable, adaptable…

Le crédo de la maquilleuse : ne surtout pas transformer, ni déguiser la femme, mais l’aider à se sublimer. Et pas en y passant des heures. Donc tout s’applique au doigt et ça c’est top. Les couleurs sont fortes mais peuvent s’appliquer en voile. On peut aussi utiliser un pinceau légèrement humide pour les fards à paupières, afin de les transformer en eye-liner par exemple.

Gloss, maquillage, make up artist, Violette

J’adore particulièrement le Eye Gloss Sheer Scandal, un gel gloss transparent au fini holographique à appliquer directement sur peau nue ou à superposer sur un fard. C’est un produit qui existe depuis un bail et ça faisait longtemps que je n’en avais pas revu dans une collection. Sur une paupière nue ou sur l’os de la pommette, ça fait un petit effet dewy (perlé comme de la rosée) et frais, qui capte la lumière. Seul inconvénient, ça colle un peu, donc c’est peut-être plus approprié pour un make up du soir.

Collection La Dangereuse by Violette X Estée Lauder, en vente maintenant sur le site de la marque Estée Lauder, sur les points de vente, le site feelunique.fr

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Recherche mascara, bonne récompense…

Il y a quelques semaines, je suis tombée sur un article très bien documenté qui racontait combien le mascara était en déclin et constatait même sa disparition totale des nouvelles marques fortes du moment. Ni Huda Beauty, ni Fenty n’en ont. D’ailleurs, cette dernière continue à se déployer et point de mascara en vue… Quant à Huda Kattan, que j’interviewais dans le post Huda Make Up fan Absolue, elle a tout de suite misé sur les faux-cils. Il paraît que Lady Gaga a déposé le nom d’une marque de cosmétiques et de maquillage dans laquelle on ne trouve pas trace de mascara non plus.

Pourtant, l’industrie aurait vendu pour plus de 8 millions de dollars de mascaras l’année dernière. C’est donc plutôt rentable a priori, le mascara. Inventé à la fin du 19ème siècle par un français, un certain Eugène Rimmel qui crée une première formule à base de vaseline (si, si !), il faudra attendre la fin des années 50 et l’invention du premier mascara automatique par Helena Rubinstein pour obtenir le mascara tel qu’on le connait aujourd’hui, c’est-à-dire, un tube avec pinceau intégré.

Mais le mascara a tout de même été fortement concurrencé ces dernières années. Certains traitements tels que Latisse ou Revitalash Advanced qui font pousser et épaississent les cils ont fait leur apparition. On a vu également la pose d’extensions de cils se développer fortement, un service qui permet d’obtenir une frange de cils exceptionnelle et de se passer de mascara par la même occasion. D’ailleurs lors de mes vacances cet été, j’ai remarqué autour de moi que de plus en plus de jeunes femmes avaient recours aux extensions de cils. Normal : pas de coulures quand on nage ou que l’on transpire, pas d’effritements en cours de journée, pas de démaquillage obligatoire le soir. Que de temps gagné le matin !!!

Je remarque également en regardant ma propre fille, que les femmes et les jeunes filles en particulier, sont très exigeantes quant à l’effet et à la qualité du mascara. Ceux qui sont incapables de leur faire des cils plus longs et plus fournis sont systématiquement écartés. Du coup, ma fille est également très branchée faux-cils, mais uniquement pour faire des photos sur IG. Elle ne part jamais au lycée avec, alors que certaines de ses « collègues » le font sans problème m’a-t-elle assuré.

En fait, le mascara reste la chasse gardée des « major companies ». Développer un mascara coûte cher. D’autant qu’il y a quelques années une marque m’avait révélé qu’une entreprise dominante du secteur avait breveté un nombre incalculable de brosses, de formules, de contenants, de matières. Difficile dans ces conditions d’arriver avec l’idée du siècle  et certainement pas envie de voir débarquer une horde d’avocat à sa porte quand on est une start-up.

