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Chantal Soutarson

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L’Amérique à l’heure de la beauté éco-responsable

J’ai réalisé cette interview à Paris à l’occasion du Salon In-Cosmetics qui réunissait, il y a quelques mois, tous les grands acteurs du secteur : fournisseurs d’ingrédients, fabricants, marques etc.

Beauty Toaster : bonjour Gay, Je dois vous dire que je suis très fière de vous interviewer pour Beauty Toaster, car vous êtes une scientifique réputée dans le monde de la cosmétique et également parce que vous êtes ma 1ère invitée anglophone. Donc je suis d’autant plus fière.

Gay Timmons : Bonjour Chantal, je suis très impressionnée et très fière d’être votre première invitée anglophone .

1 Quelle est votre formation et en quoi consiste votre activité aujourd’hui ? 

J’ai d’abord été anthropologue et par la suite je suis retourné à l’université afin d’obtenir un diplôme en physiologie. Dans l’intervalle, j’ai commencé à travailler pour l’agriculture en Californie, parce que c’est l’autre chose que l’on fait là-bas, en dehors de la tech. Je travaillais avec des agriculteurs spécialisés dans le bio notamment. Aujourd’hui, cela fait 30 ans que je travaille avec des agriculteurs californiens mais également dans le monde entier. Et je me suis spécialisée dans les huiles végétales, huile de coco, de palme, de tournesol… tout ce qui vient d’une plante.

2 Vous êtes spécialisée dans les cosmétiques uniquement ? 

Pendant 10 ans, j’ai vendu à l’agro-alimentaire. Mais, un jour j’ai réalisé que je ne voulais plus rien avoir à faire avec une industrie qui pouvait par certains aspects détruire l’environnement. Donc en 1998, j’ai préféré me tourner vers l’industrie cosmétique.

3 Vous vivez en Californie et vous dites que beauté et écologie sont liés, qu’entendez-vous par là ? 

Quoi que vous appliquiez sur votre corps, cela finit dans les égouts. Et cette eau, va dans la nature, dans les sols. Quand je marche dans de grandes villes comme NY avec tous ces bâtiments, je ne peux m’empêcher de penser à tous ces gens qui mettent des crèmes, prennent des douches et à toute cette eau qui termine dans la nature. Et ce n’est qu’un aspect du problème… L’autre aspect c’est que lorsque l’on utilise excessivement les ressources naturelles, elles finissent par se tarir. Or l’agriculture bio est basée sur le renouvellement, la durabilité des ressources naturelles.

4 Comment se porte le secteur cosmétique aux US ? Ici, les consommateurs s’orientent de plus en plus vers le bio, le clean. Il y a beaucoup de défiance à l’égard des ingrédients… 

Pareil aux US. Je dirais qu’il y a deux groupes. Si vous êtes un marketeur, vous distinguez un premier groupe, celui des millenials et des GEN Z, qui sont très concernés par les questions de sécurité, de durabilité, d’impact environnemental, de sourcing. Et puis il y a un second groupe, comme les femmes enceintes ou celles/ceux dont un membre de la famille est atteint d’un cancer. Mais c’est une prise de conscience mondiale en fait. On le voit aussi au Japon, en Corée, ça commence aussi un peu en Inde, en Amérique du Sud aussi.

5 Les appli beauté :  bonne ou mauvaise idée ? Ici, les gens n’ont plus confiance dans les cosmétiques depuis quelques temps, et particulièrement depuis que les Appli se sont développées. Est-ce la même chose chez vous ? Est-ce que les gens vérifient chaque produits de beauté acheté ? 

Oui les américains les utilisent. Mais ces appli sont un peu frustrantes car elles n’ont pas beaucoup évolué. Vous savez, il y a tellement d’informations à prendre en compte, il existe plus de 65 000 ingrédients cosmétiques, c’est beaucoup de datas. Chaque ingrédient est fabriqué différemment par les sociétés qui le commercialisent. Par exemple, un tensioactif pour les shampooings pourra être fabriqué par 5 laboratoires de 5 façons différentes. Même les matières 1èreutilisées ne seront peut-être pas les mêmes. Donc les App sont très limitées.

Une des grandes différences que je vois entre l’Europe et les US, c’est qu’aux US, on a plein d’enseignes de cosmétiques spécialisées dans le naturel et le bio. Credo, Follain, The Detox Market, Aillea, pour ne citer que ces 4-là, mais il y en a d’autres. Ils vendent plein de marques et ont leur propre grille d’évaluation, ce qui donne au consommateur un sentiment de sécurité, car il sait que les produits sélectionnés sont sûrs pour leur santé. Certaines boutiques sont plus regardantes sur l’impact environnemental comme Aillea et Follain qui est particulièrement exigeant. Credo un peu moins, mais si vous allez sur le site et que vous dites que vous ne voulez pas de tel ou tel ingrédient, vous obtenez facilement la liste des produits répondant à votre demande.

Pour moi, ces enseignes et leurs sites sont également un bon moyen de s’informer.

