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Doctorante en chimie et coiffeuse

Aude Djampou-Livoreil a passé 17 ans dans une grosse entreprise de cosmétiques française. Spécialisée dans la formulation de soins pour les cheveux, elle avait une idée bien précise de ce qu’elle voulait faire lorsqu’elle a ouvert Ana’e, son salon de coiffure en octobre 2015.
Un salon ouvert à toutes les natures de cheveux comme elle le précise et en particulier aux cheveux frisés crépus pour lesquels l’offre de service est loin d’être pléthorique. Face à ce manque criant, elle a également fait de ce lieu unique à Paris un centre de formation qui permet, à des coiffeurs désireux d’apprendre, de se se former à toutes les textures de cheveux.

Vous pensez qu’on va simplement parler shampooing ? Bah non, ce n’est pas si simple. Au-delà d’un manque de considération pour un certain type de cheveux, on est face à un problème à la dimension sociétale insoupçonnée. Il faut écouter Aude Djampou-Livorreil en parler pour en prendre la mesure. Allez, à vos écouteurs, c’est l’heure de Beauty Toaster.

Le studio Ana’e, j’en avais parlé dans ce post du 19 mai 2015, Le salon de tous les cheveux

L’adresse : Studio Ana’e, 11 bis rue des Carmes, 75005 PARIS. Tél. 01 42 02 99 54. www.studioanae.com

Suivez @studioanae sur IG et sur Facebook Studio Ana’e

Voici le lien vers la vidéo réalisée par Fraîches dont parle Aude Djampou Livoreil au cours de l’interview (19:53).

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Défilé Vanessa Seward

« Eh, cheveux! » C’est ainsi que ma fille s’est faite interpeler un jour dans le parc à côté de chez nous, par un garçon de son collège. Petit crétin ! Il avait oublié son prénom, en revanche, il avait inconsciemment perçu ce qui faisait qu’on pouvait la repérer entre mille. Ses cheveux châtains, sublime cascade de boucles sans fin (oui je reconnais que je ne suis pas très objective, mais c’est pourtant vrai, allez voir mon Instagram 😉 ). Mais, on a de l’humour dans la famille et ça nous a bien fait rire ce « Eh, cheveux ! »

Blague à part, c’est bien grâce à ma fille si j’ai retrouvé le chemin de ma vraie nature de cheveux. Depuis toute petite, elle a toujours voulu les raidir (et bam ! Le brushing d’une heure et demi le mercredi soir en rentrant du taf !). Elle me demandait quand elle pourrait se faire faire un lissage qui la débarrasserait définitivement (croyait-elle) de cette toison vraiment trop envahissante.

Pour moi, pas question de « défriser » les cheveux de ma fille. Soude, ammoniaque, le meilleur moyen de bousiller son jeune cuir chevelu à vie et sa santé avec. Quand je pense que certains produits de ce type sont en vente libre (en grande surface notamment, si, si !) à destination des mamans qui souhaitent faire subir ça à leur(s) fille(s). Au secours ! Pour moi, c’était hors de question.

Mère et fille

Accepter ses cheveux ou pas, être visible ou pas…

Et puis ma fille a grandi (oui, c’est elle à gauche…j’ai l’autorisation 😉 ). Et moi (c’est moi à droite, une première et une dernière…) aussi j’ai grandi avec elle. C’est fou comme on apprend au contact de ses enfants. Comment pouvais-je continuer à lui dire : « mais tes cheveux sont tops ! », quand de mon côté je ne sortais jamais sans un brush impeccable ? ÇA N’AVAIT PAS DE SENS ! Tôt au tard, elle m’aurait balancé cette contradiction à la figure et n’aurait pas eu tort.