Mascara Chanel Révolutionnaire cils
Photo Beauty Toaster

Pourtant, quand on a les moyens, il y a encore de la place pour l’innovation, la preuve : avez-vous vu le dernier mascara de Chanel, Le Volume Révolutionnaire (ci-dessus) ? Brosse démente imprimée en 3D (les machines peuvent sortir jusqu’à 1 million de brosses par mois, qui dit mieux ?) dont la matière et la présence de micro alvéoles permettent une application dite subtile et progressive du produit qui, en soi, n’est pas une formule révolutionnaire. Perso, je trouve cette nouveauté fascinante. Et vu le nombre d’essais et la qualité de l’objet, je n’ose imaginer le coût de la R&D. Sûr, qu’une start-up aussi innovante soit-elle ne joue pas dans la même cour !

Bon, mon avis sur ce produit est tout de même moins enthousiaste. Si vous cherchez un effet recourbe-cils et/ou allongeant, oubliez ! Ce mascara épaissit (limite pattes de mouches quand même) et basta, peut-être parce que la texture est trop épaisse. En tous cas, celles qui ont des cils invisibles vont adorer.

Moralité : je pense que le mascara a encore de beaux jours devant lui… Mascara Le Volume Révolution de Chanel , noir, 35 €.

Et vous, avez-vous testé les extensions de cils ? Avez-vous appris à poser vos faux-cils comme une pro ? Ou alors faites-vous aussi partie de la team « jamais sans mon mascara », comme moi ? 

 

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Première collection

Violette, c’est la star du make up sur les réseaux sociaux et en particulier sur Instagram. violette_fr c’est 206 000 abonnés sur IG et plus de 186 200 abonnés à sa chaîne YouTube ! Elle vit à New-York (c’est sans doute la plus new-yorkaise des parisiennes !), ses looks « effortless » séduisent, les influenceuses les plus pointues la suivent, c’est dire ! Arrivée chez Estée Lauder l’été dernier, on attendait avec impatience sa toute première collection.

Estée Lauder X Violette, ChanelJ’ai pu tester le Rouge à Lèvres Liquide 305 Poppy Sauvage (aucun avis sur le reste de la collection que je n’ai pas eue en main). Sublime couleur, mais au-delà de ça, c’est la texture que je trouve fantastique. Le fini mat, la texture seconde peau qu’on ne sent plus une fois que le liquide a séché. Et surtout quel confort ! C’est tout le savoir-faire d’Estée Lauder qui se cache dans ce flacon.

J’adore, vraiment ! Pourtant, au départ je me suis dit : « allez, encore un gloss ! » Bah non, détrompez-vous c’est un vrai rouge et en plus il tient des heures sans dessécher les lèvres, il est top ! Dès la première couche, la couleur est intense, et comme il ne crée aucune épaisseur, on en repasse une couche sans problème.

Bouche rouge, Envy Rouge, Estée Lauder X Violette
Merci ma fille d’avoir joué les modèles, XOXO !

Attention : ce genre de produit ne supporte pas l’à peu près.Les lèvres devront être parfaitement lisses. Vous ne savez pas comment faire ? Mon post spécial lèvres parfaites va vous éclairer, j’en suis certaine. Autre détail d’importance : le contour doit être nickel, si on ne maîtrise pas l’effet « bouche ». Le tracé tremblotant, c’est niet ! Donc, si votre main n’est pas sûre, misez sur le crayon contour (attention, on le choisit plus clair et on l’estompe surtout !) pour ne pas vous louper. Allez, ce n’est qu’un coup de main à prendre. Retouches indispensables en cours de journée 😉

Pure Color Envy Rouge à Lèvres Liquide Poppy Sauvage, Estée LauderXViolette, 34€. (en exclu sur le stand Estée Lauder du Printemps Haussmann)

 

Repulper version soft

Les lèvres ne sont pas mon obsession. Encore que… j’avais fait un post qui s’appelait Sexy Baumes il y deux ans. Pourtant, force est de constater, quand je vois ce que ma fille me montre sur IG, que ça obsède pas mal les filles, les jeunes en particulier. C’est dingue comment Kim K. et sa clique ont transformé les codes esthétiques. Grosses lèvres… grosses fesses… Plus c’est gonflé (à hélium 😉 ), plus c’est considéré comme « beau ». Ah ouais ?
Moi ça m’effraie. Surtout quand je vois que des gamines rêvent de ça. C’est quand même dingue, non ? Mais je peux pas comprendre, j’ai plus 15 ans. Et à la limite, c’est tant mieux, c’est tant mieux pour moi… Pas envie d’une bouche de canard. Moi, du moment que mes lèvres sont hydratées, c’est tout ce que je demande. La perte de volume, de tonicité, ça va avec l’âge et je trouve les solutions qui existent (injections) pas franchement satisfaisantes.