6 On n’a pas ce genre de magasin ici, ça commence mais c’est encore tout petit.

Mais je pense que ça viendra. Ca a explosé aux US en 3 ans, donc ça n’a pas été si long. Dès que le consommateur commence à se manifester…

Moi : Oui bien sûr, les enseignes suivent…

Gay Timmons : oui

7 Pensez-vous que certains ingrédients devraient être bannis des formules cosmétiques et si oui pourquoi ? 

Oui, je suis un peu plus strict que les autres. J’ai une définition très simple de ce qu’est un cosmétique bio. Il y a eu un article très intéressant écrit par des chimistes renommés en 1996 ou 1998, je ne sais plus, John Warner et Paul Anastas : les 12 commandements de la chimie verte. Ce papier décrit comment fabriquer de nouveaux ingrédients chimiques, parce qu’on en a besoin. On ne peut pas fabriquer juste avec de l’huile, des huiles essentielles et du sucre, ce n’est pas suffisant. On a besoin de tensioactifs, d’émulsifiants, on a besoin de beaucoup de choses pour qu’une formule fonctionne. Donc si l’on respecte ces 12 principes plus celui de l’énergie renouvelable, alors on peut fabriquer à peu près tout ce dont on a besoin. C’est sur cet article que les principes de Cosmos et Ecocert sont basés. Donc selon moi, si un ingrédient ne respecte pas ces critères, il ne devait pas être utilisé. On ne devrait rien utiliser de dangereux pour la peau ou pour l’environnement.

8 Après les parabens, le phénoxyéthanol est dans le collimateur des consommateurs français. Ils ne croient pas au niveau d’utilisation de sécurité. Ont-ils raison ?

Honnêtement, je n’ai pas assez lu sur le sujet. Une chose que je sais, c’est que nous parlons beaucoup en ce moment du microbiome et que le phénoxyéthanol, endommage le microbiome.

De ce point de vue, nous avons encore beaucoup à faire concernant les conservateurs. Nous devons avoir des conservateurs, car personne n’a envie de voir se développer des colonies de bactéries dans ses produits.

Beauty Toaster : Tout particulièrement lorsqu’il a de l’eau dedans…

Oui car là où il a de l’eau, il y a de la vie. Je rappelle toujours cela : bactéries, levures et moisissures. On doit avoir un moyen de contrôler leur développement. Donc oui, je pense qu’il y a certainement de bonnes raisons de s’inquiéter des phénoxyéthanols et de la plupart des parabens. On a encore beaucoup à apprendre, c’est un domaine en constante évolution.

 9 Au fait, en tant que consommatrice française, si je me rends aux Etats-Unis et que j’achète des produits américains, comme par exemple des crèmes bio, est-ce que je risque d’y retrouver des ingrédients ou actifs  interdits par les normes européennes ? 

C’est assez rare. J’ai beaucoup travaillé avec les marques US qui voulaient être commercialisées en Europe. On n’a jamais eu de problèmes majeurs sur les formules. Souvent c’était des histoires d’étiquetage. Mais il y a beaucoup de produits importés aux US et là, on ne sait pas grand chose de ces produits, en particulier ceux qui viennent d’Asie. Donc je m’inquièterais plus de ces marques. Les bonnes marques font en sorte de mettre sur le marché des produits safe enfin safe selon leurs critères (qui ne sont pas les miens…), mais ils remplissent les mêmes exigences que ceux du marché Européen. Pour les produits bio, ils doivent être certifiés. S’ils sont certifiés, pas de problème, les formules seront clean. S’ils ne le sont pas, il faut lire la liste des ingrédients et aux US, on estime que le consommateur doit être informé.

10 Vous n’avez pas les mêmes normes qu’en Europe, comme Cosmos ou Natrue ? Est-ce que cela va changer ? 

Je ne vois pas beaucoup de marques certifiées d’après ces standards à part les entreprises qui veulent vraiment se différencier des autres. Mais certaines le sont cependant. Comme Jane Iredale (marque de maquillage) qui est Cosmos. C’est une marque distribuée un peu partout dans le monde. Il n’y a pas d’exigence de certification, même en Europe. Apparemment, la loi de sécurité sanitaire (safety assessement law) a dit que dès qu’une norme Iso serait en vigueur, pour les produits naturels et bio, une certification serait nécessaire, mais ce standard Iso s’avère assez défaillant. Les normes Cosmos et Natrue sont bien meilleures. Mais ici, non plus je ne vois pas beaucoup de produits de beauté  certifiés cosmos ou Natrue.

Moi : ça coûte de l’argent…

Encore une fois, on en revient au consommateur. C’est lui qui doit exiger cela.

11 Quels sont les ingrédients les plus populaires en ce moment aux US ? 

L’huile d’argan toujours, l’huile de bouton de rose… Pour moi qui travaille uniquement avec des ingrédients bio, il y a l’huile de noix de coco. Les huiles « exotiques » en général, tout le monde veut quelque chose de nouveau, des huiles africaines ou sud-américaines, comme l’huile de copaïba, de murumuru, tous ces ingrédients sont très intéressants. C’est pour ce type d’ingrédient que la demande est la plus forte.

12 J’ai entendu dire que la tendance « Farm to Face » (ndlr. Intraduisible en français) est très en vogue en ce moment chez vous. Pourriez-vous nous expliquer le principe ? Est-ce comme le bio ici ? Est-ce juste du marketing ?

Je pense que lorsque vous avancez ce genre d’allégation, vous avez la possibilité de retrouver la source, la ferme d’où sont originaires les ingrédients et la seule façon de faire cela, c’est d’utiliser des produits bio, puisque cette certification exige la traçabilité. Mon entreprise représente des fermes ou plutôt des entreprises de transformation qui travaillent avec différentes fermes, dont elles transforment les productions. Et ensuite je vends ces ingrédients à l’industrie cosmétique. Peut-être qu’ils les vendent aussi à l’industrie alimentaire. Ce sont donc ces ingrédients comestibles qui sont maintenant utilisés sur le visage et c’est pour cela qu’on les appelle « Farm to Face ». C’est marketing, mais je pense que n’importe qui qui achète des ingrédients chez moi peut se prévaloir de cette allégation.