Alors j’ai tout arrêté il y a deux ans pile. Ça tombait bien, j’avais de moins en moins envie de chimie et je voulais voir à quoi ressemblaient mes cheveux après toutes ces années à les raidir. Pourtant, les lisser me facilitait la vie, c’était aussi sans doute une façon de me conformer, de tirer un trait sur un passé pas fun aussi…

Y’a plein de raisons et de croyances qui poussent à contrarier la nature de ses cheveux. Changer leur couleur pour être « plus sexy ». Changer de coupe pour montrer qu’on a le bon « flow » comme dirait ma fille. Les lisser un max parce qu’au boulot, ça fait plus crédible, plus sérieux, plus clean… J’en passe et pas des meilleures !

crème Karina

Comme je l’ai déjà dit, le cheveu frisé, c’est du taff. Trouver les bons produits, empêcher les longueurs de se dessécher, donner une belle définition à ses boucles… Sérieusement, c’est parce que l’industrie capillaire s’est bougée ces 5 dernières années qu’on peut aujourd’hui vivre avec ses boucles. Certains labos ont pris la peine d’étudier ces cheveux si particuliers et ont compris qu’on ne pouvait pas les traiter comme les raides. N’empêche que c’était pas si évident. Quand j’avais l’âge de ma fille, 15 ans (y’a très, très longtemps 😉 ), il n’y avait rien, mais quand je dis rien, c’est vraiment rien. Ou alors il fallait aller dans Paris, à Château d’Eau, le quartier africain pour trouver des produits aux formules pas toujours très transparentes… Après, il a fallu passer par de sales périodes : genre les soins ultra siliconnés censés discipliner la frisure et dont le résultat était un cheveu encore plus secs et incontrôlable. Oui, on revient de loin.

Cette période est derrière nous et c’est tant mieux ! Mais comme toujours, rien ne vaut le testing, le vrai, pour savoir ce qui convient ou pas à sa nature. Clairement, il y a encore un gap entre les produits pour cheveux bouclés-frisés de type européen et les crépus d’origine africaine. Car non, un soin formulé pour les premiers ne convient pas systématiquement aux seconds. Sans parler du métissage qui complique encore le choix. Ce qui fonctionne chez ma fille, ne fonctionne pas toujours sur mes tifs dont le métissage remonte à plusieurs générations.

Une chose est sûre. Moins les produits contiennent de S (sulfates et silicones entre autres) mieux mes cheveux se portent. Comme ils ne sont ni vraiment crépus, ni franchement bouclés, et qu’ils sont souples, je dois adapter l’utilisation des produits. J’utilise certaines formules (qui peuvent beaucoup graisser et « salir » le cheveu) avec parcimonie ou alors de façon différente. Le fameux reverse shampoo dont je voulais parlais dans ce post sur le démêlage LIEN et dont je suis toujours très fan.

L’astuce pour avoir des boucles toniques et bien définies : je démêle toujours au conditionner et surtout j’évite de frotter les longueurs pour les sécher. Depuis des années, j’utilise une serviette et un turban Aquis (en vente depuis peu chez Sephora d’ailleurs). Cette matière permet de sécher les cheveux en un temps record, sans les agresser.

Et le soir, je mets un foulard en soie, comme me l’avait conseillé Aude Djampou pour éviter que le démêlage suivant ne vire à la torture.

Je vous en ai déjà parlé dans de précédents posts, mais voici une sélection que j’aime particulièrement pour les cheveux frisés/bouclés/crépus.

Pour les cheveux crépus… la ligne Furterer Karinga qui démêle et nourrit super bien.

Pour les cheveux bouclés… mais ça marche aussi sur les plus frisés : la ligne Curl Fabio Salsa. J’aime aussi la ligne Monique by David Lucas, qui apporte de la matière et fonctionne sur toutes les fissures. Toute nouvelle, la nouvelle ligne Twisted Sebastian Professional. J’ai testé sur mes cheveux, mais le conditionner n’est ni assez nourrissant ni assez démêlant, donc c’est vraiment une ligne pour les cheveux juste bouclés qui cherchent un peu de ressort, pas plus.

Si vous avez vous aussi des astuces ou des produits tops pour votre frisure, faites-nous partager 😉