Donc, mon problème à moi, c’est l’hydratation. Le fait qu’elles soient moins lissent aussi, plus sensibles au froid, le rouge à lèvre qui tient moins longtemps. En fait, au tout début de mes années de journaliste beauté on m’avait expliquer qu’utiliser du baume sans arrêt rendait les cellules des lèvres particulièrement paresseuses. Elles ne produisent naturellement pas quasiment pas de sébum, alors si en plus on leur apporte ce qu’elles peinent à produire spontanément, elles se foulent encore moins ;-), les cellules se mettent en mode pose. Pour moi c’était trop tard, j’avais pris cette habitude depuis l’enfance et j’avais déjà la vingtaine.

Il y a quelques jours, j’ai testé Flashpatch de Patchology (en vente chez Sephora), un patch d’hydrogel souple et assez large pour bien recouvrir les contours. Bourré d’acide hyaluronique, de thé vert et de peptides, on le laisse pauser au moins 5 minutes. Devant la télé, derrière l’ordi ou le soir après le démaquillage, ça passe vite. Eh bien moi qui ne peux pas sortir sans baume à lèvres, il m’a permis de m’en passer pendant deux jours tout de même.

Dur de lutter contre une habitude qui est même devenue un réflexe, mais en mettre moins souvent c’est déjà un bon début. Du coup, je me suis inventé une routine spéciale lèvres plus lisses : gommage, patch, et baume avec parcimonie (même s’il y en a de belles nouveautés).

Ma routine. Je gomme mes lèvres avec le Gommage Eclat Sucre de Soin L’Oréal Paris, en même temps que le visage. Il est super fin, il fond et ne dessèche pas (50ml, 8,90 €). J’applique un Flashpatch pendant 5minutes voir plus, ce n’est pas désagréable car il ne sèche pas (boîte de 5,  11,95 € en exclu chez Sephora). Surface lissée garantie !

Et pour les accros comme moi, ne reste plus qu’à choisir parmi les plus jolis baumes de la saison. Difficile de choisir entre le très gourmand Sugar Lip Caramel de Fresh qui sent trop bon le caramel, même si je suis pas fan des parfums alimentaires. Pour un effet bouche mordue, je trouve le Duo Baume et Poudre à Lèvres  de Chanel top. A étaler au doigt pour plus de transparence (N° 410, 36€). Au karité ultra-nourrissant, il est trop chic avec son fourreau en cuir rose Le Rouge Perfecto de Givenchy (environ 36,50 €).

Plus d’excuse !!!

Cette idée de post m’est venue en regardant mes pinceaux ce matin. Honnêtement, laquelle d’entre vous trouve le temps de cleaner ses pinceaux et éponges une fois par semaine comme on devrait toutes le faire ? J’en parlais déjà dans le post Opération pinceaux  propres fin 2015. C’est dire si le dossier est sensible (Ahahaha !). Si vous réussissez à vous astreindre à cette tannée hebdo, vous êtes assurée de mon éternel respect. Vous n’êtes pas Madame Parfaite ? Bienvenue dans ma galère. J’en suis venue à préférer utiliser mes doigts à cause de ça d’ailleurs. Même si c’est vrai que je préfère le fini au doigt pour l’application du fond de teint. Je trouve le résultat plus naturel quand on sent la peau, mais pas que… Et puis j’avoue, ça m’épargne le nettoyage du matos.