13 On m’a dit que la cosmétique en DIY était très populaire en Californie. Ici  aussi ça prend de l’ampleur. Est-ce que ce pourrait être une future grosse tendance ? 

C’est de là que viennent toutes les indie brands que l’on voit actuellement. Si vous êtes bon dans ce que vous faites, et si vous croyez en ce que vous faites… La fondatrice d’une grande marque avec laquelle je travaille a commencé comme ça. Elle a commencé à offrir à ses amies des produits qu’elle fabriquait. Quelqu’un lui avait dit qu’elle avait une peau sensible et tout un tas de problèmes. Elle a conçu cette magnifique ligne de rouge-à-lèvres, et de skincare. Elle achetait les ingrédients sur un site web et faisait tout à la maison, et elle l’a transformé en business. Il y a plein de programmes, plein de MOOCs sur les cosmétiques green comme celui du NY Institute of Aromatherapy, un autre qui vient d’Angleterre aussi. Tous sur le DIY de cosmétiques greens.

Mais oui, c’est très populaire en ce moment, c’est drôle et ça vous en apprend un peu sur la chimie, donc c’est pas mal, on apprend de nouvelles choses, mais je ne pense pas que ça remplacera la cosmétique traditionnelle.

14  Sera-t-il possible un jour d’avoir des produits de beauté absolument bio, propres et sûrs pour nous et pour la planète ? 

Oui, bien sûr. Je pense qu’il y a plein d’entreprises qui le font aujourd’hui. Je pense que cela dépend des connaissances et de l’engagement des décideurs de ces entreprises. Dans les magasins que j’ai cités précédemment, la plupart des produits vendus sont dans cette veine, ce sont des critères que je partage et la plupart des mes clients vont vers cela.

15 Quelle est la prochaine étape pour l’industrie de la beauté ? 

Je pense que ce sera très difficile pour les fabricants de cosmétiques tradi d’adopter ces valeurs, car ils sont habitués à utiliser des ingrédients chimiques, dont certains sont issus du pétrole. Et ils disent que c’est safe, mais ce n’est pas safe pour l’environnement, et du coup, je ne suis pas persuadée que ce soit safe pour nous, d’ailleurs,  c’est ce que pensent beaucoup de consommateurs, les jeunes en particulier.

16 Pensez-vous qu’on s’achemine vers des règlementations internationales ? Et quid des tests sur animaux, à quand une interdiction totale et mondiale ? 

On a interdit les tests sur animaux en Californie. Vous l’avez fait en Europe. Et les Chinois, qui exigeaient des tests sur animaux, ont déclaré qu’ils n’allaient plus les exiger, donc on va dans la bonne direction concernant ce point.

En ce qui concerne les normes en général, dans une telle industrie, qui inclut le consommateur, tout le monde (chimistes, labos) doit avoir un discours clair. On doit tous se pencher sur les débats d’aujourd’hui, c’est pour cela que je suis venue au Salon In-Cosmetics à Paris, un gros salon sur les ingrédients. Venir ici était pour moi, une mission personnelle. Et on a eu des conversations intéressantes sur la thématique du prochain salon qui sera sur la durabilité et ce que cela implique, d’un point de vue sécurité sanitaire et environnementale. Parce qu’aujourd’hui tout le monde utilise ce mot à tort et à travers et selon moi, si vous faites du mal aux gens, vous n’êtes pas dans la durabilité, c’est simple. Comme toujours, on doit évoluer, on doit avoir une position claire.

 

 

For a cleaner, greener and safer beauty

(English version)

Hi and welcome to a new episode of Beauty Toaster. This is my very first one in english. I had the opportunity to meet Gay Timmons, founder of Ohoh Organic, a company specialized in providing the cosmetic industry with organic oils.

In our conversation, Gay explains it all about what green beauty really is or should be, why we should, as consumers, ask for more security and safety, for us but also for the environment. We also talk about the difference between the US and Europe in terms of organic and clean beauty, about standards and sustainability.

And of course, we talk about the future of beauty which is a great matter of concern on both sides of the Atlantic.

I hope you will enjoy this interview. You can listen to Beauty Toaster on all the good podcast platforms (Apple Podcasts, Spotify, Google Podcast, Acast…). If you enjoyed it, please live a rate and comment on Apple Podcast. And follow us on IG and FB @beautytoaster to know about the next interview broadcast.

Teaser alert for the next ITW in english : my guest is American and she’s a visionary of green and clean beauty. Any Idea ? See you mid-September !

 

(Traduction française)

Aujourd’hui sur Beauty Toaster, je reçois Gay Timmons qui a fondé Ohoh Organic, une entreprise spécialisée dans la fourniture de matières premières, et plus particulièrement des huiles d’origine végétale, à l’industrie cosmétique.

On a parlé, durabilité, différences de réglementation entre les US et la France. De la nécessité de s’interroger sur notre mode vie et de ses conséquences sur la planète. Pour Gay, beauté et environnement ne font qu’un ! Et je suis entièrement d’accord, pas vous ? Vous pouvez retrouver sa traduction intégrale sur le blog.

Allez à vos écouteurs, c’est l’heure de Beauty Toaster.

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Un vernis pour un engagement

Bonjour, Je suis Chantal Soutarson. Bienvenue sur Beauty Toaster le podcast Beauté et bien-être. Aujourd’hui, je reçois Elise Khettat. Et j’ai choisi de retranscrire cette interview afin de permettre au personnes sourdes et malentendantes d’avoir un accès à notre conversation, car elles sont au coeur du projet d’Elise.

La première fois que je l’ai rencontrée, c’était cet hiver, je crois que c’était pour parler boulot. Et puis, il y a quelques semaines, elle m’a rappelée, cette fois pour me parler de son projet. Surprise… Elle m’a demandé de lui donner un coup de main pour lancer des vernis, mais son aventure va bien plus loin que la création de vernis. C’est pour cette raison que j’ai souhaité enregistrer cet épisode avec elle. En fait… et puis non, je ne vais rien vous raconter, je vais vous laisser découvrir son idée, car c’est encore elle qui en parle le mieux.
Moi : Bonjour Elise

Elise : Bonjour Chantal

Qui es-tu Elise ? (rires)

Elise : Question pas facile… Alors j’ai 34 ans, je suis parisienne d’adoption depuis presque 15 ans, maintenant. Je viens de Normandie, je suis arrivée à Paris pour faire l’EFAP (école d’attachées de presse). J’en suis sortie en 2009, au moment de la crise et c’était pas facile pour trouver un premier job. Du coup, j’ai été barmaid pendant deux ans, puis j’ai trouvé un 1er job dans un studio graphique, avant d’aller dans une boîte de production, ensuite en agence digitale, si je dois me présenter sur le côté professionnel.
… Et sur le plan personnel ?

Sur le plan personnel, je suis quelqu’un qui aime l’indépendance, c’est pour ça que je me suis mise à mon compte il y a deux ans et demi maintenant. J’ai crée mon agence qui s’appelle Supernature et qui est spécialisée dans les marques de beauté. Donc je fais de la communication et de la production de contenu pour les marques de beauté.

La beauté c’est ton univers…

J’aime la beauté en tant que femme et et aussi en tant que professionnelle. C’est un univers attrayant et passionnant et qui est en constante évolution. Aujourd’hui on voit des marques arriver  tous les jours sur le marché et ce qui est passionnant c’est que ce sont de jeunes marques qui dictent les tendances pour une beauté plus consciente, plus inclusive, plus responsable.

Alors moi tu m’as appelée pour me parler de ton projet, donc on va faire comme si on était au téléphone toutes les deux et puis tu vas pitcher, comme on dit, ton projet. Explique-nous de quoi il s’agit…

Alors, je t’ai appelée il y a quelques semaines car j’avais envie de te présenter mon projet pour recueillir ton soutien et donc j’ai eu plus que ça, puisqu’on est ensemble aujourd’hui et que j’ai la chance de faire ma première ITW avec toi. Exercice pas facile, c’est un peu stressant… Voilà, je suis en train de créer une marque de vernis à ongles éthiques dont l’ADN est de donner du sens à la beauté. Alors, on parle beaucoup de sens. Aujourd’hui pour moi, quand on crée une marque, on doit travailler sur 3 axes prioritaires : la santé, l’environnement et prendre en compte des questions de société. Donc l’idée de la marque est vraiment née de là. En travaillant d’abord sur la partie Humain, parce que le vernis est aujourd’hui un produit plaisir mais qui est controversé autant pour son impact sur la santé que sur l’environnement.

Donc concernant son impact sur la santé, c’est comment avoir les formules les plus clean possibles, les moins nocives pour la santé, en retirant les ingrédients toxiques issus de la pétrochimie pour les remplacer par des ingrédients d’origine naturelle et végétale. Y’a déjà des marques qui sont sur le marché (ndlr. Manucurist, Gitti…) et qui ont donné cette impulsion et c’est super et j’ai envie de m’inscrire aussi dans cette mouvance. Donc je travaille avec un fabricant à qui j’ai donné mon cahier des charges pour avoir les formules les plus clans possibles. Je teste plein de vernis, je teste toutes les formules qui sont disponibles aujourd’hui sur le marché parce que je suis une grosse consommatrice de vernis, j’en porte tous les jours, pour savoir, est-ce que telle formule tient mieux qu’une autres ? Les compromis à faire… Alors est-ce qu’on va être sur le temps de séchage, la tenue etc. Donc j’en teste beaucoup pour pouvoir établir mon propre cahier des charges et pouvoir proposer un produit qui soit sans compromis sur la tenue, la couleur, le temps de séchage et voilà ; parce que que le vernis doit rester un produit plaisir. Pour beaucoup, il vient parfaire la tenue, donner un petit booste de confiance. on est tout de suite plus à l’aise quand on a une jolie manucure pour prendre la parole en public ou pour un rendez-vous plus personnelle. C’est vraiment la touche finale. Donc l’idée c’est d’avoir cette touche finale, mais pas dangereuse !