Récemment j’ai découvert ce gant géant en silicone, il n’est pas du tout nouveau, mais je viens de le découvrir. Plein de stries et de picots. Un peu d’eau et de savon à la surface, on touille, on presse pour évacuer le gras et les pigments et le résultat est nickel. Plus besoin de mettre doigts et paumes à contribution. Une face pour les petites brosses et les applicateurs de fards, une face pour le outils de teint. Vraiment malin ce truc. Mais pourquoi je ne l’ai pas découvert avant ?

éponges, pinceaux, éponges, hygiène

Mais quand même, moi je rêve d’une machine, un peu comme une mini machine à laver séchante, qui les nettoierait, les désinfecterait et les ferait sécher à chaleur douce pour ne pas les bousiller. On peut toujours  rêver. En attendant, j’attrape mon gant (36€ tout de même, pas donné mais à mon avis, ça les vaut) et je touille… 2X Gant Nettoyage Pinceaux Sigma (chez Sephora).

Et vous, cette corvée vous la gérez comment ? Vous promettez une pièce à l’enfant s’il s’y colle (ahaha !) ? Vous les scotchez sur le toit de la voiture avant de la coller sous les rouleaux de la station de lavage (Ahahah, à mon avis, c’est pas une bonne idée…) ? Vous les jetez dès que vos pinceaux ressemblent à des balais brosses (ça c’est pas bien du tout ! 😉 ? Allez, donnez-nous nos astuces !

 

Je crois que c’est la première fois que j’écris un post sur le vernis. Il faut dire que rien ne ressemble plus à un vernis qu’un autre vernis. Les collections s’enchaînent comme en mode, une couleur chasse l’autre. Sorti de ça, pourquoi faire des posts sur le vernis ? En plus le nail art et moi, ça fait deux. J’ai déjà du mal à garder mes ongles nickel sans vernis, alors avec du vernis, comment vous dire ? Et puis, et puis… le vernis est quand même l’un des produits les plus toxiques en cosméto.

Oui, parlons des choses qui fâchent. Le vernis c’est quand même pas très, très clean. Il faut que ça brille, il faut que ça reste impeccable plusieurs jours, bref, tout ça ne s’obtient pas sans un max de pétrochimie. Et pas de bol, c’est notre santé qui en pâtit.

Le toluène qui permet d’avoir une surface toute lisse serait neurotoxique. Le formaldéhyde ? Parfait pour la tenue du vernis, il serait cancérogène. À ces deux-là, il faut ajouter, le styrène, le xylène, le colophane etc. N’en jetez plus ! Ca craint, on est bien d’accord et pourtant on ne peut s’empêcher d’en porter. C’est quasiment le premier geste que les filles apprennent à faire en maquillage. Avec les tutos, les chaînes youtube etc., ça devient même addictif chez certaines ados. Je parle d’expérience…

vernis green manicurist
vernis-manucurist

Du coup, certaines marques élaborent des formules alternatives avec un max d’ingrédients naturels. Un pari fou, vu le produit et l’attente de résultat des consommatrices (parfois un peu schizophrènes, il faut le dire). La formulation est tout sauf évidente. Dernière formule 7 free (sans les 7 ingrédients les plus louches) en date, la collection Green lancée par Manucurist. Elle est à 84% composée d’ingrédients d’origine naturelle.

Oui, on peut faire du vernis avec des extraits de blé, de pomme de terre, de coton coco, de maïs, de manioc etc. Ici, chaque ingrédient chimique a été remplacé par son équivalent végétal lorsque c’était possible. Et les 16% de composés chimiques (résine, agent de brillance etc.) ont été réduits à leur minimum, soit 1% chacun. Donc, ce n’est pas une formule bio, on est d’accord, mais elle est tout de même moins toxique. Pour celles que ça intéresse, elle est également vegan.
Et la tenue ? Surprenante, quasiment la même qu’un vernis tradi, de belles couleurs (le gris souri est magnifique et le rouge sombre, une tuerie), de la brillance. Pas mal, pas du tout. Well done Manucurist !

Collection Green de Manucurist, 15 couleurs, une base et un top coat, 14 €. Points de vente sur le SITE de la marque.