Le but c’est pas de s’empoisonner (rires)

Y’a déjà des marques qui le font très bien, donc je m’inscris dans cette mouvance-là mais j’ai envie d’aller encore plus loi. Donc l’idée c’est de travailler sur ‘impact environnemental, j’ai envie de le maîtriser le plus possible, donc je souhaite faire fabriquer mes produits en France déjà. Et ce qui n’existe pas aujourd’hui et que j’ai envie de mettre en place, c’est un système de consigne pour le recyclage des flacons, puisqu’aujourd’hui les flacons usagers sont jetés à la poubelle, ne sachant pas où les mettre…

vernis, green, clean, surdité, handicap

Et souvent y’a encore pas mal de vernis dedans…

Tout à fait et ce sont des solvants, est du coup l’impact sur l’environnement n’est pas top ! Voilà, donc l’idée c’est que les gens puissent me renvoyer leurs flacons usagers et qu’on puisse les nettoyer et les remettre dans la chaîne de production. Puisque ce sont des flacons en verre, travailler là-dessus me semble vraiment important. Dans d’autres secteurs, le système des consignes revient donc travailler de la même manière et puis plus largement peut-être, développer ce système pour les professionnels, donc travailler avec des salons de manucure et d’autres marques pour aller dans ce sens.

Ah oui donc, ça dépasse le simple cadre du vernis éthique. Et il y a autre chose je crois…

Oui, j’ai envie de rendre ma marque utile. Alors pour un vernis à ongles ça peut paraître étrange, mais l’idée de l’utilité du produit, c’est de travailler ma communication en langue des signes, pour mettre en avant ce mode d’expression que je trouve, personnellement, très esthétique, et d’apprendre à tout un chacun les bases de la langue des signes comme on apprend les bases de l’anglais, de l’allemand ou de toute autre langue. Quand on va à l’étranger, on est toujours contente de pouvoir dire bonjour et merci dans la langue locale, donc l’idée c’est de pouvoir faire la même chose avec la langue des signes.

Mais comment tu fais le lien entre la langue des signes, le vernis, je vois pas bien…

Le lien entre les deux c’est vraiment de travailler ma communication autour, donc je vais travailler avec des jeunes femmes malentendantes que j’ai rencontrées à qui j’ai présenté mon projet car c’était très important pour moi d’avoir leur adhésion. J’ai rencontré des interprètes aussi. Les deux parties adhérent à mon projet, me soutiennent, donc ça pour moi c’était très important et l’idée c’est de travailler avec ces jeunes femmes pour faire des vidéos qui vont apprendre à dire bonjour, merci et tous les mots d’usage quotidien, sur les réseaux sociaux et notamment sur IG.

Ok, mais ce n’est pas que de la com’, on est d’accord ?

Non, ce n’est pas que de la com’. Parce que la com’ c’est super, mais je voulais aller plus loin dans ce projet et être utile jusqu’au bout. L’idée à terme pour moi, c’est d’ouvrir des salons de manucure silencieux, puisque j’ai envie de travailler sur le concept de silence, pour proposer de l’emploi à des jeunes femmes malentendantes qui auraient envie de travailler dans le secteur de la beauté. Alors, je ne suis pas une association, donc je ne prends pas la parole sur le handicap. L’idée c’est d’être dans une démarche inclusive et d’offrir de l’emploi à une catégorie de personnes, même si tout le monde est le bienvenu, on ne va pas faire de la discrimination positive.
Le concept de silence, c’est parce qu’à Paris ou dans les grandes villes, on est confronté en permanence au bruit des sirènes, de la rue, de la circulation et se retrouver dans une bulle pendant 20 mn, 30 mn, le temps d’un soin pour se faire plaisir, c’est forcément une expérience agréable.

Là tu en es au stade du projet, comment as-tu fait pour le lancer ?

Alors pour passer de l’idée à l’action, j’ai ouvert une page de pré-commandes sur une plate-forme qui s’appelle OKPAL et qui appartient à Ulule. Et donc là, j’ai pris mon téléphone, et j’ai commencé à appeler toutes les femmes que je connais pour présenter mon projet, ma démarche, recueillir leur soutien par l’échange parce que les échanges sont hyper intéressants et puis par la pré-commande. Car l’idée c’est de m’autofinancer et pour ça, il faut déjà voir s’il y a un public, si les gens sont intéressés par les produits, par la marque, par la démarche et aujourd’hui, j’ai déjà une cinquantaine de pré-commandes. Je suis très agréablement surprise des retours que je peux avoir que ce soit de la part de personnes qui me sont très proches comme mes amis, comme des personnes qui me sont moins proches, que j’ai rencontrées tout au long de ma vie, comme les anciens de l’EFAP qui sont super, qui ont très très bien accueilli mon projet qui me soutiennent et qui sont pour beaucoup dans la communication, mais pas que ! C’est très chouette de reprendre contact avec des gens qu’on n’a pas vu depuis 10 ans.

On me dit que c’est génial d’avoir la fondatrice de la marque qui t’appelle pour te présenter son projet, que ça donne envie de soutenir plutôt que de recevoir un lien. Et puis on reçoit déjà beaucoup de liens, que ce soit pour les cagnottes d’anniversaire ou autre… L’idée c’est vraiment de présenter ma démarche, de fédérer autour de moi puisque je n’ai à date, pas d’éléments de communication. Je n’ai que ma voix et mon téléphone. Et je suis ravie de le faire comme ça. Alors là, je vais bientôt produite une vidéo (ndlr. dans laquelle je suis présente d’ailleurs 😉 ) qui va présenter ma démarche. Je vais la travailler avec une jeune femme qui s’appelle Louise. L’idée c’est qu’on soit toutes les deux au même niveau. Je présenterai oralement et Louise à côté de moi traduira et présentera en langue des signes. C’est vraiment fédérer autour, faire connaître la langue des signes puisque c’est une langue qui est encore peu connue et peu travaillée en France, à tous les niveaux. Fin mai, un député a pris la parole à l’Assemblée Nationale justement en langue des signes pour sensibiliser nos politique aux difficultés que peuvent rencontrer les personnes malentendantes dans leur vie quotidienne pour leur donner accès, aux démarches administratives, aux démarches de santé… J’ai fait un voyage aux US qui m’a ouvert les yeux sur la manière dont les américains appréhendent la langue des signes américaine. Tous les enfants à l’école primaire apprennent la langue des signes. j’ai rencontré un petit garçon de 6 ans qui vit à New-York et apprend la langue des signes. C’est super chouette, d’autant qu’on sait que la langue des signes est hyper bénéfique pour l’enfant et notamment pour les bébés quand ils ne sont pas encore capables de communiquer oralement.

Tout à fait, d’ailleurs j’ai vu récemment un reportage sur l’apprentissage de la langue des signes dans une crèche en France…

C’est hyper valorisé, parce qu’on se rend compte que ça apaise beaucoup les enfants d’être capables d’exprimer quelque chose avec leurs mains plutôt qu’avec le cri, puisque c’est leur seul moyen d’expression.

Donc aujourd’hui, comment on peut t’aider ? 

On peut m’aider en soutenant mon projet, en pré-commandant un  trio de vernis :  une base, un vernis rouge et un top coat. Je commence avec un vernis rouge qui est la couleur la plus utilisée et qu’on retrouve le plus souvent sur les doigts des femmes, qui va bien aussi à toutes les peaux. Et à terme, l’idée c’est de développer une couleur par saison. J’ai pas envie d’être en surproduction, il y a déjà beaucoup de marques qui proposent des gammes de couleurs très larges et c’est super. L’idée pour moi, c’est de travailler plus sur les tendances, donc chaque saison, de proposer la couleur tendance de la saison. Donc de proposer 4 couleurs par an et un rouge qui reste en permanence.

Et les instituts que tu comptes mettre en place  ce seront des pop-up ou des instituts pérennes ? 

Alors pour le lancement, je me fixe de gros objectifs. Si j’arrive à atteindre mon objectif de précommandes qui est de 1500 kits de vernis vendus, j’ouvrirai un pop up store à Paris pour l’instant, afin de pouvoir rencontrer les contributeurs, de les remercier et de leur remettre en main propre le produit et aussi de leur offrir sur place une pose de vernis faite par des jeunes femmes malentendantes pour leur permettre d’avoir une bonne première expérience avec le produit, et d’être dans l’expérience de la langue des signes, de la rencontre avec des personnes qui communiquent autrement. Voilà, j’ai vraiment une démarche humaine que ce soit dans ma manière de fonctionner aujourd’hui en prenant mon téléphone, en échangeant, en recueillant des conseils, des avis et en favorisant la rencontre entre des personnes différentes. Une rencontre qui va être enrichissante, pour l’avoir fait, je me suis retrouvée moi à l’inverse, entendante et m’exprimant oralement avec des jeunes femmes malentendantes qui pour certaines s’expriment aussi oralement et qui entendent grâce à un appareil, mais je me suis retrouvée en minorité. Et j’ai beaucoup apprécié ce moment parce que c’était un moment d’échange incroyable, mais pour le coup, je me suis mise à leur place aussi en me disant : OK quand on est la personne différente, c’est pas toujours évident et du coup ça force le respect  des autres et ça m’a vraiment donné envie de pousser ce projet, d’avoir une démarche utile et j’ai envie que la marque devienne d’utilité publique si je puis dire.

Il y a une date limite pour les précommandes ?

Pas sur OKpal (contrairement à Ulule), parce qu’aujourd’hui je travaille vraiment avec mon téléphone et j’explique l’idée à chaque personne, donc ça prend plus de temps.

Merci Elise

Merci Chantal

Retrouvez toutes les infos sur IG @nailproject.paris et @elisekhettat . Sur FB @nailproject.paris

Et pour les pré-commandes de soutien, c’est par ici nailproject

Startupeuse engagée

Ce qui anime de nombreuses start up de la beauté aujourd’hui, c’est l’envie de proposer une alternative moins pétrochimique, plus bio et plus clean à une cosmétique traditionnelle qui ne fait plus trop rêver. C’est bien, mais certaines personnes ont une vision, qui dépasse l’univers cosmétique. Elles veulent s’EN-GA-GER !

Que ce soit pour aider des femmes de l’autre côté de l’Atlantique, pour soutenir la protection animale ou pour donner de la visibilité à des personnes que l’on côtoie tous les jours, tous ces projets me parlent.

Et l’initiative d’Elise Khettat tout particulièrement. Elle a décidé de lancer une ligne de vernis. Une de plus ? Non, non, une autre. Elise l’a voulu green évidemment, mais elle a souhaité s’en servir pour développer un projet parallèle, plus ambitieux qui emporte forcément l’adhésion. Aussi, je ne peux que vous encourager à l’écouter et à participer à son crowdfunding sur Okpal (Ulule). Lien ci-dessous…
Allez, à vos écouteurs, c’est l’heure de Beauty Toaster. Episode retranscrit sur le blog (catégorie/Make up) à l’attention des sourds et malentendants.