 

 

J’ai connu une époque où l’on disait que les meilleurs pinceaux et les plus durables étaient ceux en poils naturels. A l’époque, les pinceaux étaient effectivement en poils de martre et même de poney, si si, c’est pas une blague, hélas.

Et tout le monde trouvait ça normal et génial.Depuis, quelques consciences se sont éveillées. Aujourd’hui, on s’émeut du sort des animaux (enfin !), on veut du vegan et puis, les pinceaux  en poils synthétiques se sont vachement améliorés et font très bien, voir mieux, le job.

Mais au-delà de l’aspect protection animale, c’est le maquillage qui a changé la donne. Si les poils naturels étaient géniaux avec certaines textures, aujourd’hui, où il faut travailler les matières différemment, en mettre le moins possible pour un effet à la fois no make up et zéro défaut ou au contraire multiplier les couches pour un résultat Whaou et surchargé, comme l’aiment les stars d’Instagram.

Les poils synthétiques sont moins fragiles et semblent mieux adaptés aux textures liquides notamment. Après, à mon petit niveau, j’ai toujours eu un peu de mal à utiliser le pinceau pour appliquer du fond de teint par exemple. J’utilise mes doigts ou des éponges. Justement, parlons-en des éponges. Non seulement, elles pompent beaucoup de produits. Et ça, ça devient un vrai problème quand on a un fond de teint exceptionnel (et ruineux !), comme Mon Teint Particulier dont je vous ai parlé la semaine dernière.

Récemment, j’ai acheté des éponges en silicone. Oui, bon c’est pas nouveau nouveau, mais on s’en fout, je suis certaines que certaines de mes lectrices ne passent pas leur vie sur les RS et ne savent pas ce que c’est. Ça ressemble à un morceau de prothèse mammaire. dit comme ça, c’est pas très glam’. Et comme pour tout ce qui fait étrangement le buzz, j’ai pris du recul. Vieux réflexe de journaliste 😉 . Donc oui, j’ai mis le temps pour en parler.

Au premier abord, c’est surprenant cette matière souple qui glisse sur la peau comme un morceau de plastique. L’avantage, c’est qu’on peut bien étaler et travailler la matière si elle n’est pas trop liquide. Pas de démarcations, le produit s’étale bien, même sur les ridules. C’est parfait pour estomper les correcteurs, comme ce fard crème rouge que j’affectionne particulièrement pour planquer les cernes (je vous en parlais sur ce post consacré à Becca), le résultat est vraiment super, pas de sur-couche de gras, le  produit se fond dans la peau nickel. On estompe ensuite le fond de teint par-dessus. Et là, je préfère me servir des doigts.

Car à mon avis, le silicone, c’est pas mal pour une peau jeune, sur laquelle il glisse. Pour des peaux avec 20 ans de plus ou un peu marquées, moins toniques, ça se complique, alors mieux vaut s’en remettra à l’éponge tradi ou alors au pinceau. L’application au doigt restant pour moi super la plus efficace. Evidemment, quand on compare le silicone avec une éponge classique y’a pas photo. On économise du fond de teint déjà et ensuite niveau nettoyage et hygiène, le silicone l’emporte haut la main ! Je vous mets au défi de récupérer votre éponge classique blanche comme au premier jour après une seule utilisation…

Où j’ai trouvé mes éponges ? À Londres ! So chic ! Bon, j’avoue, je les ai achetées chez Primark 😉 à 2 livres, donc je ne sais pas combien de temps elles vont durer avant de se casser en deux (ou pas), mais pour un premier essai, j’ai préféré ne pas « investir ». Je voulais savoir si ça en valait la peine. La réponse est oui, mais pas au point de les acheter trop cher.

Et vous ? Vous en utilisez, quelle est votre expérience ? Le fond de teint, vous l’appliquez comment ?