Pour participer à cette aventure vraiment unique, suivez Elise est son projet sur les réseaux sociaux. Sur IG @nailproject.paris et @elisekhettat . Et pour les pré-commandes de soutien, c’est par ici nailproject

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Passion ciseaux

Fred, c’est le coiffeur qui fait des vidéos décalées mais qui prend son métier très au sérieux, malgré les apparences…

Il se livre sur ses débuts dans un salon de province, sur son arrivée à Paris. Et raconte comment il s’est très vite retrouvé à l’étroit entre les murs des salons ; comment le blogging lui a ouvert un extraordinaire champ des possibles et pourquoi les vidéos rigolotes qui ont fait sa notoriété, c’est fini pour lui.

Mais, on a aussi parlé de sa toute jeune marque de soins cheveux clean, et du manque de vocation pour ce métier qui cache pourtant bien des ressources. Non, devenir coiffeur n’est pas un pis aller. La preuve par Fred !

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De la beauté et des engagements

Prescription Lab n’est pas une box beauté à laquelle on s’abonne et basta. C’est ce que j’ai découvert en interviewant Sarina Lavagne d’Ortigue sa créatrice.

Entre le site marchand, le webzine Le Prescripteur doublé de son mini mag en version papier s’il vous plaît, (#pressepapierpasencoremorte), Sarina a su développer un véritable éco-système autour de Prescription Lab. Et puis PL, comme elle l’appelle, ce sont non seulement des partenariats de folie avec de belles marques cosmétiques de luxe françaises, mais c’est surtout une ligne de produits fabriqués en France et que l’équipe conçoit dans une logique de plus en plus éco-responsable et durable.

On a donc parlé sourcing, durabilité mais également engagements sociétaux auprès des femmes notamment, car pour Sarina il ne saurait en être autrement !

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Demandez à un spécialiste

Chimiste de formation, Gaël Boutry voulait travailler dans le secteur pharmaceutique et s’est découvert une passion pour les cosmétiques. Après un détour par l’IPSICA, l’école qui forme aux métiers de la parfumerie, des arômes et des soins, il est entré chez Amore Pacific. Il a été tour à tour, formulateur, responsable laboratoire et même directeur d’usine.

Mais, Gaël avait un projet : être son propre patron. Et c’est ce qu’il a fait en créant Global Beauty Consulting, une entreprise spécialisée dans l’accompagnement des entreprises de la beauté, de la start up à la multinationale. Autant vous dire que c’est une pointure, comme on dit !

Indépendant, aussi calé en formulation qu’en réglementation, il était évidemment l’interlocuteur rêvé pour évoquer toutes les questions qui fâchent. Spéciale dédicace à Fabienne, Alexandrine, Virginie, Romain, Maelle et Maryse, qui ont répondu présents à mon appel à questions sur IG. Vous êtes exaucés 🙂

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J’ai testé 3 huiles

Se démaquiller à l’huile, ça ne fait pas rêver dit comme ça. Pourtant, pourtant, à l’heure où tout le monde rêve de formules plus saines, plus pures, l’huile apparaît comme une bonne alternative aux démaquillants classiques.

Depuis quelques mois, j’ai switché pour le démaquillage à l’huile. Pour des raisons pratiques d’abord, parce que l’huile est le meilleur moyen d’éliminer make up, poussières et autres polluants oxydants. Surtout ces derniers qui mettent à mal les cellules. Je ne me maquille pas énormément, mais j’ai toujours mis un point d’honneur à me démaquiller correctement. C’est selon moi le premier geste anti-âge.

D’ailleurs, je me « bats » régulièrement avec ma fille pour qu’elle en fasse de même, mais ma parole ne porte PAS DU TOUT ! Normal, elle a 16 ans (l’anti-âge c’est loin pour elle, certes, mais l’inflammation, pas tant que ça…). Et puis, je suis sa mère et ma qualité de journaliste beauté ne fait pas de moi une experte à ses yeux. Faut pas rêver 🙂

Bref, L’huile est devenue mon nouveau démaquillant. C’est le meilleur moyen de me démaquiller correctement et de ne pas martyriser mon pauvre film hydrolipidique. Eh oui, c’est lui qui me dicte ma conduite, de plus en plus… Le manque de confort, l’impression de peau qui tire. A 20 ans, ce n’est pas gênant, à 50+ c’est le signe d’une peau qui va manque de quelques chose.
Je ne crains pas les rides, elles font partie de la vie. Je crains la peau inconfortable qui se marque par négligence. Manque d’hydratation et de nutrition, Joelle Ciocco en parlait sur Beauty Toaster il y a quelques mois. Mais revenons au sujet qui nous intéresse : le  démaquillage à l’huile.

Bon, j’entends d’ici les « Ouais, mais moi, j’aime pas la sensation », « ça démaquille pas super bien »… Il faut savoir ce que l’on veut. L’huile c’est l’éloge de la lenteur, du massage, du modelage… Si l’on veut un démaquillant rapide, on prend une eau micellaire (vous saurez tout le « bien » que j’en pense dans le post Faut-il encore se démaquiller à l’eau micellaire) ou un démaquillant moussant bourré de sulfates et basta. Perso, j’estime que le démaquillage ne peut pas être bâclé et qu’il faut choisir en connaissance. L’huile est la BFF (best friend Forverver 🙂 ) des peaux sèches et des peaux matures. Il faut que je me fasse une raison, j’appartiens désormais à la seconde catégorie…

huiles démaquillantes, soin, anti-âge

J’en ai testé trois récemment, l’huile démaquillante c’est la formule qui buzze en ce moment.

L’Huile Démaquillante On the Wilde Side :  super marque dont j’ai eu la chance d’interviewer sa créatrice, Anne-Sophie Nardy. Totalement naturelle et bio, cette huile a l’apparence d’un lait très fluide. A base majoritaire d’huile de prune (aux vertus anti-oxydantes), elle contient de l’eau de camomille, des bourgeons de hêtre et de la sève de bouleau, deux extraits végétaux aux qualités régénérantes et même détoxifiantes. Je l’applique sur peau non humidifiée, du coup, en la massant elle devient rapidement plus épaisse. Pour l’éliminer, j’utilise une petite serviette invité humide, pas forcément chaude. Après deux-trois passage, la peau est douce, sans aucun résidu gras. A shopper sur www.onthewildeside.com

L’Huile Démaquillante Filtre Sacré L’Odaïtes. Je vous avais déjà parlé de leur super gommage dans Ma Liste de Rentrée 2018. A base d’huile d’olive (non, elle ne sent pas du tout l’huile d’olive !!!), d’huile de dattier et de vitamine E, elle est plus épaisse que la précédente, mais la masser la réchauffe et la fluidifie. Pour la rincer, je l’émulsifie avec un peu d’eau, je masse et ensuite j’élimine avec ma fameuse serviette invité, mais chaude cette fois, pour une élimination optimale. Elle sera parfaite pour les peaux matures, les peaux déshydratées ou en hiver. A shopper sur www.lodaites.com

La Cleansing oil de Votary. Cette marque a été créée par deux anglaise. Cette huile démaquillante fabriquée au Portugal ne contient que des huiles extraites du tournesol, de l’abricot, des pépins de raisin, de géranium…Très fluide, avec un léger parfum hespéridé, elle s’élimine parfaitement avec la même méthode que précédemment. A retrouver au Bon Marché ou sur www.votary.co.uk

Et le démaquillage des yeux ? @the.mess.eye qui me suit sur IG, m’a posé la question du démaquillage des yeux à l’huile effectivement. Perso, pour moi, c’est non. J’utilise toujours un démaquillant pour les yeux (biphasé tout de même !) car les fards actuels et le mascara en particulier, sont hyper résistants. Donc effectivement, j’ai une étape en plus qui est le démaquillage minutieux des yeux. Mais au moins, je n’ai pas le désagrément de l’huile dans les yeux. Que voulez-vous, j’aime mon petit confort !

Et vous l’huile démaquillante ? Vous avez testé ? Approuvé ou détesté ? 

Pour info : la petite brosse japonaise, l’éponge konjac, le disque exfoliant et la serviette viennent du site www.chut-cosmetiques.com, le site consacré au démaquillage crée par Clémence Guillaussou et son ami Mathieu Pecqueur. J’ai partagé mon bureau avec Clémence pendant quelques mois du temps de Votre Beauté, c’est une fan de beauté et c’est vraiment une super nana ! Je vous encourage à aller visiter son site www.chut-cosmetiques.com

 

 

Passe la crème…

Laure Bouguen a une volonté de fer. Non contente d’avoir repris l’exploitation chanvrière de ses grands-parents en Bretagne, elle a décidé de créer un autre débouché, une marque de soins cosmétiques à base de cannabis sativa. Oui, oui, vous avez bien lu, de cannabis.

Bon, on se détend ! Il n’y a pas de THC (la molécule hors la loi) dans ces produits, donc aucun effet psychotrope à en attendre. L’extrait de cannabis présent dans les cosmétiques est plutôt là pour protéger et déstresser la peau.

Mais au-delà des cosmétiques, Laure veut redonner au cannabis sativa ses lettres de noblesse et surtout lui créer une réglementation claire qui permette aux petits producteurs français de le cultiver dans un cadre légal bien défini pour trouver des débouchés pérennes.  C’est une industrie florissante qui se profile, comme vous allez l’entendre. Il faudrait juste que quelques politiques prennent le sujet au sérieux…

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3 questions à la FEBEA

Vous ne le savez peut-être pas, mais la plupart des entreprises françaises de cosmétiques sont regroupées dans la FEBEA, la Fédération des Entreprises de la Beauté.

En tant que journaliste, je suis régulièrement invitée à des talks à la FEBEA où on nous informe sur un certain nombre de sujets : réglementation, ingrédients, études… C’est super intéressant et ça aide lorsqu’on essaie de démêler le vrai du faux dans les polémiques qui font régulièrement irruption. Dommage que ce ne soit pas ouvert au public, car avec l’avènement des applis, on n’a jamais été aussi « paumés » !

Les positions officielles de la FEBEA sont là pour protéger l’industrie, certes, mais également pour informer les consommateurs. Anne Dux est la Directrice des Affaires Scientifiques et Réglementaires à la FEBEA. Cela faisait un moment que j’avais envie de l’interviewer sur quelques sujets polémiques qui bouleversent le secteur. certaines craintes à l’égard des cosmétiques sont-elles toujours justifiées ? Les produits qui se revendiquent « sans » sont-ils vraiment plus sûrs ? Etc. Au cours de cet entretien, Anne Dux exprime la position du secteur sur quelques questionnements majeurs.

Au milieu de la cacophonie ambiante, il faut bien plusieurs sons de cloche pour pouvoir prendre du recul et se faire une opinion sans forcément suivre le dernier qui a parlé… un peu plus fort que les autres. J’espère que vous trouverez quelques réponses à certaines de vos questions.

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