 

Vous connaissez mon obsession pour le fond de teint parfait. Ah, je l’ai attendue la couleur qui matcherait parfaitement. j’ne ai fait des essais. Mais souvenez-vous. Les peaux noires ne sont quasiment jamais concernées par ce genre de produit en France, très peu de make-up d’ailleurs. Relisez mon post sur La problématique du fond de teint. Récemment, j’ai encore reçu un dossier où on me parlait d’un nouveau FDT, et au moment d’annoncer royalement 19 teintes, (super !) un astérisque indiquait que certaines teintes n’étaient disponibles que sur « certains marchés ». Affligeant et grosse erreur marketing à l’heure de la déferlante Fenti Beauty, vous ne trouvez pas ?

Car oui, Fenty Beauty a bien fait bouger les lignes affolant les compteurs. en offrant pour la première fois à toutes les femmes du monde (rien que ça !), un éventail de nuances de fonds de teints jamais atteint auparavant dans la beauté mainstream. 40 Teintes !!! Avec les fameux under tones (sous-tons) qui font que deux personnes de la même couleur de peau en apparence n’auront pas forcément le même fond de teint à l’arrivée. On peut avoir plus de jaune, plus de rouge, plus de noir (même si on est blanche, aussi d’ailleurs !!!). Les boutiques Sephora sont en permanence en rupture de stock, c’est dire si la demande était en manque. Bon, j’ai prévu de faire une descente chez Sepho prochainement avec ma fille (nous on n’aime pas la foule et on préfère laisser passer toutes celles qui accourent comme si leur vie en dépendait…) afin d’acheter les teintes qui nous conviennent exactement. On s’en parle bientôt…

En attendant, privilège de journaliste beauté oblige, j’ai eu la chance de tester la première machine à fond de teint sur mesure en France. Comment une si petite boîte (évidemment bourrée de techno) peut-elle vous sortir le fond de teint qui matche avec votre peau à la perfection ? Eh, bien grâce à des algorythmes. Petit questionnaire rapide (sur votre type de peau, la texture désirée et la couvrance), puis la conseillère scanne votre visage et votre cou. Au bout de quelques minutes, apparaît sur la tablette le détail et le pourcentage de chaque tonalités (rouge, jaune et noir) qui constituent votre teint. ensuite la conseillère n’a plus qu’à placer un flacon vide dans la « boîte » et le produit se fabrique devant vous. Oui sous vos yeux : J’ai vu les différents constituants se déverser dans le flacon, comme à l’usine sauf que là tout est fabriqué en live, rien que pour vous. En une vingtaine de minutes, c’est plié !

Quand le flacon est au tiers, la conseillère interrompt le processus de remplissage, place le flacon dans une centrifugeuse pour homogénéiser le mélange et vous le fait tester. À cette étape, on peut encore modifier légèrement la teinte, mais pas la couvrance (donc faut pas se louper au moment du questionnaire). Et hop, le flacon repart au remplissage !

Pour la touche finale, vous pouvez choisir d’appeler votre fond de teint comme vous le souhaitez (au hasard ici, Chantal ! Ahahah), une étiquette personnalisée sera éditée avec le nom, mais également la référence de votre couleur, le N° de lot et la date limite d’utilisation (jusqu’à 12 mois). Tout cela est remis dans un sublime coffret. Le luxe à la française quoi ! Ce qui veut dire que si vous tombez en panne alors que vous êtes aux États-Unis (où la machine a été lancée en premier lieu), vous pouvez faire fabriquer votre FDT à l’identique. C’est pas un truc de malade, ça ?

Franchement, je vois beaucoup de choses en cosmétologie, mais là je dois dire que c’est unique. Le scan existait déjà m’a dit le staff de Lancôme, mais la petite machine-usine, elle, est une première. Il aura fallu attendre la bonne idée d’une femme (oui, on doit en être fières !) pour que le fond de teint sur mesure passe du rêve à la réalité. Mais comment personne n’y avait pensé avant ?

Alors moi je dis, bravo Lancôme, bravo d’avoir su repérer ce jeune talent et de l’avoir aidée à développer cet outil absolument incroyable. Respect total ! Le Teint Particulier par Lancôme, 89 €, 30 ml (oui, je sais c’est pas cadeau) aux Galeries Lafayette Paris uniquement. Vous voulez voir une mini vidéo du remplissage ? Direction la page Facebook de beautytoaster ou sur mon Insta 😉